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samedi 18 juillet 2009

Festival Skabazac 2009 @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 juin 2009
>> Patrice, Ghinzu, La Rue Kétanou, Juliette Lewis, Birdy Nam Nam, Fischerspooner, Second Sex, The Inspector Cluzo
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De retour dans mon Aveyron natal pour un weekend, je tombais juste par une belle coïncidence pour le festival Skabazac. J'y avais goûté l'an dernier pour la première fois et il m'était naturel d'y revenir de nouveau, mais seulement pour un jour cette fois. Aujourd'hui solidement installé parmi les principaux festivals musicaux du sud ouest de la France, Skabazac offrait une nouvelle fois cette année une affiche pour tous les goûts. Il y avait bien sûr comme d'hab ces groupes qui squattent les festivals français d'année en année (Babylon Circus, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou, etc...), et autour de cela on retrouvait un peu de rock et d'électro.

Après avoir zappé le vendredi et avoir échappé à Grand Corps Malade (ouf !), nous sommes arrivés en fin d'après midi pour commencer tranquille en buvant une petite bière assis sur la pelouse tout en jettant un coup d'œil à Patrice, l'Allemand qui fait du reggae.

Après un bon petit aligot et une tartiflette, c'était ensuite au tour de Ghinzu de prendre place sur la grande scène. Certainement le groupe que j'attendais le plus de voir. Sortis de l'anonymat en 2004 avec leur album "Blow" et leur mémorable single Do You Read Me, les Belges ont livré une prestation solide et énergique, tout en nous présentant de nombreuses chansons de leur nouvel album sorti récemment.

Pas grand chose à se mettre sous la dent après Ghinzu donc, par défaut, nous sommes restés sur la grande scène pour découvrir le funk-rock des Bordelais de The Inspector Cluzo, mais surtout leur étrange humour... Il fallait ensuite fuire les Californiens de Suicidal Tendencies alors nous nous sommes réfugiés sur la deuxième scène pour aller voir Fischerspooner. Et ce fut une belle surprise car même si leur musique n'est pas vraiment mon truc, leur jeu de scène et toutes les danses qui vont avec valent le détour.

Notre soirée se terminait ensuite avec La Rue Kétanou qu'il est toujours assez sympathique de voir lors d'un festival. Et au final, on a malheureusement raté Birdy Nam Nam, un collectif de DJs français que je ne connaissais pas mais dont on m'a dit beaucoup de bien après coup.

mardi 21 octobre 2008

Bloc Party - Intimacy

Mon premier contact avec Bloc Party, c'était il y a 4 ans. Un contact musical mais aussi physique... Après un excellent set pour inaugurer une bien belle soirée bordelaise du festival des Inrocks dans la fameuse salle du Rock School Barbey, les quatre Londoniens étaient venus pogoter et slammer avec nous dans le public pendant le concert suivant des Kings Of Leon. Je me souviens encore de l'odeur puante du t-shirt dégoulinant de Kele, ainsi que de son pied que j'ai bien failli me prendre plusieurs fois dans la gueule.

En ce qui concerne mon dernier contact avec eux, c'était dans un autre contexte, au festival Summercase. Ils n'étaient pas à l'affiche mais on avait vu Kele s'incruster sur une chanson des Kaiser Chiefs et les autres gars venus donner un petit coup de main à Foals. Quelques heures plus tard, il y avait une baston les impliquant avec Johnny Rotten des Sex Pistols.

Entre temps, je les avais vu trois fois en concert : une bonne prestation au V Festival, un concert électrique à l'Astoria de Londres et une performance décevante à Glastonbury.

Qu'on se le dise, Bloc Party est l'un des meilleurs groupe Anglais de ces 5 dernières années. Le premier album était une bombe et même si le deuxième album, A Weekend In The City, sorti l'an dernier, n'a pas été bien reçu par les critiques, leur reprochant notamment une trajectoire vers un son plus commercial, je l'ai de mon côté tout de même beaucoup aimé.

Aujourd´hui, même pas 18 mois après, Bloc Party revient avec un troisième album, Intimacy, dont la sortie a été annoncée un peu à l'arrache à peine un mois avant, sans véritable promotion, et accompagnée d'un single, Mercury. Sorti digitalement le 21 août, l'album sortira en CD le 27 octobre.

Paul Epworth avait produit le premier album, Jacknife Lee le second, et pour ce troisième opus, les deux producteurs se sont cette fois associés. Quand on connaît la différence entre les deux premiers albums, il y a de quoi se demander ce que cela peut bien donner au final... Dans une interview sur MTV, Kele Okereke déclarait que chacun des albums était imprégné des influences d'un des membres du groupe et que cette fois, pour Intimacy, c'était au tour de Matt Tong, le batteur.

