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samedi 6 mars 2010
Vous faites quoi le dernier weekend de mai ?
A Sunny Day In Glasgow Apse Atlas Sound Beach House Beak Ben Frost Best Coast Bigott Bis Biscuit Black Lips Black Math Horseman Boy 8-Bit Broken Social Scene Built To Spill Camaron, La Leyenda Del Tiempo Circulatory System CocoRosie Cohete Cold Cave Condo Fucks Crocodiles Delorean Diplo Dr. Dog Dum Dum Girls Emilio José Endless Boogie Fake Blood Florence + The Machine Fuck Buttons Ganglians Gary Numan Grizzly Bear Half Foot Outside HEALTH Here We Go Magic Hope Sandoval & The Warm Inventions Japandroids Jeffrey Lewis & The Junkyard Joker featuring Nomad Junip Lee "Scratch" Perry Les Savy Fav Lidia Damunt Low performing "The Great Destroyer" Major Lazer Marc Almond Matt & Kim McEnroe Mission Of Burma Moderat Monotonix Mujeres Nana Grizol No Age Nueva Vulcano ODDSAC Orbital Owen Pallett (Final Fantasy) Panda Bear Pavement Pet Shop Boys Pixies Polvo Real Estate Roddy Frame Scout Niblett Seefeel Shellac Sian Alice Group Sic Alps Sleigh Bells Spoon Standstill Sunny Day Real Estate Superchunk Surfer Blood The Almighty Defenders The Antlers The Big Pink The Bloody Beetroots Death Crew 77 The Books The Bundles The Charlatans performing "Some Friendly" The Clean The Drums The Fall The Field The King Khan & BBQ Show The New Pornographers The Psychic Paramount The Slits The Smith Westerns The Wave Pictures The XX Thee Oh Sees Thelematicos Titus Andronicus Tortoise Ui Wilco Wild Beasts Wild Honey Wire Yeasayer
lundi 14 décembre 2009
Port O'Brien + Cass McCombs @ Primavera Club 2009
Primavera Club Festival 2009, cinquième et dernière journée.Après une petite pause lors de la quatrième journée pour cause de "autre chose à faire", j'étais de retour à l'Apolo pour ce cinquième et dernier jour du festival Primavera Club 2009. Comme le premier jour, seulement 3 concerts avaient lieu et bien que je ne connaissais aucun des groupes qui jouaient, j'avais bon espoir de passer une bonne soirée après m'être renseigné sur les artistes à l'affiche.
La soirée débuta avec Port O'Brien qui, comme la majorité des groupes de ce festival, nous venaient des Etats-Unis. Aux commandes: Van Pierszalowski, compositeur, chanteur, guitariste, leader du groupe, et avec une tête qui fait penser à un mélange de Kurt Cobain et d'Owen Wilson. Il est entouré de trois barbus (comme à peu près 75% des membres d'un groupe indie nord-américain) et joue du folk-rock sympathique mais pas vraiment original non plus. Après un départ un peu poussif, le concert a peu à peu gagné en intensité pour finir dans une excitation générale au sein du public. Le groupe possède en effet quelques chansons dynamiques qu'on a pas de mal à reprendre en cœur tandis que Van a de son côté un certain talent pour nous faire participer à la fête (on a tous fini en criant le plus fort possible "Oh oh oh oh oh oh oh"). Je retiendrai donc un groupe intéressant à voir en concert.
Port O'Brien - I Woke Up Today [mp3]
La suite allait s'avérer bien plus calme avec Cass McCombs qui, d'entrée, demanda à baisser la luminosité pour une plus grande intimité et une atmosphère plus obscure. Alors que Van Pierszalowski était accompagné de trois barbus, Cass avait de son côté autour de lui deux jolies blondes et un batteur bien rasé. Auteur de 5 albums depuis 2002 (dont Catacombs, le dernier, sorti en juin dernier avec un joli 8,2 sur Pitchfork), le songwriter Californien fait dans les balades folk tout en proposant par moments quelques titres plus rock. Autant dire qu'il avait de bons arguments pour me séduire et ce fut bel et bien le cas : le concert se révéla très agréable, me donnant vraiment l'envie maintenant de voir ce que ses chansons peuvent donner en écoutant ses albums.Cass McCombs - You Saved My Life [mp3]
Le dernier groupe commençant tard, m'étant inconnu et étant espagnol, cela faisait trop de raisons pour ne pas rester plus longtemps.
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Vince
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samedi 12 décembre 2009
Little Joy @ Primavera Club 2009
Primavera Club Festival 2009, troisième journée.Christmas party oblige, mon programme de la troisième journée du Primavera Club sera très limité. Mais je ne pouvais pas me priver de voir Little Joy. Ca tombe bien, ils passent en début de soirée !
Formé par Fabrizio Moretti des Strokes et Rodrigo Amarante de Los Hermanos, Little Joy est un side-project américano-brésilien créé il y a deux ans et qui a accouché d'un très agréable premier album en fin d'année dernière. Fab et Rodrigo se sont rencontrés lors d'un festival à Lisbonne en 2007 où leurs groupes respectifs étaient à l'affiche. Ils ont en commun d'être tous les deux Brésiliens puisque même si Fab Moretti a aujoud'hui la nationalité américaine, il est né à Rio de Janeiro et n'a bougé à New-York qu'à 4 ans. Le projet rassemble aussi Binki Shapiro, la petite copine de Moretti (il était avec Drew Barrymore avant et il n'y a pas perdu au change), ainsi que trois autres musiciens. Alors que Moretti est le batteur des Strokes, il prend la place de bassiste pour Little Joy.
Le concert a démarré avec un solo de Rodrigo sur "Evaporar". Une petite introduction calme suivie de "Next Time Around", où tout le groupe a rejoint le chanteur sur scène. Dès le début, on comprend que l'ambiance est cool et qu'on va passer un bon moment. Tous les musiciens ont le sourire aux lèvres, décontractés et insouciants, charmants et communicatifs. C'est ambiance Braaaaaaazil !
Avec un album qui dure seulement 30 minutes, Little Joy a réussi à rester une heure sur scène (certains groupes devraient prendre exemple...), nous offrant au passage deux nouveaux titres inédits vraiment très bons. Ils ont terminés sur l'excellente "Brand New Start", accompagnés par Devendra Banhart et deux de ses musiciens. On aurait aimé que ça dure plus longtemps tellement ce concert a été bon.
Little Joy - Brand New Start [mp3]
Les deux titres inédits en vidéo:
Little Joy - Procissao [youtube]
Little Joy - I Agree With Your Face [youtube]
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Vince
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12:40
vendredi 11 décembre 2009
Beach House + Kurt Vile & The Violators + The Soundtrack of Our Lives @ Primavera Club 2009
Primavera Club Festival 2009, deuxième journée.La deuxième journée débute avec l'un des groupes que j'attendais le plus lors de ce festival : Beach House. C'est l'an dernier que je les ai découvert avec un très bon deuxième album (Devotion) contenant de bien jolies chansons pop aux mélodies délicates portées par la si belle voix de Victoria Legrand (qui, pour info, a des origines françaises).
