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jeudi 4 mars 2010

Vampire Weekend @ Penelope Club

>> Vampire Weekend @ Penelope Club, Barcelone, 27 février 2009

S'il y a un concert dont j'en attendais beaucoup, c'est bien celui là. Après avoir généralement reçu de bon échos de leurs performances, mais également après avoir découvert la vidéo de leur soirée de poche, j'avais en effet hâte de voir Vampire Weekend sur scène. Auteurs d'un album tout bonnement génial il y a deux ans, les gentils New-Yorkais ont confirmé en ce début d'année 2010 avec Contra, leur deuxième opus, qui, s'il ne possède pas autant de hits que son prédécesseur, reste tout de même à un niveau globalement élevé. Avec un "trustage" des premières places de charts dans le monde entier, on a pas beaucoup de souci à se faire pour leur avenir...

Pour la première fois de passage à Barcelone (hors Primavera festival), Vampire Weekend étaient programmés dans un lieu assez atypique, à savoir le club Penelope dans le très sympathique Poble Espanyol (ceux qui ont fait les touristes à Barcelone connaissent probablement). La salle est pleine à ras bord quand les quatre musiciens aux têtes de brillants étudiants sorti de Harvard arrivent sur scène et démarrent avec l'étrange chanson "White Sky" et son refrain délirant. La soirée est lancée ! Dès les premiers instants, on sent qu'on va passer un bon moment en ce samedi soir et tout le monde dans la salle semble être là pour faire la fête comme il se doit.

Les chansons de Contra sont privilégiées dans la première partie du concert avec par exemple l'excellente "Giving Up The Gun" et son style bien distinct. Mais Vampire Weekend n'oublient pas de nous glisser quelques titres du premier album qui ne passent pas inaperçus tels que "A-Punk" qui fit sauter toute la salle sans exception (et comment pourrait-il en être autrement !). Chaque titre fait monter l'ambiance d'un cran et c'est même l'hystérie sur "One (Blake's Got A New Face)" que tout le monde reprend en criant lors du refrain après qu'Ezra Koening nous eut donné les consignes dans un espagnol approximatif mais dont l'effort est à souligner.

Après un peu plus d'une heure, ils nous quittent sur "Oxford Comma" mais on sait bien qu'on est encore loin de la fin. Et il manque deux titres qu'ils ne peuvent pas ne pas nous jouer: "Horchata" et "Walcott". Gagné, Vampire Weekend revient avec "Horchata". Trois autres chansons puis c'est la folie générale dans le Penelope Club sur "Walcott", chanson idéale pour terminer un concert.

Oui, Vampire Weekend ont confirmé toute l'attente que j'avais en eux. Aurais-je déjà assisté au concert de l'année ?

mardi 9 février 2010

Grand Island @ Parkteateret

>> Grand Island @ Parkteateret, Oslo, Norvège

Pas aussi reconnue que sa voisine Suédoise, la scène rock Norvégienne est néanmoins très active et voit chaque année de jeunes groupes apparaître. Parmi eux, en voilà un qui s'est déjà fait un nom depuis quelques années mais dont la popularité n'a pas franchi les frontières, bien que chantant en Anglais comme la grande majorité des groupes scandinaves. Son nom est Grand Island, groupe d'indie-rock mené par deux frangins entourés de quelques potes. Formé en 2004, le groupe a depuis enregistré 3 albums dont le dernier, portant le nom bien mystérieux de Songs From Östra Knoll 1.22, sorti il y a moins de deux semaines. Et c'est justement pour fêter la sortie de cet album que les 5 Norvégiens étaient en concert dans la superbe salle du Parkteateret dans le quartier de Grünerløkka.

A part avoir écouté vite fait 2/3 chansons sur MySpace quelques heures avant le concert, je ne connaissais rien de ce groupe mais je faisais confiance à mes partenaires locaux. Et puis un groupe dont le nom commence par 'Grand', c'est assez bon signe pour moi ! Après bien trop de vin et une marche nocturne sur et sous la neige pour rejoindre la salle de concert, nous arrivions tout juste quelques minutes avant le début du concert.

Il ne fallu pas plus d'une poignée de secondes pour que Grand Island électrisent l'ambiance et fassent sauter la salle entière, pas vraiment contre un moyen de se réchauffer en ces temps glaciaux. Avec leurs têtes de jeunes-cools-qui-ne-se-prennent-pas-la-tête-et-qui-font-du-rock, Grand Island nous offrent un rock festif et rythmé, aux influences plutôt britanniques, le tout vitaminé par un chanteur dont la variation de la voix donne un côté assez attirant aux chansons. Le groupe possède une poignée de bons titres dont "Love in Decay", qui a conclu le concert et déchaîné la foule.

