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samedi 17 octobre 2009

José González @ Luz de Gas

>> José González @ Luz de Gas, Barcelona, 12 octobre 2009
>> Première partie : El petit de cal eril


Rendu célèbre par une pub pour Sony il y a quelques années qui avait utilisé sa chanson "Heartbeats" (reprise de l'excellente chanson de ses compatriotes de The Knife), José González, qui, comme son nom l'indique, est Suédois, a depuis parcouru un peu de chemin. Pas trop non plus : un seul album entre temps, "In Out Nature", sorti en 2007. Le garçon n'est pas pressé et prend son temps. Sans véritable raison de promotion ou quoi que ce soit, il était de passage à Barcelone en ce lundi 12 octobre 2009.

Arrivé sur les lieux à l'heure, il a fallu attendre une bonne demi-heure de queue pour finalement entrer dans cette salle/boîte chic de Barcelone. Après une première partie dont je ne ferai pas les louanges assurée par l'artiste local El petit de cal eril, l'ami José entrait seul sur scène et entamait le concert direct. Bien qu'il ait des débuts de musiciens dans un style assez lointain de hardcore punk, José González est bien évidemment connu pour ses talents de singer-songwriter avec sa guitare classique. Et il n'a fallu que quelques secondes pour entrer dans l'ambiance de sa douce musique aux mélodies légères, avec de si jolis titres tels que "Crosses" ou "Hints".

Accompagné par moments par deux autres musiciens (dont une dont la présence n'était pas vraiment indispensable, parfois ça me fait marrer de me dire que des musiciens comme elles prennent l'avion et tout pour faire une tournée pour au final être présent 5 minutes sur scène pour taper sur un bout de bois toutes les 5 secondes mais cela n'est pas le sujet), José González nous a joué tous ses meilleurs titres. Pourtant, après une prestation assez courte au final, je n'ai pas eu la sensation d'avoir assisté à un très bon concert. Peu de présence sur scène, des chansons exactement comme sur l'album : c'est un peu dommage car il ne faudrait pas grand chose de plus pour faire de ses concerts de meilleurs moments.

samedi 5 septembre 2009

Sziget Festival @ Budapest

>> Sziget Festival @ Budapest, Hongrie, 12 août 2009
>> Lily Allen, White Lies, Snow Patrol, Ska-P, Nouvelle Vague...


Juste une coïncidence. Les billets d'avion étaient déjà réservé depuis un petit moment, le plan était un petit trip (deux semaines, on fait ce qu'on peut quand on travaille avec 5 semaines de vacances par an...) en Europe de l'Est. Départ de Vienne, retour de Sofia. Entre les deux : improvisation.

Et voilà que quelques semaines avant de partir, je m'aperçois que l'on sera à Budapest pendant le fameux Sziget festival. Ça tombe bien ! On allait pas non plus sacrifier une semaine de vacances mais l'opportunité d'y aller juste pour un jour était suffisamment excitante.

Très populaire chez les Français, le Sziget s'est rapidement fait un nom pour devenir aujourd'hui l'un des plus grands festivals européen, avec une programmation musicale très hétéroclite pour plaire à tout le monde. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas ici cependant que vous aurez beaucoup de chance de croiser le dernier groupe indie-folk américain qui s'est vu publié 4 ou 5 bons articles sur quelques blogs.


Alors que R.E.M. ou Radiohead avaient squatté les lieux ces deux dernières années, les têtes d'affiche n'étaient pas vraiment à la hauteur cette année. Elles avaient pour nom Placebo, The Prodigy ou encore Faith No More...

Notre premier concert de la journée sera Nouvelle Vague. Parfois je me demande si tout le monde connaît bien le principe du projet de Marc Collin et Olivier Libaux : reprendre des classiques de la new wave en version bossa nova et les faire chanter par de jolies filles avec un joli sourire. En fait, je suis persuadé que les 3/4 du public n'en savaient rien et se sont exclamés "tiens, ils jouent une reprise !" quand ils ont entendu les notes de Just Can't Get Enough. Au final, la performance était plutôt bonne, bien plus excitée et rock qu'en CD, avec deux filles (une surtout) qui savaient comment attirer l'attention de l'audience...


La perspective du concert de Ska-P ensuite nous permettait d'aller faire un petit tour de l'île et voir ce qu'il se passait ailleurs. Bien qu'il y ait beaucoup de monde, le site est tellement immense qu'on ne se sent jamais vraiment bousculé. L'environnement est vraiment parfait pour un festival. Il y a de petites scènes un peu partout, des animations en tous genres, pleins de bars, de restaurants (et plein de chaises, ce qui est assez rare pour le signaler dans un festival !), de la bouffe du monde entier, et tout cela dans une ambiance vraiment cool avec des jeunes de toute l'Europe venus pour faire la fête. Bref, c'est le paradis du jeune sympa.