Il ne fallait pas arriver en retard pour rentrer dans la petite salle du Sidecar où le duo (ils sont cependant accompagnés d'un batteur en concert) prenait le relai du groupe Furguson. Sur le point de sortir un troisième album (prévu pour janvier prochain), Beach House nous ont principalement fait découvrir leurs nouvelles chansons et il y a de quoi être optimiste. Si l'on omet les problèmes de son récurrents qui ont fini par agacer le groupe, le concert a tenu ses promesses avec notamment une première partie excellente comparée à une deuxième un peu décevante. Alex Scally nous a offert d'exquises mélodies avec sa guitare tandis que Victoria, au clavier et au chant, nous a sublimé avec sa voix.
Beach House - Norway [mp3]
Le prochain concert ne commençant que 45 minutes après la fin de Beach House, je décide d'aller faire un petit tour de l'autre côté de la Plaza Reial, au Jamboree, qui accueille également quelques concerts du festival. Le groupe new-yorkais Zs s'y produisait. Je n'ai pu tenir plus de 10 minutes (et on en était toujours à la première chanson). Très expérimental, beaucoup trop en fait, limite insupportable.De retour au Sidecar, j'assiste au concert de Kurt Vile & The Violators, eux aussi américains. Je ne m'étendrai pas sur ce concert puisque je me suis assez ennuyé. J'ai quand même réussi à rester je ne sais comment jusqu'à la fin. Dommage car on me l'avait conseillé...
Kurt Vile - Hunchback [mp3]
Passant à côté de l'Apolo sur le chemin pour rentrer chez moi, je décide d'y faire un rapide tour histoire de voir à quoi ressemble un groupe au nom étrange de The Soundtrack of Our Lives. Sur la scène, je vois alors un vieux barbu aux cheveux longs, avec un énorme bide et habillé d'une robe noire. On aurait dit le curé du coin. C'était Ebbot Lungberg, le leader et chanteur du groupe suédois. A sa droite, un autre spécimen intéressant : Mattias Bärjed, qui, avec son pantalon jaune pattes d'ef et sa petite moustache, nous a sorti la panoplie de toutes ses compétences de guitariste. On aurait dit un concours de air-guitar, mais avec une guitare... Si on oublie le côté ringard du groupe, le concert était en lui-même assez énergique et distrayant.The Soundtrack of Our Lives - Flipside [mp3]
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Vince
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18:27
jeudi 10 décembre 2009
The Black Heart Procession + HEALTH @ Primavera Club 2009
Primavera Club Festival 2009, première journée.La première soirée du festival est une petite introduction aux nombreux concerts qui auront lieu les jours d'après. Seulement trois concerts, tous à l'Apolo : The Pastels, The Black Heart Procession et HEALTH. Soit trois inconnus en ce qui me concerne. Petit tour sur Last.fm pour avoir une idée plus claire : Tinderstick, Arab Strap et Blonde Redhead parmi les groupes similaires pour The Black Heart Procession. Fuck Buttons, Wavves et Liars pour HEALTH. Hmm, pourquoi pas après tout. Après une longue journée de boulot, j'avais un peu la flemme de me sortir puis finalement, l'Apolo étant à pas plus de 200m de chez moi, je me suis quand même dit que ce serait dommage de ne pas aller y faire un tour. C'est un peu comme aller chez le voisin pour regarder la télé.
Je zappe The Pastels et j'arrive pour le début de The Black Heart Procession. Originaire de San Diego, le groupe a été formé à la fin des années 90 et a déjà 6 albums à son actif (dont le dernier sorti récemment qui se nomme... Six). Cinq musiciens, beaucoup d'instruments (dont un clavier omniprésent, un violon et plein de percussions bizarres), et un rock américain dense et lugubre. Avec tous ces instruments, on pourrait s'attendre à quelque chose de spécial mais le groupe garde tout de même un son assez traditionnel voire banal. Leur performance, ponctuée de quelques balades rock sympathiques, n'avait rien d'affreux mais ne m'a pas emballé pour autant. En même temps, comme je dis souvent, il est vraiment difficile de se faire une opinion sur un groupe que l'on entend pour la première fois.
The Black Heart Procession - Forget My Heart [mp3]
C'est ensuite le groupe HEALTH qui était chargé de terminer la soirée. Ils ont beau être des voisins de The Black Heart Procession (ils viennent de Los Angeles), le contraste est pourtant grand. Jean slim, t-shirt fluo, pas de doute, on a à faire à des jeunes sympas. Et dès les premières secondes de musique, on comprend qu'on va avoir droit à un concert pas comme les autres. Une batterie surpuissante, 55 pédales devant chaque guitare et plein de petits boutons pour faire joujou, ca donne une musique très expérimentale, mélange de noise rock et d'electro. Il faut vraiment chercher pour trouver un brin de mélodie dans ce bordel musical. Ca a en effet quelques similarités avec Fuck Buttons. Si j'écoutais l'album, je ne pense pas que je pourrais tenir plus de 3 chansons mais en concert, je dois avouer que j'ai apprécié leur prestation très énergique et originale (notamment la façon de danser du gars au milieu !). Cependant, les 35 minutes de concert on suffit.Health - Nice Girls [mp3]
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Vince
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mercredi 9 décembre 2009
Primavera Club Festival 2009

Chaque année, en mai, à Barcelone, a lieu le Primavera Sound Festival qui s'est déjà fait un nom et qui est aujourd'hui une référence parmi les festivals européens (review de l'édition2009 par ici). Sa programmation y est toujours très "indie" et pointue. Et chaque année, en décembre, c'est son petit frangin qui a lieu : le Primavera Club Festival. Alors qu'en mai, le festival est concentré pendant 3 jours sur le même lieu immense (au Forum), le Primavera Club se déroule lui pendant 5 jours dans plusieurs salles de concerts aux quatre coins de Barcelone (Apolo, La[2], Monestario, Bikini, Sidecar et Jamboree), mais aussi à Madrid dans le même temps. Une chose ne change pas cependant : le caractère très "indie" de sa programmation. Non, ce n'est pas ici que vous allez voir The Killers ou Kaiser Chiefs. A vrai dire, je connais à peine 10% de la programmation 2009.
Après avoir eu un petit aperçu l'an dernier avec une excellente soirée (The Dodos, Isobel Campbell & Mark Lanegan, Giant Sand), j'ai cette fois acheté le pack complet qui donne accès aux 5 jours. Je me suis un peu décidé au dernier moment mais je pense que je ne serai pas déçu. Alors que cet abonnement coûte normalement 50€, j'ai payé 125€ pour le Primavera Club 2009 ET le Primavera Sound 2010. Pour info, l'abonnement pour le Primavera Sound coûte en ce moment 99€ et coûtera plus tard 150€... Plutôt une bonne affaire donc !