Malheureusement, à part leur MySpace, pas facile de trouver grand chose sur eux mais j'ai quand même réussi à trouver un titre, "Us Annexed", sur Grooveshark que je vous fait partager. Je vous conseille cependant d'aller faire un tour sur leur MySpace afin d'écouter "Love in Decay".

lundi 14 décembre 2009

Port O'Brien + Cass McCombs @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, cinquième et dernière journée.

Après une petite pause lors de la quatrième journée pour cause de "autre chose à faire", j'étais de retour à l'Apolo pour ce cinquième et dernier jour du festival Primavera Club 2009. Comme le premier jour, seulement 3 concerts avaient lieu et bien que je ne connaissais aucun des groupes qui jouaient, j'avais bon espoir de passer une bonne soirée après m'être renseigné sur les artistes à l'affiche.

La soirée débuta avec Port O'Brien qui, comme la majorité des groupes de ce festival, nous venaient des Etats-Unis. Aux commandes: Van Pierszalowski, compositeur, chanteur, guitariste, leader du groupe, et avec une tête qui fait penser à un mélange de Kurt Cobain et d'Owen Wilson. Il est entouré de trois barbus (comme à peu près 75% des membres d'un groupe indie nord-américain) et joue du folk-rock sympathique mais pas vraiment original non plus. Après un départ un peu poussif, le concert a peu à peu gagné en intensité pour finir dans une excitation générale au sein du public. Le groupe possède en effet quelques chansons dynamiques qu'on a pas de mal à reprendre en cœur tandis que Van a de son côté un certain talent pour nous faire participer à la fête (on a tous fini en criant le plus fort possible "Oh oh oh oh oh oh oh"). Je retiendrai donc un groupe intéressant à voir en concert.

Port O'Brien - I Woke Up Today [mp3]


La suite allait s'avérer bien plus calme avec Cass McCombs qui, d'entrée, demanda à baisser la luminosité pour une plus grande intimité et une atmosphère plus obscure. Alors que Van Pierszalowski était accompagné de trois barbus, Cass avait de son côté autour de lui deux jolies blondes et un batteur bien rasé. Auteur de 5 albums depuis 2002 (dont Catacombs, le dernier, sorti en juin dernier avec un joli 8,2 sur Pitchfork), le songwriter Californien fait dans les balades folk tout en proposant par moments quelques titres plus rock. Autant dire qu'il avait de bons arguments pour me séduire et ce fut bel et bien le cas : le concert se révéla très agréable, me donnant vraiment l'envie maintenant de voir ce que ses chansons peuvent donner en écoutant ses albums.

Cass McCombs - You Saved My Life [mp3]

Le dernier groupe commençant tard, m'étant inconnu et étant espagnol, cela faisait trop de raisons pour ne pas rester plus longtemps.

vendredi 11 décembre 2009

Beach House + Kurt Vile & The Violators + The Soundtrack of Our Lives @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, deuxième journée.

La deuxième journée débute avec l'un des groupes que j'attendais le plus lors de ce festival : Beach House. C'est l'an dernier que je les ai découvert avec un très bon deuxième album (Devotion) contenant de bien jolies chansons pop aux mélodies délicates portées par la si belle voix de Victoria Legrand (qui, pour info, a des origines françaises).

Il ne fallait pas arriver en retard pour rentrer dans la petite salle du Sidecar où le duo (ils sont cependant accompagnés d'un batteur en concert) prenait le relai du groupe Furguson. Sur le point de sortir un troisième album (prévu pour janvier prochain), Beach House nous ont principalement fait découvrir leurs nouvelles chansons et il y a de quoi être optimiste. Si l'on omet les problèmes de son récurrents qui ont fini par agacer le groupe, le concert a tenu ses promesses avec notamment une première partie excellente comparée à une deuxième un peu décevante. Alex Scally nous a offert d'exquises mélodies avec sa guitare tandis que Victoria, au clavier et au chant, nous a sublimé avec sa voix.

Beach House - Norway [mp3]


Le prochain concert ne commençant que 45 minutes après la fin de Beach House, je décide d'aller faire un petit tour de l'autre côté de la Plaza Reial, au Jamboree, qui accueille également quelques concerts du festival. Le groupe new-yorkais Zs s'y produisait. Je n'ai pu tenir plus de 10 minutes (et on en était toujours à la première chanson). Très expérimental, beaucoup trop en fait, limite insupportable.

De retour au Sidecar, j'assiste au concert de Kurt Vile & The Violators, eux aussi américains. Je ne m'étendrai pas sur ce concert puisque je me suis assez ennuyé. J'ai quand même réussi à rester je ne sais comment jusqu'à la fin. Dommage car on me l'avait conseillé...