Après être passé sur quelques petites scènes dont la programmation m'était absolument inconnue, on revenait sur la scène principale (pas si immense que ça) pour la fin du concert des espagnols de Ska-P qui avaient installé une ambiance festive et pogonienne. Quel est le prochain groupe ? Snow Patrol. Ah donc on peut aller refaire un petit tour et visiter les coins de l'île qu'on ne connaît pas encore, profiter des petits bars sympas et des jeux à la con en métal.

Retour pour la fin de Snow Patrol qui finiront avec quelques unes de leurs bonnes chansons (oui, ils en ont quand même quelques bonnes si on enlève leur affreux dernier album) puis vient le dilemme de la soirée : Calexico ou Lily Allen ? J'adore Calexico, je les ai vu déjà deux fois en concert dont une fois il y a quelques mois. J'aime bien Lily Allen, je l'ai déjà vu à Glastonbury il y a deux ans et son dernier album est franchement bon. Ma copine ne connaît Calexico que de nom, ce qui n'est pas le cas de Lily Allen. Le choix est fait.


Pas de déception, Lily a rendu une copie assez bonne, n'oubliant pas de prendre le micro pour raconter quelques conneries dont le fameux "vous êtes le meilleur public que j'ai jamais vu", ce qui ne l'empêchera pas cependant de nous abandonner bien avant l'heure finale prévue de son concert. Oui, Lily Allen est une petite conne mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime bien !

Pas si grave que ça au final car ça nous laisse le temps d'aller bouffer et de ne pas rater une minute des White Lies dans une tente ultra-remplie (plus de concerts sur la scène principale oblige...). J'avais commencé à écouter leur album quelques semaines avant le festival et je n'ai pas été déçu. Ces gars là ont de très bons titres et ont livré une très bonne prestation. Ça faisait quelques temps qu'on avait pas vu un bon groupe de rock British comme celui là.

Que faire à 1h du mat après le concert des White Lies quand on a pas de tente pour dormir (nulle part pour dormir en fait) et un train pour la Roumanie à 7h du mat ? La réponse est : danser et faire les cons en faisant le tour des fêtes aux quatre coins de l'île.

Conclusion : ça donne envie de revenir plus d'un jour.

vendredi 5 décembre 2008

Russian Red - I Love Your Glasses

Sorti le 1er avril 2008

Je ne connais pratiquement rien à la musique Espagnole. Pour moi, ça se résume en fait au flamenco, à la Macarena, à Julio Iglesias, à Mecano, à Ska-P et à "Vamos a la playa". Bref, que de grandes références. Après Londres, le choc culturel au niveau musical est assez fort. Le rock, et encore plus l'indie rock, ne sont en effet pas vraiment majoritaires dans le paysage musical Espagnol. Même si je suis persuadé que je passe à côté de bons groupes (n'hésitez pas à me donner des noms...), il faut avouer que les Espagnols sont loin d'être les meilleurs quand il s'agit de faire du rock (ça vaut aussi pour la pop, le folk, etc...).

Alors, quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert récemment Russian Red en première partie du concert de Joan As Police Woman. Ce jour là, le public ne s'y était d'ailleurs pas trompé et on était obligé de se marcher dessus dans la salle pour assister à une bien belle prestation de cette jeune artiste Espagnole qui avait même éclipsé Joan. Russian Red, de son vrai nom Lourdes Hernandez, n'a que 22 ans et vient de Madrid. Repérée sur MySpace l'an dernier, elle a ensuite franchi les échelons, se faisant notamment remarquer au fameux festival Primavera Sound. L'enchaînement logique a suivi : signature sur un label et sortie de son premier disque, I Love Your Glasses, en avril dernier.

L'impression reçue en concert s'est plus que confirmée à l'écoute de cet album. Oui, Russian Red possède un talent de songwriting rare. Ses compositions, soutenues par une instrumentation minimaliste bien souvent réduite à une simple guitare acoustique, sont d'une beauté pure avec des mélodies enivrantes et troublantes à la fois. Mais tout cela ne serait pas grand chose sans l'élément principal de cette si belle formule : la voix sublime de Lourdes Hernandez. Elle a choisi de chanter en Anglais et elle le fait vraiment très bien au point qu'il est difficile de discerner son accent espagnol, contrairement à beaucoup d'autres artistes (Espagnols, Français ou autres) pour lesquels ca peut devenir gênant.