Voici la line-up du Primavera Club 2009 :
Devendra Banhart, Ted Leo and The Pharmacists, David Holmes, Beach House, The Black Heart Procession, Marissa Nadler, School of Seven Bells, The Soundtrack of Our Lives, A Place to Bury Strangers, Deer Tick, HEALTH, The Pastels, Port O'Brien, Scout Niblett, Cymbals Eat Guitars, Little Joy, Woods, Sr. Chinarro, Neon Indian, Cass McCombs, The Ladybug Transistor, Wave Machines, Standstill, Tara Jane O'Neil, Pājaro Sunrise, Jeffrey Lewis & The Junkyard, Tarantula, Retribution Gospel Choir, Zs, Kid Congo & The Pink Monkey Birds, So Cow, Kurt Vile & the Violators, Cohete, ZA, DJ Pone, La Jr, Mujeres, Graham, Chiquita y chatarra, Atención Tsunami, Dj CoCo, me and the bees, Caballo Tripode, Fred i Son, Furguson, DJ Need, Smoking Bambino
Si vous voulez avoir un petit aperçu en écoutant quelques titres en MP3, je vous conseille d'aller faire un tour par là.
Compte-rendus:
09/12/2009 : The Black Heart Procession + HEALTH
10/12/2009 : Beach House + Kurt Vile & The Violators + The Soundtrack of Our Lives
11/12/2009 : Little Joy
12/12/2009 : zappé
13/12/2009 : Port O'Brien + Cass McCombs
mardi 3 novembre 2009
R.E.M. - This Is Not a Show
Seulement deux ans après leur premier album live R.E.M. Live, R.E.M. nous remettent ça avec un nouveau disque sorti le 27 octobre dernier : Live at The Olympia. Auraient-ils compris que sortir un album live est un bon moyen de se faire des thunes sans rien foutre ?R.E.M. Live avait été enregistré à Dublin lors de leur tournée mondiale suite à la sortie de l'album Around The Sun et il faut croire qu'ils aiment bien la capitale Irlandaise puisque Live at The Olympia a non pas été enregistré à Paris mais bel et bien une nouvelle fois à Dublin.
En 2007, R.E.M. avaient en effet choisi cette ville comme résidence pendant 5 soirées de suite pour une expérience assez insolite : "tester" en live les chansons qui composeraient leur album sorti quelques mois plus tard, Accelerate. Live at The Olympia contient pas moins de 39 chansons sur 2 CDs tirées en grande partie du dernier album ainsi que des albums de leurs débuts. Bizarrement, on ne retrouve aucune chanson de leur deux albums les plus connus : Automatic For The People et Out Of Time.
Je n'ai pas écouté l'album donc je ne pourrai pas vous en dire grand chose. Cependant, il est a signaler que les 2 CDs sont accompagnés d'un DVD qui est l'objet de mon article : This Is Not a Show. Après avoir travaillé avec eux sur Ninetynights et sur le clip de "Supernatural Superserious", R.E.M. a de nouveau fait confiance au duo Vincent Moon / Jeremiah pour réaliser cette vidéo.
Depuis quelques années, Vincent Moon s'est fait un nom dans le milieu indie avec les fameux "Concerts à emporter" puis avec quelques collaborations prestigieuses (The National, Beirut, Arcade Fire, etc...). Bref, le gars a enchaîné et sa liste de groupes avec lesquels il a travaillé a de quoi rendre jaloux. Pour R.E.M., il n'a rien eu à faire puisque c'est Micheal Stipe "himself", séduit par son travail, qui l'a appelé pour collaborer.
En ce moment à Barcelone a lieu le In-Edit, un festival international de cinéma documentaire et musical. Vendredi, pour l'ouverture, This Is Not a Show était à l'affiche avec la présence de l'équipe du film. I was there.
Durant 56 minutes, Vincent Moon et Jeremiah nous plongent dans l'univers de ces 5 nuits à Dublin avec un style singulier, inhabituel et curieux à la fois. Des images uniquement en noir et blanc avec un contraste très fort, une instabilité permanente et des prises de vues surprenantes qui ne laissent apparaître qu'une partie de l'information. Le genre a de quoi perturber et pourrait déplaire à certains. Pour ma part, en tant que fan de R.E.M., j'ai trouvé le résultat plutôt bon et saisissant, le meilleur moment restant certainement sur la sublime chanson "Drive". Je recommande chaudement ! Le documentaire a été suivi d'une série de questions/réponses avec les réalisateurs qui nous ont vite fait comprendre qu'ils étaient surtout ici à Barcelone pour aller manger des tapas et boire de la sangria...
R.E.M. This Is Not a Show Trailer
Par
Vince
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samedi 5 septembre 2009
Sziget Festival @ Budapest
>> Lily Allen, White Lies, Snow Patrol, Ska-P, Nouvelle Vague...
Juste une coïncidence. Les billets d'avion étaient déjà réservé depuis un petit moment, le plan était un petit trip (deux semaines, on fait ce qu'on peut quand on travaille avec 5 semaines de vacances par an...) en Europe de l'Est. Départ de Vienne, retour de Sofia. Entre les deux : improvisation.
Et voilà que quelques semaines avant de partir, je m'aperçois que l'on sera à Budapest pendant le fameux Sziget festival. Ça tombe bien ! On allait pas non plus sacrifier une semaine de vacances mais l'opportunité d'y aller juste pour un jour était suffisamment excitante.
Très populaire chez les Français, le Sziget s'est rapidement fait un nom pour devenir aujourd'hui l'un des plus grands festivals européen, avec une programmation musicale très hétéroclite pour plaire à tout le monde. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas ici cependant que vous aurez beaucoup de chance de croiser le dernier groupe indie-folk américain qui s'est vu publié 4 ou 5 bons articles sur quelques blogs.
Alors que R.E.M. ou Radiohead avaient squatté les lieux ces deux dernières années, les têtes d'affiche n'étaient pas vraiment à la hauteur cette année. Elles avaient pour nom Placebo, The Prodigy ou encore Faith No More...
Notre premier concert de la journée sera Nouvelle Vague. Parfois je me demande si tout le monde connaît bien le principe du projet de Marc Collin et Olivier Libaux : reprendre des classiques de la new wave en version bossa nova et les faire chanter par de jolies filles avec un joli sourire. En fait, je suis persuadé que les 3/4 du public n'en savaient rien et se sont exclamés "tiens, ils jouent une reprise !" quand ils ont entendu les notes de Just Can't Get Enough. Au final, la performance était plutôt bonne, bien plus excitée et rock qu'en CD, avec deux filles (une surtout) qui savaient comment attirer l'attention de l'audience...