Kurt Vile - Hunchback [mp3]


Passant à côté de l'Apolo sur le chemin pour rentrer chez moi, je décide d'y faire un rapide tour histoire de voir à quoi ressemble un groupe au nom étrange de The Soundtrack of Our Lives. Sur la scène, je vois alors un vieux barbu aux cheveux longs, avec un énorme bide et habillé d'une robe noire. On aurait dit le curé du coin. C'était Ebbot Lungberg, le leader et chanteur du groupe suédois. A sa droite, un autre spécimen intéressant : Mattias Bärjed, qui, avec son pantalon jaune pattes d'ef et sa petite moustache, nous a sorti la panoplie de toutes ses compétences de guitariste. On aurait dit un concours de air-guitar, mais avec une guitare... Si on oublie le côté ringard du groupe, le concert était en lui-même assez énergique et distrayant.

The Soundtrack of Our Lives - Flipside [mp3]

mardi 10 novembre 2009

The xx @ Razzmatazz

>> The xx @ Razzmatazz, Barcelone, 9 novembre 2009
>> Première partie : Extraperlo


The xx ou Camera Obscura ? Il y a déjà assez peu de bons concerts à Barcelone mais ils arrivent quand même à nous en mettre deux le même jour ! Même si les deux groupes ont chacun sorti un très bon album cette année, mon choix était presque fait : ce serait Camera Obscura. C'était sans compter sur mes compagnons de concerts qui jouaient eux la carte de la "hype" et préféraient aller voir les Londoniens. Pas envie d'aller à un concert tout seul alors je décidai de les suivre. Après tout, The xx en concert, ça doit bien le faire aussi. Raté, c'était un mauvais choix.

En voyant arriver The xx sur scène, on a une première surprise : ils ne sont que trois. Apparemment, l'une des filles serait malade. Bon, d'accord, ils y peuvent rien mais était-ce une raison pour balancer le concert ? La prestation commence bien évidemment avec Intro qui est, il faut bien l'avouer, une parfaite introduction (si on omet la piètre qualité du son du Razzmatazz comme d'habitude). Puis les trois anglais enchaînent quelques chansons sans grande conviction, communiquant seulement deux fois avec le public pour nous informer que c'est leur premier concert en Espagne (ils peuvent dire ça dans tous les pays où ils passent de toute façon vu que c'est leur première tournée) et que c'est également le dernier de la tournée.

Cette deuxième déclaration avait pourtant de quoi exciter le public : cool, dernier concert de la tournée, ils nous ont préparé quelque chose de spécial ! Malheureusement non, c'était plutôt : dernier concert de la soirée, ils en ont tellement marre qu'ils vont faire le minimum syndical. En même temps, quand on sait que leur album s'écoute en pas plus de 40 minutes, il ne fallait pas s'attendre à les voir jouer pendant 3h30. OK, on le savait que ca serait court mais on aurait juste voulu plus d'envie, plus de persuasion car j'aurais pu passer presque la même soirée assis sur mon canapé à écouter leur album.

Après 40 minutes de concert, ils se sont cassés de scène pour ne jamais revenir, le public faisant pourtant tout son possible pour qu'ils réapparaissent. Après plusieurs minutes d'attente, tout le monde avait bien compris qu'il ne fallait pas en attendre plus. Ils s'étaient foutu de notre gueule jusqu'au bout. Et franchement, je le regrette car le concert avait de quoi être bon. Leur musique est assez prenante en live et on a tout de même eu quelques rares bons passages avec notamment une version rallongée de Infinity et une reprise réussie du tube Teardrops de Womack & Womack.

Pour couronner le tout, la première partie du concert n'avait pas été une très bonne entame avec le groupe Extraperlo qui se prenait pour les Vampire Weekend espagnols, le talent en moins.

Pendant ce temps là, Camera Obscura jouaient à l'Apolo...

samedi 5 septembre 2009

Sziget Festival @ Budapest

>> Sziget Festival @ Budapest, Hongrie, 12 août 2009
>> Lily Allen, White Lies, Snow Patrol, Ska-P, Nouvelle Vague...


Juste une coïncidence. Les billets d'avion étaient déjà réservé depuis un petit moment, le plan était un petit trip (deux semaines, on fait ce qu'on peut quand on travaille avec 5 semaines de vacances par an...) en Europe de l'Est. Départ de Vienne, retour de Sofia. Entre les deux : improvisation.

Et voilà que quelques semaines avant de partir, je m'aperçois que l'on sera à Budapest pendant le fameux Sziget festival. Ça tombe bien ! On allait pas non plus sacrifier une semaine de vacances mais l'opportunité d'y aller juste pour un jour était suffisamment excitante.