Avec le très bon single Flux, sorti seul en fin d'année dernière, on avait un petit aperçu des nouvelles orientations de Bloc Party, résolument plus électro. Les deux premiers titres d'Intimacy (Ares et Mercury) confirment cette orientation avec un son haché, bourré d'effets de délai et de distortion en tout genres ainsi que de nombreux cuts sur la voix. Sur les autres titres de l'album, on retrouve d'autres styles plus fidèles au groupe comme avec le son brut, vif et rageur de Halo qui nous rapelle les jours glorieux de Banquet et Helicopter mais qui n'en possède malheureusement pas la même saveur. Le reste navigue entre des chansons plus calmes (Biko, Signs) et quelque chose de plus intriguant à l'image de Zepherus et ses choeurs.

Alors qu'en reste-t-il au final ? Beh pas grand chose et c'est bien ça le problème. Aucun titre phare qui se démarque véritablement et un album qui, même après de nombreuses écoutes, ne s'imprègne pas vraiment. Bloc Party a voulu prendre une direction plus expérimentale et originale, comme pour corriger les critiques faites après A Weekend In The City et se la jouer "Nous ne sommes pas un groupe indie-rock parmi les dizaines d'autres de la scène anglaise". C'est en fait plus ou moins le cas et on ne leur enlèvera pas le fait que cette volonté d'aller de l'avant fait preuve d'une certaine audace, ce qui est, il faut l'avouer, assez honorable ; mais voilà, l'album, pas facile d'accès et à l'écoute parfois exigeante, n'est pas à la hauteur de leur ambitions. L'album n'est pas mauvais mais ils sont tout simplement meilleurs dans un rock plus conventionnel de l'époque Silent Alarm. Je reste cependant un amateur du groupe et je suis sûr qu'ils nous pondront d'autres très bons albums dans les années à venir...

Et petite nouveauté sur le blog : à partir de maintenant je vais me la jouer à la Pitchfork et je vais mettre des notes aux quelques albums que je chronique (je vous épargne cependant les décimales) mais n'y portez pas trop attention...

Note : 12/20

Audio :
Bloc Party - Zepherus (mp3)

Acheter l'album Intimacy de Bloc Party

dimanche 15 juin 2008

Festival Skabazac @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 et 14 juin 2008
>> Massilia Sound System, Têtes Raides, Millencolin, Ez3kiel, Le Peuple de l'Herbe, Sick Of It All, CocoRosie, Arno, Tiken Jah Fakoly, Raekwon et Ghostface Killah, Dans le Sac, Dizzee Rascal, The Herbaliser, Does It Offend You, Yeah?, Minitel Rose, Digitalism, David Caretta...



Un an après "l'expérience Glastonbury", c'était mes retrouvailles avec un festival avec Skabazac, dans de toutes autres proportions. Né il y a dix ans en pleine mouvance ska sur la commune de Sébazac (d'où son nom), Skabazac a depuis fait du chemin et c'est maintenant l'un des festivals majeurs du Sud-Ouest. Chaque année, l'affiche est de plus en plus impressionnante et on avait par exemple vu passer Tryo, Les Wampas, Iam, Dionysos, Ska P, Louise Attaque ou encore dEUS avec une programmation toujours très hétéroclyte. L'an dernier, la programmation avait même un joli penchant rock qui n'était pas pour me déplaire. Archive, Art Brut, The Rakes et Herman Düne étaient en effet de la partie aux côtés des incontournables Ogres de Barback et autres La Ruda pour l'affiche la plus belle de l'histoire du festival. Malheureusement, les intempéries avaient obligé les organisateurs à annuler le festival au tout dernier moment...

Bizarrement, en tant qu'originaire de la région, c'était ma première venue à Skabazac. Avec l'épisode 2007, on avait peur que le festival perde de l'intérêt mais c'en était rien. Certes, l'affiche n'était pas à la hauteur de l'année passée mais on retrouvait tout de même de gros morceaux comme le Wu-Tang Clan, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra et les Têtes Raides. Pas de chance, Emir annulait quelques jours avant, tout comme le Wu-Tang Clan qui ne viendraient finalement qu'avec la moitié des membres dont Raekwon et le fameux Ghostface Killah. Un véritable coup dur pour le festival...


Vendredi 13 juin

Vers 20h, je me dirigeais sereinement vers le site et je tombais très vite sur un énorme bouchon alors qu'on était encore loin du but. Ca ne bouge pas d'un poil, la décision sera vite faite : retour à la maison pour ne pas rater le match France-Pays Bas plutôt que de l'écouter à la radio dans les bouchons. Après cette humiliation, je repartais en direction du festival et y arrivait sur les coups de 23h. Dommage, Ez3kiel venait de terminer, tout comme les Têtes Raides...