La perspective du concert de Ska-P ensuite nous permettait d'aller faire un petit tour de l'île et voir ce qu'il se passait ailleurs. Bien qu'il y ait beaucoup de monde, le site est tellement immense qu'on ne se sent jamais vraiment bousculé. L'environnement est vraiment parfait pour un festival. Il y a de petites scènes un peu partout, des animations en tous genres, pleins de bars, de restaurants (et plein de chaises, ce qui est assez rare pour le signaler dans un festival !), de la bouffe du monde entier, et tout cela dans une ambiance vraiment cool avec des jeunes de toute l'Europe venus pour faire la fête. Bref, c'est le paradis du jeune sympa.
Après être passé sur quelques petites scènes dont la programmation m'était absolument inconnue, on revenait sur la scène principale (pas si immense que ça) pour la fin du concert des espagnols de Ska-P qui avaient installé une ambiance festive et pogonienne. Quel est le prochain groupe ? Snow Patrol. Ah donc on peut aller refaire un petit tour et visiter les coins de l'île qu'on ne connaît pas encore, profiter des petits bars sympas et des jeux à la con en métal.
Retour pour la fin de Snow Patrol qui finiront avec quelques unes de leurs bonnes chansons (oui, ils en ont quand même quelques bonnes si on enlève leur affreux dernier album) puis vient le dilemme de la soirée : Calexico ou Lily Allen ? J'adore Calexico, je les ai vu déjà deux fois en concert dont une fois il y a quelques mois. J'aime bien Lily Allen, je l'ai déjà vu à Glastonbury il y a deux ans et son dernier album est franchement bon. Ma copine ne connaît Calexico que de nom, ce qui n'est pas le cas de Lily Allen. Le choix est fait.
Pas de déception, Lily a rendu une copie assez bonne, n'oubliant pas de prendre le micro pour raconter quelques conneries dont le fameux "vous êtes le meilleur public que j'ai jamais vu", ce qui ne l'empêchera pas cependant de nous abandonner bien avant l'heure finale prévue de son concert. Oui, Lily Allen est une petite conne mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime bien !
Pas si grave que ça au final car ça nous laisse le temps d'aller bouffer et de ne pas rater une minute des White Lies dans une tente ultra-remplie (plus de concerts sur la scène principale oblige...). J'avais commencé à écouter leur album quelques semaines avant le festival et je n'ai pas été déçu. Ces gars là ont de très bons titres et ont livré une très bonne prestation. Ça faisait quelques temps qu'on avait pas vu un bon groupe de rock British comme celui là.
Que faire à 1h du mat après le concert des White Lies quand on a pas de tente pour dormir (nulle part pour dormir en fait) et un train pour la Roumanie à 7h du mat ? La réponse est : danser et faire les cons en faisant le tour des fêtes aux quatre coins de l'île.
Conclusion : ça donne envie de revenir plus d'un jour.
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Vince
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dimanche 26 juillet 2009
Manu Chao @ Festival Cruïlla de Cultures
>> Manu Chao @ Festival Cruïlla de Cultures, Mataró, Catalogne, Espagne, 4 juillet 2009Six ans après un mémorable concert sur le Larzac au beau milieu de dizaines de milliers de personnes (200 000 paraît-il), je retrouvais notre bon vieux Manu Chao en concert dans un festival d'une toute autre dimension, Cruïlla de Cultures, à Mataró, au nord de Barcelone.
Six ans de plus, deux nouveaux albums et des tournées aux quatre coins du monde pour le musicien Français probablement le plus connu dans le monde (ou peut-être bien que c'est en fait Richard Clayderman). On le sait tous et il faut bien l'avouer : Manu Chao, ce sont les 5 mêmes samples et les 4 mêmes bouts de paroles dans tous ses albums mais on l'aime tous quand même. Sa musique sent le soleil, la joie de vivre et la bonne humeur et en concert, c'est tout de même quelque chose.
J'ai rarement vu quelqu'un se donner autant en live. Il a beau avoir 48 ans, Manu Chao a une condition incroyable au point que je me sentais plus fatigué qu'il en avait l'air après presque 3 heures de concert. Il arrive à transmettre comme personne son énergie au public et arrive à installer une ambiance festive à laquelle il semble impossible de résister. La recette est la même pour chaque chanson, et pourtant, on se fait avoir à chaque fois : un départ normal, presque comme sur le CD puis après quelques minutes, une accélération de la batterie et une excitation générale !
Oui, vive Manu Chao !
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Vince
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samedi 18 juillet 2009
Festival Skabazac 2009 @ Rodez
>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 juin 2009>> Patrice, Ghinzu, La Rue Kétanou, Juliette Lewis, Birdy Nam Nam, Fischerspooner, Second Sex, The Inspector Cluzo...
De retour dans mon Aveyron natal pour un weekend, je tombais juste par une belle coïncidence pour le festival Skabazac. J'y avais goûté l'an dernier pour la première fois et il m'était naturel d'y revenir de nouveau, mais seulement pour un jour cette fois. Aujourd'hui solidement installé parmi les principaux festivals musicaux du sud ouest de la France, Skabazac offrait une nouvelle fois cette année une affiche pour tous les goûts. Il y avait bien sûr comme d'hab ces groupes qui squattent les festivals français d'année en année (Babylon Circus, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou, etc...), et autour de cela on retrouvait un peu de rock et d'électro.
Après avoir zappé le vendredi et avoir échappé à Grand Corps Malade (ouf !), nous sommes arrivés en fin d'après midi pour commencer tranquille en buvant une petite bière assis sur la pelouse tout en jettant un coup d'œil à Patrice, l'Allemand qui fait du reggae.
Après un bon petit aligot et une tartiflette, c'était ensuite au tour de Ghinzu de prendre place sur la grande scène. Certainement le groupe que j'attendais le plus de voir. Sortis de l'anonymat en 2004 avec leur album "Blow" et leur mémorable single Do You Read Me, les Belges ont livré une prestation solide et énergique, tout en nous présentant de nombreuses chansons de leur nouvel album sorti récemment.
Pas grand chose à se mettre sous la dent après Ghinzu donc, par défaut, nous sommes restés sur la grande scène pour découvrir le funk-rock des Bordelais de The Inspector Cluzo, mais surtout leur étrange humour... Il fallait ensuite fuire les Californiens de Suicidal Tendencies alors nous nous sommes réfugiés sur la deuxième scène pour aller voir Fischerspooner. Et ce fut une belle surprise car même si leur musique n'est pas vraiment mon truc, leur jeu de scène et toutes les danses qui vont avec valent le détour.Notre soirée se terminait ensuite avec La Rue Kétanou qu'il est toujours assez sympathique de voir lors d'un festival. Et au final, on a malheureusement raté Birdy Nam Nam, un collectif de DJs français que je ne connaissais pas mais dont on m'a dit beaucoup de bien après coup.
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Vince
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mercredi 15 juillet 2009
Primavera Sound Festival @ Barcelona
>> Neil Young, Sonic Youth, Herman Düne, The Jayhawks, Deerhunter, Liars, Shearwater, Alela Diane...