Très populaire chez les Français, le Sziget s'est rapidement fait un nom pour devenir aujourd'hui l'un des plus grands festivals européen, avec une programmation musicale très hétéroclite pour plaire à tout le monde. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas ici cependant que vous aurez beaucoup de chance de croiser le dernier groupe indie-folk américain qui s'est vu publié 4 ou 5 bons articles sur quelques blogs.


Alors que R.E.M. ou Radiohead avaient squatté les lieux ces deux dernières années, les têtes d'affiche n'étaient pas vraiment à la hauteur cette année. Elles avaient pour nom Placebo, The Prodigy ou encore Faith No More...

Notre premier concert de la journée sera Nouvelle Vague. Parfois je me demande si tout le monde connaît bien le principe du projet de Marc Collin et Olivier Libaux : reprendre des classiques de la new wave en version bossa nova et les faire chanter par de jolies filles avec un joli sourire. En fait, je suis persuadé que les 3/4 du public n'en savaient rien et se sont exclamés "tiens, ils jouent une reprise !" quand ils ont entendu les notes de Just Can't Get Enough. Au final, la performance était plutôt bonne, bien plus excitée et rock qu'en CD, avec deux filles (une surtout) qui savaient comment attirer l'attention de l'audience...


La perspective du concert de Ska-P ensuite nous permettait d'aller faire un petit tour de l'île et voir ce qu'il se passait ailleurs. Bien qu'il y ait beaucoup de monde, le site est tellement immense qu'on ne se sent jamais vraiment bousculé. L'environnement est vraiment parfait pour un festival. Il y a de petites scènes un peu partout, des animations en tous genres, pleins de bars, de restaurants (et plein de chaises, ce qui est assez rare pour le signaler dans un festival !), de la bouffe du monde entier, et tout cela dans une ambiance vraiment cool avec des jeunes de toute l'Europe venus pour faire la fête. Bref, c'est le paradis du jeune sympa.

Après être passé sur quelques petites scènes dont la programmation m'était absolument inconnue, on revenait sur la scène principale (pas si immense que ça) pour la fin du concert des espagnols de Ska-P qui avaient installé une ambiance festive et pogonienne. Quel est le prochain groupe ? Snow Patrol. Ah donc on peut aller refaire un petit tour et visiter les coins de l'île qu'on ne connaît pas encore, profiter des petits bars sympas et des jeux à la con en métal.

Retour pour la fin de Snow Patrol qui finiront avec quelques unes de leurs bonnes chansons (oui, ils en ont quand même quelques bonnes si on enlève leur affreux dernier album) puis vient le dilemme de la soirée : Calexico ou Lily Allen ? J'adore Calexico, je les ai vu déjà deux fois en concert dont une fois il y a quelques mois. J'aime bien Lily Allen, je l'ai déjà vu à Glastonbury il y a deux ans et son dernier album est franchement bon. Ma copine ne connaît Calexico que de nom, ce qui n'est pas le cas de Lily Allen. Le choix est fait.


Pas de déception, Lily a rendu une copie assez bonne, n'oubliant pas de prendre le micro pour raconter quelques conneries dont le fameux "vous êtes le meilleur public que j'ai jamais vu", ce qui ne l'empêchera pas cependant de nous abandonner bien avant l'heure finale prévue de son concert. Oui, Lily Allen est une petite conne mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime bien !

Pas si grave que ça au final car ça nous laisse le temps d'aller bouffer et de ne pas rater une minute des White Lies dans une tente ultra-remplie (plus de concerts sur la scène principale oblige...). J'avais commencé à écouter leur album quelques semaines avant le festival et je n'ai pas été déçu. Ces gars là ont de très bons titres et ont livré une très bonne prestation. Ça faisait quelques temps qu'on avait pas vu un bon groupe de rock British comme celui là.

Que faire à 1h du mat après le concert des White Lies quand on a pas de tente pour dormir (nulle part pour dormir en fait) et un train pour la Roumanie à 7h du mat ? La réponse est : danser et faire les cons en faisant le tour des fêtes aux quatre coins de l'île.

Conclusion : ça donne envie de revenir plus d'un jour.

samedi 18 juillet 2009

Festival Skabazac 2009 @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 juin 2009
>> Patrice, Ghinzu, La Rue Kétanou, Juliette Lewis, Birdy Nam Nam, Fischerspooner, Second Sex, The Inspector Cluzo
...