On suivra finalement la performance de Millencolin tout en alternant avec Le Peuple de l'Herbe sur l'autre scène. D'un côté, on avait le "punk skate rock californien" des Suédois, de l'autre le style difficilement descriptible des Français. Le problème avec les groupes comme Millencolin, c'est que quand on ne connaît pas bien, on a au bout d'un moment l'impression qu'ils jouent à chaque fois la même chanson. On n'enlèvera cependant pas le fait qu'ils ont dégagé une grosse énergie et que leur perfomance était dans l'ensemble satisfaisante. Pour ce qui est du Peuple de l'Herbe, que l'on retrouve chaque année dans la moitié des festivals Français, il n'y a pas de doute sur leur popularité. C'est une musique taillée pour les festivals mais bon, c'est pas vraiment mon truc...
Après ça, quand on a ensuite vu Psy4 de la rime arriver sur scène, on a compris qu'il était déjà temps de quitter les lieux.


Samedi 14 juin

Pas de bouchon et pas de voiture pour aujourd'hui, c'est à pied que l'on vient au festival. Il faut dire que j'habite en fait juste à côté... On arrive vers le site vers 19h pour voir CocoRosie avec un bel espoir. Nouveau coup dur : à l'entrée, des affiches annoncent l'annulation du concert du duo Américain avec la copie du contrat à côté (15 000 € pour ceux que ca intéressent). La raison : pas de raison. Difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé... The Herbaliser prend leur place, leur son jazz/hip hop passant parfaitement en buvant une petite bière assis dans le champ.

On bougeait ensuite voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où David Caretta commencait son set, juste le temps de comprendre qu'il vallait mieux qu'on retourne sur la scène principale reprendre une bière. Peu de temps après, c'était au tour d'Arno de faire son entrée sur scène. Venu remplacer Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, le chanteur Belge n'a pas réussi à conquérir le public. Le seul souvenir que j'avais de lui était sa réception pas très nette d'une victoire de la musique il y a quelques années. En fait, musicalement, sa musique est assez intéressante avec de bon riffs de guitare et un guitariste qui se fait bien plaisir mais ce qui est plus compliqué, c'est apprivoiser son chant et sa voix...

Dès la fin de la performance d'Arno, on entendait du gros son électro sur l'autre scène. C'était les trois Nantais de Minitel Rose qui débutaient leur set. Initialement pas prévu dans la programmation, le trio était un peu l'invité mystère. Ils ont en tout cas donné une belle impression et seront à suivre dans les mois qui viennent.

La suite du programme n'avait pas grand chose pour m'enthousiasmer. D'un côté Dizzee Rascal, de l'autre Tiken Jah Fakoly. Du rap et du reggae. On jonglera entre les deux et je me surpris d'apprécier plus que prévu le spectacle proposé. Tiken Jah Fakoly, ca reste du reggae avec vraiment rien d'exceptionnel (de toute façon, pour moi, en reggae, il n'y a que Bob Marley) mais c'est toujous bien sympa à écouter, et Dizzee Rascal, c'était pas si mauvais que ça avec notamment un dernier titre plutôt bon pour finir, "Dance With Me", réalisé en collaboration avec le très bon Calvin Harris.

Un peu plus tard, on avait l'impression que Dizzee Rascal avait changé de scène mais c'était en fait Raekwon et Ghostface Killah qui entamaient leur prestation. Je crois que j'avais eu assez de rap pour aujourd'hui, je séchais donc sans aucun regret et allais voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où devait arriver Does It Offend You, Yeah?. Quand on voyait les gars monter la scène avec une grosse table au milieu, on a vite compris qu'on avait droit à une nouvelle annulation... Dommage, j'avais bien envie de voir ce jeune groupe d'électro-rock Britannique qui avait sorti un album avec quelques bons petits titres ravageurs que j'avais écouté ces derniers jours pour me préparer.

Bref, à ce moment là, c'était un peu la loose ce festival mais on avait tout de même un petit espoir de sauvetage avec Digitalism qui clôturait. Et ce fut en effet un très bon final. Le duo électro Allemand a mis le feu avec un son qui envoit grave du lourd (comme dirait le jeune sympa) et une performance de très haut niveau. Ouf, le festival était presque sauvé !


Au final, sur les deux jours de Skabazac, il y avait de nombreuses raisons d'être déçus. Certes, on ne peut pas nier le fait qu'il y ait une forte part de malchance mais quand même, il doit bien y avoir aussi un souci du côté de l'organisation ! L'an dernier, annulé bizarrement à cause des intempéries (alors que tous les festivals Anglais se prennent chaque année 30 fois plus de pluie !) et cette année, pratiquement la moitié de la programmation initiale qui n'était finalement pas là ! Ajoutez à cela un public pas très récepteur et peu enthousiasmé et ça donne un bien pâle bilan. En tout cas, je souhaite à Skabazac de retrouver une meilleure constance car ce festival possède un très beau site, un très bon potentiel et ca fait toujours plaisir d'avoir un festival comme ça près chez soi. Bonne continuation Skabazac (et au passage, n'hésitez pas à changer de nom...) !


Audio :
Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris - Dance For Me (mp3)
Digitalism - Zdarlight (mp3)
Minitel Rose - Business Woman (mp3)
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