Que s'est-il passé au niveau "musique live" durant mes longs mois d'absence sur la blogosphère ? Beh pas grand chose en fait. Il faut bien l'admettre, la culture Espagnole ne laisse que peu de place à la musique indie et même une ville comme Barcelone n'offre qu'assez peu de bons concerts. En fait, quand on voit la musique Espagnole, on se dit qu'on est finalement plutôt gâté en France.
Oui mais Barcelone accueille tout de même chaque année un festival à faire pâlir de nombreuses personnes : le Primavera Sound. Sa programmation pointue regroupe la crème de la crème de l'indie de toutes les décennies. Il en résulte un public connaisseur tandis que tous les autres se demandent bien ce que sont que tous ces noms de groupes quand ils voient les affiches dans la rue. Au passage, on notera qu'une nouvelle fois quand il s'agit de bons festivals, All Tomorrow Parties a quelque chose à voir là dedans...
Et tout ça a un prix. Un prix bien trop excessif : 150€. Trois jours de festival pour ce prix là, c'est une honte, c'est du foutage de gueule. Chaque année, on voit le prix des festivals augmenter et ça devient vraiment n'importe quoi et inaccessible. Du coup, je me suis résigné à n'y aller qu'un seul jour, le samedi. 70€ la journée tout de même... mais je ne le regrette pas.
Comme l'an dernier pour le Summercase (un autre gros festival Barcelonais qui n'a pas lieu cette année), le Primavera Sound se déroulait au Forum, dans Barcelone, au bord de la mer. Même si le site semble parfait pour un festival, on ne ressent cependant pas l'atmosphère d'un vrai festival (dans des champs, avec des tentes et des chiottes toutes crades qui nous obligent à nous retenir pendant plusieurs jours...).
Après ça, le programme était assez libre : passage éclair par Liars pour me confirmer qu'ils sont définitivement trop expérimentaux pour moi, Herman Düne avec une prestation très sympa pour mettre de bonne humeur, et The Jayhawks, "vieux" groupe américain que je découvrais. La bonne surprise de la journée viendra ensuite de Deerhunter qui ne m'a jamais vraiment convaincu en album mais que j'ai réellement beaucoup apprécié en live.
En fin de soirée, c'était au tour des gros morceaux : Neil Young et Sonic Youth, deux monuments. Neil Young a beau être Neil Young, je ne connaissais pas grand chose de son immense répertoire à part les chansons incontournables. J'ai été assez impressionné par la richesse et la variété de ses chansons mais aussi par sa pêche. 63 ans le gars quand même ! Après deux heures, le concert s'est terminé en beauté avec une excellente reprise de A Day In The Life des Beatles (en MP3 ci-dessous).Quand Sonic Youth arrivait ensuite sur scène alors qu'on était déjà en plein milieu de la nuit, il nous restait assez peu de forces pour en profiter pleinement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle leur concert ne m'a pas enthousiasmé plus que ça...
Au final, la journée a été longue et très chargée mais la qualité était au rendez-vous. J'ai vu de nombreux artistes que je n'avais encore jamais vu, le tout dans une ambiance vacances/soleil/fête/mer/bière qui joue aussi son rôle ! Ce festival a également été l'occasion de revoir quelques anciens collaborateurs d'IndiePopRock, ce qui fut un plaisir.Audio:
Neil Young - A Day In The Life (The Beatles cover)
Par
Vince
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samedi 13 décembre 2008
The Dodos + Giant Sand + Isobel Campbell & Mark Lanegan @ Auditori del Fòrum
>> Festival Primavera Club @ Auditori del Fòrum, Barcelone, 12/12/2008>> Avec The Dodos, Giant Sand et Isobel Campbell et Mark Lanegan
Parmi les festivals Espagnols, il y en a un qui grandit et grandit, offrant chaque année une affiche toujours plus belle : le Primavera Sound. Créé en 2001 et organisé par les excellents promoteurs d'All Tommorow Parties, le festival Primavera Sound a lieu à Barcelone en mai et fait venir des artistes qui font partie de la crême du petit monde indie. L'an dernier, les heureux festivaliers avaient par exemple pu voir (entre autres) Animal Collective, Bon Iver, Cat Power, Deerhunter, The Notwist, Okkervil River (s'il vous plait, revenez en 2009 les gars...), Portishead, Rufus Wainwright, Vampire Weekend ou encore Voxtrot. Autant dire qu'il est difficile de faire mieux et que le Primavera Sound est tout simplement l'un des meilleurs festivals qui existent aujourd'hui, bien au-dessus, selon moi, en terme d'affiche du populaire Benicassim.
Bref, tout ca pour dire que l'hiver aussi, les promoteurs du Primavera Sound organisent un petit festival sur trois jours du nom de Primavera Club, sur Barcelone mais aussi sur Madrid. Et durant ces trois jours, il y en avait un que je ne pouvais rater : le vendredi avec The Dodos et Isobel Campbell et Mark Lanegan, sans oublier que dans la même soirée dans une autre salle, il y avait Deerhoof et The Thermals...
Les concerts se déroulaient à l'auditorium du Forum, un batiment ultra neuf, classe et moderne où on est assis et où j'arrivais vers les 19h juste pour le début de la prestation des Dodos. Avec Visiter, le duo Américain a signé (selon moi) l'un des meilleurs albums de l'année 2008 et j'avais donc hâte de les voir sur scène. Un gars à la batterie, un autre à la guitare (acoustique ou électrique), aidés parfois par un autre gars aux percussions et c'est fou tout ce qu'ils sont capables de faire rien qu'avec ça ! Meric Long et Logan Kroeber nous ont gratifié pendant 1h de leur musique qui a séduit un public qui n'avait de son côté pas l'air de bien les connaître. Je regretterais tout de même le fait qu'ils n'aient pas jouer ma chanson favorite de l'album, Winter.
Pour la suite du programme, c'était le groupe Giant Sand qui prenait le relai. Bien qu'ils aient sorti pas moins de 20 albums, je ne connaissais pas du tout ce groupe Américain même si j'avais déjà croisé ce nom ici et là. Emmené par Howe Gelb, Giant Sand débuta sa performance par des chansons dans un style très américain à la Johnny Cash avant de traverser l'Atlantique pour des chansons dans un style plus Dire Straits pour finalement revenir en Amérique avec des titres se rapprochant plus de Calexico. Pas étonnant quand on sait que des membres de Calexico faisaient justement partie de Giant Sand... Le bilan de leur concert était au final assez bon mais pas non plus excellent.