De retour dans mon Aveyron natal pour un weekend, je tombais juste par une belle coïncidence pour le festival Skabazac. J'y avais goûté l'an dernier pour la première fois et il m'était naturel d'y revenir de nouveau, mais seulement pour un jour cette fois. Aujourd'hui solidement installé parmi les principaux festivals musicaux du sud ouest de la France, Skabazac offrait une nouvelle fois cette année une affiche pour tous les goûts. Il y avait bien sûr comme d'hab ces groupes qui squattent les festivals français d'année en année (Babylon Circus, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou, etc...), et autour de cela on retrouvait un peu de rock et d'électro.

Après avoir zappé le vendredi et avoir échappé à Grand Corps Malade (ouf !), nous sommes arrivés en fin d'après midi pour commencer tranquille en buvant une petite bière assis sur la pelouse tout en jettant un coup d'œil à Patrice, l'Allemand qui fait du reggae.

Après un bon petit aligot et une tartiflette, c'était ensuite au tour de Ghinzu de prendre place sur la grande scène. Certainement le groupe que j'attendais le plus de voir. Sortis de l'anonymat en 2004 avec leur album "Blow" et leur mémorable single Do You Read Me, les Belges ont livré une prestation solide et énergique, tout en nous présentant de nombreuses chansons de leur nouvel album sorti récemment.

Pas grand chose à se mettre sous la dent après Ghinzu donc, par défaut, nous sommes restés sur la grande scène pour découvrir le funk-rock des Bordelais de The Inspector Cluzo, mais surtout leur étrange humour... Il fallait ensuite fuire les Californiens de Suicidal Tendencies alors nous nous sommes réfugiés sur la deuxième scène pour aller voir Fischerspooner. Et ce fut une belle surprise car même si leur musique n'est pas vraiment mon truc, leur jeu de scène et toutes les danses qui vont avec valent le détour.

Notre soirée se terminait ensuite avec La Rue Kétanou qu'il est toujours assez sympathique de voir lors d'un festival. Et au final, on a malheureusement raté Birdy Nam Nam, un collectif de DJs français que je ne connaissais pas mais dont on m'a dit beaucoup de bien après coup.

mardi 25 novembre 2008

Cold War Kids @ Razzmatazz

>> Cold War Kids @ Razzmatazz, Barcelone, 24/11/2008
>> Première partie : Hjaltalin


Remarque : cet article a été réactivé sans le lien vers le fichier MP3 après que Blogger me l'ait supprimé pour des questions de non-respect de droits.

Je ne sais plus à quelle heure arriver aux concerts en Espagne ! J'avais jusqu'à maintenant l'impression qu'il fallait être au moins une heure en retard par rapport à l'horaire officiel pour arriver pour le début du groupe en première partie mais je me suis bien fait avoir hier. Ce n'est donc qu'à la dernière chanson de Hjaltalin que j'ai assistée et c'est bien dommage car ce groupe Islandais avait l'air d'avoir du potentiel du peu que je les ai vu. Ce soir là, on se croyait presque à Londres quand on voyait le programme concert proposé à Barcelone : Franz Ferdinand, Lambchop et donc Cold War Kids ! Ayant vu les premiers déjà deux fois et vu le prix très élevé des places pour Lambchop (qui jouait au Palau de la Musica dans le cadre du festival Jazz...), mon choix avait donc porté sur les gamins de la guerre froide.

Le concert avait lieu à l'immense club Razzmatazz et ses nombreuses salles. J'avais découvert cet endroit il y a peu de temps avec le concert d'Of Montreal dans la salle principale pendant une "soirée club". Cette fois, Cold War Kids jouaient dans la troisième salle et on n'allait pas s'en plaindre. Sa petite taille nous offrait en effet une intimité très sympa et une bonne proximité avec les artistes.

Pour leur premier concert en Espagne, Cold War Kids venaient nous présenter principalement des chansons de leur deuxieme album, Loyalty to Loyalty, sorti en septembre dernier. C'est fin 2006 que nous avions tous découvert ce groupe avec un buzz assez important sur la blogosphère et un premier album intéressant. En ce qui concerne le second, je dois dire que je le trouve décevant mais pas si mauvais que ça tout de même.

Le concert débute avec Nathan Willett, le leader, assis au clavier. Dès la deuxième chanson, nous avons droit à We Used To Vacation qui réveille le public. Ca continue ensuite sur un rythme élevé et une majorité de chansons extraites de Loyalty to Loyalty mais ils n'oublient pas non plus de jouer les meilleurs titres de leur premier album à l'image de l'excellent Hang Me Up to Dry que reprendra en cœur tout le public (comme toujours, chaque personne qui reprend, moi le premier, laisse croire qu'il connait les paroles mais au final chacun chante n'importe quoi, pensant que son chant sera perdu dans la masse...). Après un titre joué dans le noir en tenant des lampes de poche balayant le public, Cold War Kids nous livrera cependant une fin de concert un peu moins bonne.

