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mercredi 15 juillet 2009

Primavera Sound Festival @ Barcelona

>> Primavera Sound Festival @ Barcelona, 30 mai 2009
>> Neil Young, Sonic Youth, Herman Düne, The Jayhawks, Deerhunter, Liars, Shearwater, Alela Diane...


Que s'est-il passé au niveau "musique live" durant mes longs mois d'absence sur la blogosphère ? Beh pas grand chose en fait. Il faut bien l'admettre, la culture Espagnole ne laisse que peu de place à la musique indie et même une ville comme Barcelone n'offre qu'assez peu de bons concerts. En fait, quand on voit la musique Espagnole, on se dit qu'on est finalement plutôt gâté en France.

Oui mais Barcelone accueille tout de même chaque année un festival à faire pâlir de nombreuses personnes : le Primavera Sound. Sa programmation pointue regroupe la crème de la crème de l'indie de toutes les décennies. Il en résulte un public connaisseur tandis que tous les autres se demandent bien ce que sont que tous ces noms de groupes quand ils voient les affiches dans la rue. Au passage, on notera qu'une nouvelle fois quand il s'agit de bons festivals, All Tomorrow Parties a quelque chose à voir là dedans...

Et tout ça a un prix. Un prix bien trop excessif : 150€. Trois jours de festival pour ce prix là, c'est une honte, c'est du foutage de gueule. Chaque année, on voit le prix des festivals augmenter et ça devient vraiment n'importe quoi et inaccessible. Du coup, je me suis résigné à n'y aller qu'un seul jour, le samedi. 70€ la journée tout de même... mais je ne le regrette pas.

Comme l'an dernier pour le Summercase (un autre gros festival Barcelonais qui n'a pas lieu cette année), le Primavera Sound se déroulait au Forum, dans Barcelone, au bord de la mer. Même si le site semble parfait pour un festival, on ne ressent cependant pas l'atmosphère d'un vrai festival (dans des champs, avec des tentes et des chiottes toutes crades qui nous obligent à nous retenir pendant plusieurs jours...).


Sur les lieux dès les premières notes jouées en ce samedi, j'ai voulu commencer en jetant un coup d'oeil à Alela Diane qui jouait à l'intérieur, dans un auditorium. Pas vraiment fan de son premier album que j'ai écouté récemment, je n'ai pas non plus été vraiment séduit par sa performance en live. La suite se révélait bien plus satisfaisante avec un groupe qu'il me tardait tant de voir en concert : Shearwater. Forts d'un excellent dernier album, les Texans nous ont offert une performance solide bien que trop courte (et avec une qualité de son qui laissait à désirer) comme toujours dans un festival. Jonathan Meiburg et ses musiciens ont cependant eu le temps de nous jouer quelques uns de leurs meilleurs titres et ça donne des frissons par moments !

Après ça, le programme était assez libre : passage éclair par Liars pour me confirmer qu'ils sont définitivement trop expérimentaux pour moi, Herman Düne avec une prestation très sympa pour mettre de bonne humeur, et The Jayhawks, "vieux" groupe américain que je découvrais. La bonne surprise de la journée viendra ensuite de Deerhunter qui ne m'a jamais vraiment convaincu en album mais que j'ai réellement beaucoup apprécié en live.


En fin de soirée, c'était au tour des gros morceaux : Neil Young et Sonic Youth, deux monuments. Neil Young a beau être Neil Young, je ne connaissais pas grand chose de son immense répertoire à part les chansons incontournables. J'ai été assez impressionné par la richesse et la variété de ses chansons mais aussi par sa pêche. 63 ans le gars quand même ! Après deux heures, le concert s'est terminé en beauté avec une excellente reprise de A Day In The Life des Beatles (en MP3 ci-dessous).

Quand Sonic Youth arrivait ensuite sur scène alors qu'on était déjà en plein milieu de la nuit, il nous restait assez peu de forces pour en profiter pleinement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle leur concert ne m'a pas enthousiasmé plus que ça...


Au final, la journée a été longue et très chargée mais la qualité était au rendez-vous. J'ai vu de nombreux artistes que je n'avais encore jamais vu, le tout dans une ambiance vacances/soleil/fête/mer/bière qui joue aussi son rôle ! Ce festival a également été l'occasion de revoir quelques anciens collaborateurs d'IndiePopRock, ce qui fut un plaisir.

Audio:
Neil Young - A Day In The Life (The Beatles cover)

samedi 14 mars 2009

Stanley Brinks @ Heliogàbal


>> Stanley Brinks @ Heliogàbal, Barcelone, 04/03/2009

>> Première partie : Freschard


Quand on va voir un concert, il y a des fois où l'on sait déjà que l'on va passer un bon moment. Et pourtant je ne connaissais absolument rien de Stanley Brinks avant d'aller le voir. Juste qu'il faisait partie d'Herman Düne. Grandement conseillé par mon coloc qui l'avait vu quelques semaines auparavant alors que j'étais moi resté à la porte de l'Heliogàbal (le concert affichant complet), Stanley Brinks jouait une nouvelle fois dans ce petit bar du quartier de Gracia. Intimité garantie.

C'est en 2006, après l'enregistrement de l'album Giant, qu'André Herman Düne alias Stanley Brinks a décidé de quitter le groupe Herman Düne, laissant son frère aux commandes, et de changer de nom, comme pour tourner un chapitre. Approchant le succès et la signature chez une major, Stanley Brinks, apparemment très attaché au caractère indépendant de sa musique, a préféré suivre une carrière solo tranquille un peu dans l'anonymat, distribuant ses nombreux disques lors de ces concerts où en lui envoyant un mail via son MySpace. Vivant actuellement à Berlin, il écrit des dizaines de chansons, chacune étant imprégnée d'une recette unique de délicatesse et de nonchalance.

Après une première partie assurée par sa copine Freschard où il se faisait un plaisir de l'accompagner à la guitare électrique et à la clarinette en nous sortant des solos incroyables probablement à moitié improvisés, Stanley Brinks a ensuite pris place seul sur scène et le spectacle pouvait commencer.

Il n'est pas seulement question de musique lors d'un concert de Stanley Brinks. L'homme est aussi là pour nous faire partager quelque chose de spécial. Influencé par la musique à texte des années 30, il nous livre des chansons folks aux accents jazz avec des textes inspirés systématiquement accompagnés d'une touche d'humour. Avec son écriture imagée, il sait nous désorienter et nous invite dans son univers décontracté et insouciant dans lequel on voudrait bien demeurer des heures durant.

Stanley Brinks est l'un de ces artistes qui fait des concerts pour se faire plaisir avant tout, pour surtout ne pas se prendre la tête et avoir un vrai échange avec le public. La musique est aussi pour lui un moyen de communiquer, de rencontrer, de partager. Un grand moment de disctraction et de joie. S'il passe pas loin de chez vous, il serait dommage de ne pas aller goûter à cette expérience...

Audio :
Ecoutez quelques unes de ses chansons sur MySpace
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