Une demi-heure et un kebab après, c'était au tour des "headliners" de la soirée de faire leur entrée sur scène dans ambiance très obscure (on a d'ailleurs pas pu voir une seule fois à quoi ressemblaient la gueule des deux chanteurs !) : Isobel Campbell et Mark Lanegan. Co-auteurs d'un deuxième album (Sunday at Devil Dirt) presque aussi joli que leur premier (Ballad of the Broken Seas) fait de balades à écouter lors d'une longue soirée d'hiver au coin de la cheminée, l'ancienne de Belle and Sebastian et l'ancien de Screaming Trees nous ont fait frémir pendant une longue heure, nous transmettant toute l'émotion de leur musique. On ne regrettera finalement que le fait qu'ils n'aient pratiquement pas communiqué avec le public et qu'ils n'aient pas fait de rappel.Vivement le festival Primavera Sound en mai...
Audio :
The Dodos - Winter (mp3)
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Vince
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lundi 22 septembre 2008
Teenage Fanclub @ BAM
>> Teenage Fanclub @ BAM, Espacio Movistar, Barcelona, 21/09/2008>> Première partie : The Last 3 Lines, Sharko et Sahara Hotnights
C'est toujours la fête à Barcelone et le festival musical BAM (Barcelona Acciò Musical) battait son plein en ce dimanche avec notamment une belle affiche à l'Espacio Movistar, une salle de concert qui vaut le détour. Les organisateurs avaient opté pour une programmation très pop/rock avec les locaux de The Last 3 Lines, les belges de Sharko, les Suédoises de Sahara Hotnights et les Ecossais de Teenage Fanclub pour finir. Et tout ça gratuit bien évidemment !
C'était un peu dans l'inconnu que je me présentais à ces concerts puisque je ne connaissais que très peu tous ces groupes, même si j'avais déjà écouté quelques chansons de Teenage Fanclub et que ce groupe était depuis longtemps dans la liste des "groupes à écouter un jour ou l'autre".
Lorsque j'arrivais en début de soirée (comprenez 22h ici en Espagne...), les filles de Sahara Hotnights venaient de commencer et l'ambiance était déjà bien électrique dans la salle. Formé en 1992 alors que les quatre gamines avaient à peine 10 ans, Sahara Hotnights a ensuite sorti son premier album en 1999 avec un grand succès en Suède à la clé. Depuis, trois autres albums sont sortis avec un succès constant en surfant sur la vague des groupes de rock Suèdois tels que The Hives ou Mando Diao.
Je n'avais jamais entendu parler de ce groupe auparavant mais je savais que la perspective de voir quatre Suédoises qui font du rock sur une scène ne me laisserait pas perplexe. Et ce fut une bien belle surprise : ces bouts de jeunes femmes ne font pas plus de 150 kilos à elles quatre mais dégagent une énergie assez incroyable avec une bien belle présence sur scène, à l'image notamment de Maria Andersson, la chanteuse (et ex du chanteur des Hives au passage), et de Josephine Forsman, la batteuse excitée. Des riffs de guitare sacrément efficaces sont au service d'un garage rock à la limite du punk qui secoue bien en live. Pas sûr cependant que ça rende aussi bien en CD mais la performance était bien belle et a en tout cas eu le mérite de mettre le feu dans la salle où un groupe de fans Suédois avait pris place dans les premiers rangs.
Changement de style ensuite avec Teenage Fanclub et un tout autre charme avec ces Ecossais aux allures d'ingénieurs informaticiens. Alors qu'ils bossent sur leur neuvième album, les 5 Ecossais avait eu la bonne idée de répondre présent au BAM et constituaient l'une des têtes d'affiche avec Primal Scream la veille. J'avais donc juste une petite idée de leur musique avant le concert et même si je ne m'inquiétais pas trop sur le fait que j'allais l'apprécier ou pas, il faut avouer que je n'ai pas été déçu.
Leur musique m'a enchanté avec ses mélodies à la guitare et ses chants harmonieux, partagés entre les trois membres principaux (Norman Blake, Raymond McGinley, et Gerard Love, qui se partagent aussi le songwriting) d'une manière assez équilibrée, chose assez rare dans un milieu où on a l'habitude de voir un et un seul chanteur aux commandes. Entre pop à la Byrds et chansons plus rock, Teenage Fanclub a su réunir les ingrédients nécessaires à un bon concert qui, sans atteindre des sommets, fut tout de même remarquable. Nul doute que je vais bientôt me plonger plus en profondeur dans la discographie de Teenage Fanclub...
Audio :
Teenage Fanclub - Ain't That Enough (lien supprimé après plainte)
Sahara Hotnights - Puppy (lien supprimé après plainte)
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Vince
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samedi 20 septembre 2008
The Dø @ BAM
>> The Dø @ BAM, Plaça dels Àngels, Barcelona, 19/09/2008Pendant une dizaine de jours à partir du 19 septembre, c'est La Mercè à Barcelone et les rues se remplissent de monde et d'animations en tout genre. La Mercè existe depuis 1871 et est devenue l'un des plus grands festivals d'Espagne. Au programme : tradition (castells, etc...), feux d'artifices, arts de rue, cirque, sport et bien sûr musique (autant dire qu'avec tout ça, ca va être dur de se lever pour aller au boulot pendant la semaine...).
Les concerts sont nombreux dans toutes la ville et on retrouve des scènes sur pratiquement chaque place de Barcelone. Le BAM (Barcelona Acció Musical, le nom du festival de musique) regroupe des artistes divers et variés venus des quatre coins de la planète et il n'est pas toujours facile de faire sa sélection.
En ce premier jour veille de weekend, il y avait The Dø au programme sur la Plaça dels Àngels. Olivia Bouyssou Merilahti, née d'une mère finlandaise et d'un père français, et Dan Levy, français, forment un duo qui connaît un succès grandissant, aidé peut-être par une pub passé en France avec en fond leur titre On My Shoulders (pub que je n'ai à vrai dire jamais vue, ca fait longtemps que je ne regarde plus la TV et que je n'habite plus en France). N'empêche que leur premier album, A Mouthful, sorti au début de l'année, propose des choses assez intéressantes et s'écoute agréablement sans être non plus fantastique. Leur folk rock a quelque chose de spécial et d'assez attachant, avec des sonorités particulières et porté par la jolie voix d'Olivia. Pour info, on prononcerait apparemment le nom du groupe "do" et non pas "dou" et pas "deu" non plus (cette dernière prononciation devrait pourtant être la bonne, le"ø" en Suèdois et Norvègien se prononcant "eu", en Finlandais j'en sais rien par contre). Pour certains, le nom du groupe viendrait de la note de musique, pour d'autres, ca viendrait des initiales de Dan et Olivia. Au final, on s'en fout un peu et on retiendra qu'ils s'appellent The Dø !
La pluie commence à tomber et les parapluies sortent (au passage, on devrait interdire les parapluies aux concerts !) quand The Dø entrent en scène. A part quelques Français dans le public, la plupart des spectateurs découvrent ce duo et les charmes d'Olivia qui fait plus Française que Finlandaise avec ses cheveux bruns et sa coiffure bizarre qui rivalise presque avec celles des Espagnoles. Après un départ tranquille, le concert gagne en intensité lors du titre The Bridge Is Broken, joué en version allongée.