On retiendra également la bonne présence sur scène du groupe en général, et notamment le bassiste qui a un déambulement assez unique et qui n'arrête pas de visiter la scène d'un bout à l'autre. Le guitariste n'est pas en reste non plus. Quand au batteur, Matt Aveiro, il reste évidemment immobile, rien à voir avec son cousin, un certain Cristiano Ronaldo Santos Aveiro... Ça c'est de l'anecdote qui tue !

Audio :
Cold War Kids - I've Seen Enough (mp3, lien enlevé car Blogger a supprimé le message à cause de ça...)

Acheter l'album Loyalty To Loyalty

jeudi 30 octobre 2008

Built To Spill @ Apolo

>> Built To Spill @ Apolo, Barcelone, 29/10/2008
>> Première partie : Disco Room


Depuis maintenant trois ans, les promoteurs Londoniens d'All Tomorrow's Parties nous offrent chaque année une série de concerts, sous le nom de Don't Look Back, dont le principe est d'inviter des groupes à jouer un de leurs albums en live. Débuté à Londres en 2005, le concept a aujourd'hui été expatrié dans d'autres pays, aux Etats-Unis notamment, mais aussi en Espagne. La sélection des groupes se fait systématiquement parmi ce qu'il se fait de mieux sur la scène indie/alternative. On a notamment vu passer des groupes comme Belle & Sebastian (jouant If You're Feeling Sinister, oh comme j'aurais aimé être là...), Dinosaur Jr., Gang Of Four, Low, Teenage Fanclub ou encore Sonic Youth.

En ce mercredi 29 octobre, c'était au tour de Built To Spill de se prêter au jeu avec l'album Perfect from Now On. Enregistré en 1997, cet album (leur troisième) leur a permis d'obtenir une certaine reconnaissance aux Etats-Unis avec des critiques souvent élogieuses. En ce qui me concerne, je ne connaissais rien de cet album il y a encore un mois. J'avais découvert Built To Spill avec You in Reverse il y a deux ans et j'avais immédiatement été séduit. Pour me préparer au concert, j'ai donc passé ces dernier jours à écouter intensivement l'excellent Perfect from Now On...

Entendre un album qu'on connaît bien entier en concert, c'est à la fois bizarre et excitant. D'un côté, il y a le manque de surprise quant à la prochaine chanson, et de l'autre, il y a l'excitation de savoir ce qu'ils vont jouer. La performance en live de Perfect from Now On a duré bien plus que les 54 minutes de l'album grace à des versions plus longues, avec un moment presque magique sur la chanson Velvet Waltz qui se termine avec une incroyable intensité. Une intensité que Doug Martsch, le leader/chanteur/guitariste/songwriter (dont le physique laisse penser qu'il ne doit pas profiter autant que d'autres de son statut de rocker pour choper les jolies filles du public en backstage), porte en lui. Ses mouvements du pied et l'agitation de sa tête d'une manière unique et étrange montrent bien qu'il est bien dans son truc.

Avant de nous quitter une première fois, Built To Spill nous fera un petit cadeau avec le titre Goin' Against Your Mind de leur dernier album avant de revenir pour un rappel de trois chansons dont une ou deux que je présume comme nouvelles (ils préparent un nouvel album pour l'an prochain).

En première partie, on a vu Disco Room qui sont apparemment les potes de Built To Spill. Une fille, trois gars, trois barbus : pas de doute, on a bien à faire à un groupe d'indie américain (Built To Spill ont eux 3 barbus sur 5). Dans un style pas si éloigné de Built To Spill, Disco Room nous a rendu une prestation intéressante au niveau musical. Cependant, avec une présence presque inexistante en live, on a l'impression qu'ils se font chier sur scène et l'intérêt est du coup bien limité...

Audio :
Built To Spill - Velvet Waltz (mp3)

Acheter l'album Perfect from Now On de Built To Spill

mardi 21 octobre 2008

Bloc Party - Intimacy

Mon premier contact avec Bloc Party, c'était il y a 4 ans. Un contact musical mais aussi physique... Après un excellent set pour inaugurer une bien belle soirée bordelaise du festival des Inrocks dans la fameuse salle du Rock School Barbey, les quatre Londoniens étaient venus pogoter et slammer avec nous dans le public pendant le concert suivant des Kings Of Leon. Je me souviens encore de l'odeur puante du t-shirt dégoulinant de Kele, ainsi que de son pied que j'ai bien failli me prendre plusieurs fois dans la gueule.

En ce qui concerne mon dernier contact avec eux, c'était dans un autre contexte, au festival Summercase. Ils n'étaient pas à l'affiche mais on avait vu Kele s'incruster sur une chanson des Kaiser Chiefs et les autres gars venus donner un petit coup de main à Foals. Quelques heures plus tard, il y avait une baston les impliquant avec Johnny Rotten des Sex Pistols.