Puis, alors que beaucoup de gens étaient plus là plus pour boire une bière et discuter (ce qui était assez génant, surtout quand on connaît le niveau sonore des Espagnols...), le single On My Shoulders mettra tout le monde d'accord avec une attention bien plus importante. Le concert continuait ensuite et voyait Olivia Bouyssou Merilahti de plus en plus en forme tandis que son compagnon se contentait vraiment du minimum avec une présence sur scène pratiquement nulle. On notera le moment sympathique sur Unissasi Laulelet, chanté en Finlandais (que cette langue est bizarre !) ainsi que le dernier titre où le batteur et son choix incroyable de percussions s'est bien fait plaisir.
Au final, on aura eu droit à une bonne performance du duo The Dø qui aura même été au-dessus de mes attentes. Ca fait plaisir de voir un groupe Français (enfin, Français à 75%) comme celui-là qui propose une musique intéressante et originale et qui commence même à se faire connaître à l'étranger. Je leur souhaite une bonne continuation !
A noter qu'ensuite, on a vu Olivia Ruiz qui a terminé son concert avec une reprise des... Yeah Yeah Yeahs (Date With The Night) !
Audio : The Dø - Unissasi Laulelet (mp3)
Vidéo : The Dø - On My Shoulders (clip)
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Vince
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lundi 21 juillet 2008
Summercase Festival @ Barcelona - Day 2

>> Festival Summercase @ Barcelone, Catalogne, Espagne, 18 et 19 juillet 2008>> Day 2 : The Kooks, The Breeders, Kings Of Leon, Sex Pistols, Kaiser Chiefs, The Stranglers, Mogwai, CSS, Foals, Pete and The Pirates, Mystery Jets, Los Campesinos!, The Raveonettes, Peter von Poehl...
Après une première journée de haut niveau, l'enthousiasme était toujours au beau fixe pour la deuxième journée du festival Summercase sous un soleil toujours aussi radieux. Un programme très chargé au rendez-vous et une arrivée dès 5h de l'après-midi afin de ne rien rater.
Direction la troisième scène pour voir Pete and The Pirates, cinq jeunes Anglais de Reading avec des têtes de premiers de la classe qui font de l'indie-rock. Pas grand chose d'exceptionnel au final et je dirais même plutôt une déception pour ce groupe dont j'avais entendu du bien auparavant. Ça ne casse pas trois pattes à un canard.
Juste après, toujours sur la même scène, c'était au tour d'un autre groupe British de prendre place sur la scène : Mystery Jets et son chanteur handicapé par une jambe cassée. Il ne fallait pas s'attendre à des merveilles de ce groupe qui est bien gentil mais qui n'a rien de vraiment attachant et qui n'est qu'un autre groupe Anglais parmi tant d'autres...
Pas vraiment la patience de les suivre jusqu'à la fin, d'autant plus que Peter von Poehl s'apprête à entrer sous le chapiteau sur la plus petite des quatre scènes du festival. Quand il commence, on doit être pas plus de 10 perdus à l'écouter, donc pas de souci pour s'avancer au premier rang... Au fur et à mesure, de plus en plus de monde arrive mais on restera tout de même au final dans une certaine intimité pendant tout le concert. Cependant, on sent le Suédois heureux d'être là, se prêtant à quelques phrases en Espagnol et livrant une belle prestation avec de magnifiques titres comme "The Story Of The Impossible", meilleur moment du concert sans aucun doute.
La faible notoriété de Peter von Poehl n'était pas la seule raison de son petit nombre de spectateurs. Sur la scène principale, il y avait en effet The Kooks dont j'ai suivi la fin avec un enthousiasme assez mesuré.
Juste après eux, c'était au tour de The Breeders. A part le hit des années 90 "Cannonball", je ne connaissais pratiquement rien du groupe de Kim Deal. Après 10 minutes et trois chansons, je sens que le concert va avoir du mal à s'enflammer et que je risque de me faire chier. Sans hésitation, je me rend voir Los Campesinos et je ne le regretterai pas ! Les jeunes Anglais, qui ont sorti récemment un album de pop déjantée très sympathique, ont mis le feu sur la troisième scène qui avait du mal à contenir tout le monde venu les voir (serait-ce leur nom Espagnol qui a attiré tant de monde ?...). Eux-même n'en croyait pas leur yeux et se sont même permis de lâcher qu'ils préféraient Barcelone à Madrid (où ils avaient joué la veille). Au final, il n'y avait pas de doute, c'était l'un des meilleurs concerts du festival.
Ensuite, en sortant, on entendait sur la scène d'à côté la mélodie de "Golden Brown". The Stranglers, d'autres revenants parmi tant d'autres lors de ce festival, étaient au milieu de leur concert dont j'ai suivi la deuxième moitié avec un intérêt ma fois assez élevé. Leur musique a bien traversé les époques et sonne toujours très bien.
Ça enchaînait ensuite direct avec les Kings Of Leon dont je suis loin d'être le premier fan mais sur lesquels je ne crache pas non plus dessus. Bref, le bon moment choisi pour aller se restaurer afin de ne rien rater ensuite de la performance de Mogwai qui jouait leur premier album, "Mogwai Young Team", en entier. Je ne savais pas trop quoi attendre de ce genre de groupe en concert, je dois avouer que c'est pas ce que je préfère. En fait, c'est même limite chiant au bout d'un moment mais cela n'engage que moi...
Vers la fin du concert des Ecossais, il ne restait plus grand monde pour les regarder, tout le monde s'était en effet déplacé pour assister à l'évènement de la soirées : les Sex Pistols ! Emmené par un Johnny Rotten en pleine forme dans sa combinaison qui ressemblait à rien, le groupe mythique de la fin des années 70 a joué un set énervé comme on l'attendait. On a beau dire mais ça faisait tout de même quelque chose d'entendre "God Save The Queen" !
Mais en fait, après avoir vu la dernière chanson des Raveonettes, je me demandais si cela n'avait pas été une erreur d'être resté si longtemps voir les Sex Pistols... Le marathon continuait ensuite avec CSS qui ont fait dansé toute la foule avec un mélange de leurs hits et de quelques nouveaux titres inédits. Plus tard, faute de mieux, on avait droit aux Kaiser Chiefs. Comme la veille pour The Verve, c'était le moment idéal pour se reposer sur la pelouse au loin. Seul petit détail à noter : la présence de Kele Okereke, le chanteur de Bloc Party, venu accompagner les Kaiser Chiefs aux percussions sur une chanson. On se demande bien ce qu'il foutait là...