Entre temps, je les avais vu trois fois en concert : une bonne prestation au V Festival, un concert électrique à l'Astoria de Londres et une performance décevante à Glastonbury.

Qu'on se le dise, Bloc Party est l'un des meilleurs groupe Anglais de ces 5 dernières années. Le premier album était une bombe et même si le deuxième album, A Weekend In The City, sorti l'an dernier, n'a pas été bien reçu par les critiques, leur reprochant notamment une trajectoire vers un son plus commercial, je l'ai de mon côté tout de même beaucoup aimé.

Aujourd´hui, même pas 18 mois après, Bloc Party revient avec un troisième album, Intimacy, dont la sortie a été annoncée un peu à l'arrache à peine un mois avant, sans véritable promotion, et accompagnée d'un single, Mercury. Sorti digitalement le 21 août, l'album sortira en CD le 27 octobre.

Paul Epworth avait produit le premier album, Jacknife Lee le second, et pour ce troisième opus, les deux producteurs se sont cette fois associés. Quand on connaît la différence entre les deux premiers albums, il y a de quoi se demander ce que cela peut bien donner au final... Dans une interview sur MTV, Kele Okereke déclarait que chacun des albums était imprégné des influences d'un des membres du groupe et que cette fois, pour Intimacy, c'était au tour de Matt Tong, le batteur.

Avec le très bon single Flux, sorti seul en fin d'année dernière, on avait un petit aperçu des nouvelles orientations de Bloc Party, résolument plus électro. Les deux premiers titres d'Intimacy (Ares et Mercury) confirment cette orientation avec un son haché, bourré d'effets de délai et de distortion en tout genres ainsi que de nombreux cuts sur la voix. Sur les autres titres de l'album, on retrouve d'autres styles plus fidèles au groupe comme avec le son brut, vif et rageur de Halo qui nous rapelle les jours glorieux de Banquet et Helicopter mais qui n'en possède malheureusement pas la même saveur. Le reste navigue entre des chansons plus calmes (Biko, Signs) et quelque chose de plus intriguant à l'image de Zepherus et ses choeurs.

Alors qu'en reste-t-il au final ? Beh pas grand chose et c'est bien ça le problème. Aucun titre phare qui se démarque véritablement et un album qui, même après de nombreuses écoutes, ne s'imprègne pas vraiment. Bloc Party a voulu prendre une direction plus expérimentale et originale, comme pour corriger les critiques faites après A Weekend In The City et se la jouer "Nous ne sommes pas un groupe indie-rock parmi les dizaines d'autres de la scène anglaise". C'est en fait plus ou moins le cas et on ne leur enlèvera pas le fait que cette volonté d'aller de l'avant fait preuve d'une certaine audace, ce qui est, il faut l'avouer, assez honorable ; mais voilà, l'album, pas facile d'accès et à l'écoute parfois exigeante, n'est pas à la hauteur de leur ambitions. L'album n'est pas mauvais mais ils sont tout simplement meilleurs dans un rock plus conventionnel de l'époque Silent Alarm. Je reste cependant un amateur du groupe et je suis sûr qu'ils nous pondront d'autres très bons albums dans les années à venir...

Et petite nouveauté sur le blog : à partir de maintenant je vais me la jouer à la Pitchfork et je vais mettre des notes aux quelques albums que je chronique (je vous épargne cependant les décimales) mais n'y portez pas trop attention...

Note : 12/20

Audio :
Bloc Party - Zepherus (mp3)

Acheter l'album Intimacy de Bloc Party

mardi 14 octobre 2008

Okkervil River article appendix

A l'image de Black Sheep Boy Appendix pour Black Sheep Boy ou de The Stand Ins pour The Stage Names, je vous offre également du rab qui fait suite à mon article sur le dernier album d'Okkervil River. Juste histoire de vous faire connaître quelques faits et anecdotes intéressantes (ou pas) à propos du groupe...

  • Okkervil River tient son nom d'une nouvelle de l'auteur Russe Tatyana Tolstaya
  • toutes les pochettes des albums ont été conçues par William Schaff, à ne pas confondre avec Will Sheff, le leader du groupe !
  • si la pochette de The Stages Names est placée au-dessus de celle de The Stand Ins comme ci-dessus, alors une image complète est formée (avec un peu d'imagination certes) !
  • Okkervil River a vu passé 12 différents membres depuis sa création. Ils sont aujourd´hui 7 : Scott Brackett, Brian Cassidy, Travis Nelsen, Patrick Pestorius, Will Sheff, Justin Sherburn et Lauren Gurgiolo
  • l'album The Stage Names a été mixé par Jim Eno qui n'est autre que le batteur et producteur de Spoon, un autre groupe... d'Austin, Texas
  • le nom de l'album Black Sheep Boy a été inspiré par la chanson Black Sheep Boy de Tim Hardin, chanteur folk des 60's
  • Jonathan Meiburg a enregistré quelques chansons en solo mais ces raretés sont apparemment trouvables que lors de ses concerts avec Shearwater
  • Jonathan Meiburg est passionné par les oiseaux. On peut retrouver cette influence dans le nom de son groupe ainsi que le nom de ses albums ou chansons mais aussi dans les illustrations des pochettes de Shearwater
  • Will Sheff écrivait des critiques de rock
  • Will Sheff produit actuellement le premier disque du groupe Bird Of Youth (encore une histoire d'oiseaux !). Il sort avec Beth Wawerna qui fait partie de ce groupe...
  • Okkervil River a une moyenne de 8 (respectivement 7.2, 7.5, 8.5, 8.7, et 8.0) sur Pitchfork sur l'ensemble de ses 5 albums. Il faut se méfier des notations de Pitchfork mais quand même, je suis pas sûr qu'il existe un groupe pouvant se vanter d'avoir mieux...
  • Lou Reed est un fan du groupe

Et pour finir, je vous offre le MP3 d'une démo de la chanson Unless It's Kicks. Merci à Cécile (vous pouvez trouver sur son blog l'intégralité de l'album The Stage Names en démo).

Audio :
Okkervil River - Unless It's Kicks [Demo] (mp3)

mercredi 8 octobre 2008

Okkervil River - The Stand Ins

Il y a 3 ans, je découvrais Okkervil River avec l'album Black Sheep Boy. C'était une grande découverte mais je ne le savais pas encore. L'an dernier, le groupe sortait The Stage Names qui confirmait tout le bien que je pensais d'eux. Du coup, je me suis plongé dans toute leur discographie passée et j'ai été émerveillé par un groupe qui fait aujourd'hui parti de mes favoris. Car, si c'est avec Black Sheep Boy qu'ils se sont fait connaître, on ne peut cependant pas dire que c'est parce qu'ils avaient franchi un palier, les enregistrements précédents étant d'une qualité toute aussi élevée.

Aujourd'hui, les Texans reviennent déjà (5 albums en 7 ans tout de mème...) avec The Stand Ins et ses 11 titres. Enregistré lors des mêmes sessions que The Stage Names, il devait au départ être la deuxième moitié d'un double album. Mais ce projet fut abandonné et du coup, Okkervil River se retrouvait avec de nombreuses chansons en rab. Il faut dire que Will Sheiff est bourré de tellement de talent qu'il produit à un rythme presque trop effréné ! Le groupe pensa alors à sortir un EP accompagnant l'album comme ce fut le cas avec Black Sheep Boy Appendix pour l'album Black Sheep Boy, avant de finalement décider d'en faire un nouvel album. Et nous voilà donc avec The Stand Ins qui est loin d'être une compilation des morceaux écartés l'an dernier...

Quand j'ai écouté Lost Coastlines sur leur MySpace avant la sortie de l'album, j'ai eu un premier sentiment de déception qui fut vite oublié car cette chanson devint après quelques écoutes celle qui passera en boucle sur mon lecteur et que je chanterai à tu tête sous la douche. Le démarrage avec le banjo puis l'alternance des deux voix superbes de Will Sheff et Jonathan Meiburg, pour finir avec ces "lalalala", tout simplement génial (et jetez un coup d'oeil au clip qui n'est pas mal non plus) ! Le reste de l'album est également d'un haut niveau avec des titres nourris d'une excellente instrumentation comme sur Singer Songwriter, de belles balades (On Tour With Zykos) ou encore des chansons rock plus rythmées (Pop Lie). Un vrai délice !

Si on enlève les 3 interludes, l'album est court, à la limite de l'EP, mais c'est un concentré de folk rock comme il s'en fait peu aujourd'hui. Même si je le mettrais un poil en dessous de tous ses prédécesseurs, The Stand Ins reste une référence en cette année 2008 et prouve que Will Sheff et Jonathan Meiburg (qui a quitté il y a peu Okkervil River pour se consacrer uniquement à Shearwater) sont deux des plus talentueux songwriters actuels. Je n'ai qu'un seul regret : qu'Okkervil River ne passe pas à Barcelone lors de leur tournée...

Note : 16/20

Audio :
Okkervil River - Lost Coastlines (mp3)

Vidéo :
Okkervil River - Lost Coastlines (clip)
Okkervil River - Lost Coastlines (Live @ Schubas, Chicago)

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