Il fallait bien ce moment de repos pour être ensuite en forme pour Foals qui ont eux aussi rameuté un paquet de monde. Je me souviens les avoir découvert et remarqué il y a deux ans lors d'un petit festival Londonien, ils ont depuis fait du chemin... Foals, je trouve que ça devient assez vite chiant à écouter en album mais en concert c'est une autre histoire, ça donne envie de sautiller dans tous les sens ! De plus, les membres du groupe sont assez dynamiques sur scène. On notera aussi l'intervention discrète aux percussions de deux autres membres de Bloc Party sur une chanson. Apparemment, ils sont potes avec Foals...
D'ailleurs, en ce qui concerne les faits divers, il y a eu une baston dans les coulisses entre Johnny Rotten et Kele Okereke avec parait-il des propos racistes au passage, le chanteur des Sex Pistols remettant aparemment ça un peu plus tard avec Yannis Philippakis (le chanteur de Foals) ! Plus d'infos sur NME ici, là et là...
La fin du concert de Foals signait plus ou mois la fin du festival même s'il restait à voir Los Planetas, un groupe apparemment important de la scène rock Espagnole mais à part les Espagnols, je me demande bien qui en avait quelque chose à foutre...
Pour conclure, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ce festival (21 concerts en deux jours !) qui en plus d'une affiche de très haut niveau, possède de nombreux autres atouts comme par exemple son emplacement et son organisation quasi-parfaite. Si vous avez envie de faire un petit tour en Espagne l'été prochain, je ne serais trop vous le conseiller ! Il n'y a pas que Benicassim !
Audio :
Los Campesinos - Don't Tell Me To Do The Math(s) (mp3)
Peter von Poehl - The Story Of The Impossible (mp3)
Par
Vince
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dimanche 20 juillet 2008
Summercase Festival @ Barcelona - Day 1
>> Festival Summercase @ Barcelone, Catalogne, Espagne, 18 et 19 juillet 2008>> Day 1 : We Are Scientists, Ian Brown, Grinderman, Interpol, The Verve, Primal Scream, Edwyn Collins, Blondie...
Pour sa troisième édition, le festival Summercase (qui a lieu simultanément à Madrid et Barcelone) offrait une nouvelle fois une très belle affiche à faire pâlir son voisin Benicassim qui était en concurrence le même weekend et dont l'affiche semblait certes plus large mais peut-être bien moins bonne. En trois ans, le festival s'est imposé comme l'un des festivals majeurs d'Espagne, et même d'Europe avec plus de 100 000 personnes se déplaçant dans les deux plus grandes villes Espagnoles.
Cette année, l'affiche naviguait entre des revenants (Sex Pistols, Blondie, The Verve, The Breeders), des groupes majeurs de la scène rock d'aujourd'hui (Interpol, Kings Of Leon, Kaiser Chiefs, Primal Scream) et des jeunes loups (CSS, Foals, Los Campesinos), soit de quoi se faire plaisir. On regrettera simplement le prix très élevé des places (120€ les deux jours), qui fait de ce festival un évènement clairement destiné aux touristes Rosbeefs profitant de l'occasion pour passer un weekend au soleil à Barcelone, et aux riches Barcelonais.
Autre gros point fort : l'emplacement. Le site de Barcelone est situé juste à côté de la mer, dans Barcelone (on peut y venir en métro ou tramway), avec un environnement idéal pour un festival et avec le soleil bien sûr, ce qui est quelque chose peu envisageable en Angleterre... Pas de camping cependant, ce qui fait qu'on ne retrouve malheureusement pas l'âme d'un vrai festival.
En arrivant le premier jour, on entend "It's a Hit" des We Are Scientists en passant les contrôles d'accès mais on ne les verra pas ; c'était leur dernière chanson. Pas grand chose à se mettre sous la dent pour ces premières heures de festival, un bon moment du coup pour profiter de l'occasion pour faire le tour du site et repérer les lieux tout en jettant un coup d'oeil à Edwyn Collins. Vient ensuite Ian Brown sur la grande scène. Pour moi, les Stones Roses font partie de ces groupes mystères dont seuls les Anglais sont capables d'y trouver quelque chose d'exceptionnel. Bref, j'aime pas trop les Stones Roses et je n'ai pas plus d'admiration pour la carrière solo de leur ancien chanteur, Ian Brown, qui livrera une performance assez molle jusqu'à jouer un titre des Stones Roses ("Waterfall" me semble-t-il) qui réveilla le public et excita un peu le concert.
Venait ensuite un des gros morceau de ce festival : Grinderman, le nouveau projet de Nick Cave. Perso, je n'avais encore jamais écouté son nouveau groupe et je dois avouer que je ne me passe pas les albums de Nick Cave en boucle mais j'ai beaucoup apprécié leur musique et leur concert, servis par un Nick Cave au charisme incroyable, une véritable bête de scène.
J'ai malheureusement du rater la fin de leur set pour ne rien rater de Blondie qui était l'un des autres gros morceaux du Summercase. C'était clairement à une bande de papis et mamies qu'on avait droit sur scène mais cela n'a pas empêché le groupe culte des années 70 à livrer une performance éclatante, amenée par une géniale Debbie Harry qui n'a pas tout perdu de son charme et qui sait toujours bien y faire avec le public. En une heure, ils nous ont livré un Best Of de leur répertoire, passant les tubes les uns après les autres, le meilleur moment restant sur l'enchaînement de "Call Me" et d'"Atomic" qui a déchaîné un public tout acquis à la cause des Américains. En y repensant, je pense maintenant que c'était le concert que j'ai préféré durant le weekend. Comme j'aurais aimé les voir il y a 30 ans...
Grâce à une programmation intelligente et une organisation parfaite, la fin de Blondie coïncidait pratiquement avec le début d'Interpol sur l'autre grande scène. J'avais quelques doutes à propos du potentiel des New-Yorkais en live avec leur rock assez sombre et j'ai bien été surpris d'avoir été pas loin d'adorer leur prestation dans une ambiance sombre, pesante et froide (pas dans le sens péjoratif) fidèle à leur musique.
Après ça, il était temps de prendre une petite pause et d'aller s'installer sur la pelouse pour suivre au loin les revenant de The Verve et leur tête à claque de Richard Ashcroft. Sans être un fan des Anglais, ca faisait tout de même quelque chose d'entendre les très belles mélodies de "Bittersweet Symphony" et de "The Drugs Don't Work".
Il était déjà tard dans la nuit (2h30) quand Primal Scream entrait sur scène pour cloturer la première journée. Comme pour Interpol, j'avais pas un grand enthousiasme avant le concert et j'ai encore une fois été surpris de me laisser prendre si facilement au jeu, assistant à une superbe performance pleine d'énergie. Il fallait bien ça si tard et après avoir dormi que 3 petites heures la nuit d'avant...
Au final, cette première journée avait été tout bonnement exceptionnelle avec des artistes tous au rendez-vous rendant chacun des copies parfaites. Ajoutez à cela que c'était à chaque fois une première pour moi pour chacun des groupes et vous comprendrez que j'ai bien dormi et que j'ai fait de beaux rêves en pensant certainement aussi au programme du lendemain...
Par
Vince
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15:33
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