L'album commence par Cigarettes, une chanson assez entraînante et rythmée, mais la suite nous réserve des chansons plus calmes et douces, à l'exception de They Don't Believe, elle aussi très entraînante. On a ainsi droit à des balades folk très charmantes à l'image de la magnifique Kiss My Elbow et ses quelques notes de piano, ou encore de Walls Of Fire (MP3 ci-dessous) et son refrain qui nous fait frissonner, nous faisant profiter de la si belle voix de Lourdes. Enfin, l'album se termine sur une petite fantaisie : une reprise toute en douceur de Girls Just Want To Have Fun de Cindy Lauper. Et même dans ce domaine là, c'est une réussite. Décidemment, il n'y a pas grand chose à redire sur cet album qui ne souffre d'aucune faiblesse. Un vrai délice et une vraie prouesse pour un premier album, d'autant plus qu'il nous vient d'une jeune fille de seulement 22 ans.

Avec Russian Red, l'Espagne s'est trouvée une artiste talentueuse qui, je l'espère, continuera à franchir les étapes pour ne pas se limiter qu'à l'Espagne et aux premières parties de concert. Cette fille mérite vraiment de se faire connaître. Aujourd'hui, ma culture musicale Espagnole ne se limite plus qu'à "Vamos a la playa"...

Note : 16/20

Audio :
Russian Red - Walls Are Tired (mp3)

Vidéo :
Russian Red - They Don't Believe (youtube)

Acheter l'album I Love Your Glasses de Russian Red

mercredi 26 novembre 2008

Damien Jurado @ Sidecar

>> Damien Jurado @ Sidecar, Barcelona, 25/11/2008
>> Première partie : Espaldamaceta


Après Of Montreal qui avait débuté à 3h du mat (avec cependant l'excuse de jouer un vendredi pour une soirée "club") puis Johan As Police Woman dont l'artiste en première partie (Russian Red) avait commencé à 22h, on a eu droit à une autre blague espagnole pour le concert de Damien Jurado. Ouverture des portes à 22h, première partie à 22h30, concert principal à 23h30 et fin du concert à 1h du mat. Heureusement que j'habitais à côté de la salle, ce qui m'a évité une nouvelle longue marche de nuit mais qui ne m'a cependant pas évité d'avoir encore la tête dans le cul au boulot ce matin (sachant que je commence à 8h avec une heure de trajet...). Bref, il est temps que les promoteurs Barcelonais s'accordent à terminer les concerts avant minuit.

Il y a encore quelques semaines, je ne connaissais pas Damien Jurado. Puis, un article de David F Keller sur son blog m'a convaincu de jeter un coup d'oeil à son dernier album. Le moins que l'on puisse dire est que je n'ai pas été déçu. Caught In The Trees, sorti en novembre dernier, est une perle remplie de ballades folk dont seul Damien Jurado a le secret. Originaire de Seattle, Jurado n'en est pas à ses débuts : déjà plus de 10 ans de carrière et 9 albums au compteur. De passage à Barcelone pour la dernière date de sa tournée, je ne pouvais pas le rater...

Le concert avait lieu dans le bar/club indie Sidecar, plaza Reial (on ne peut plus central), dont la salle au sous-sol n'est malheureusement vraiment pas faite pour accueillir un concert (beaucoup trop étroite et en longueur). La première partie a été assurée par un artiste catalan du nom d'Espaldamaceta. Seul avec sa guitare acoustique et chantant en Espagnol, il nous a offert une prestation belle et émouvante qui nous a plongé dans une ambiance propice à la suite des évènements.

Quinze minutes après, Damien Jurado et ses deux compères prenaient place sur scène : Jurado assis sur sa chaise à la guitare acoustique, un gars à la batterie et une fille à la guitare électrique et au clavier. La première partie du concert sera principalement dédiée au dernier album (ce qui n'était pas pour me déplaire puisque je connaissais toutes les chansons) tandis que la deuxième partie alternera ensuite avec d'autres titres de ses précédents albums. En concert, il est frappant de voir à quel point Damien Jurado fait vivre ses chansons à un niveau très intense. Avec ses si belles balades folk, il arrive à nous transmettre à la fois de l'émotion, de la sensibilité et de l'intensité.

Après un rappel de cinq chansons dont les deux dernières en solo, on sortait presque bouleversé de cette expérience si sincère. Damien Jurado est resté immobile 1h30 sur sa chaise (d'ailleurs, 99% du public n'a du rien y voir du tout pendant tout le concert...) mais il n'a pas vraiment besoin d'en faire plus pour nous toucher. Il va maintenant falloir que je me penche sur ses précédents albums...

Audio :
Damien Jurado - Go First (mp3)

Acheter l'album Caught In The Trees de Damien Jurado

vendredi 7 novembre 2008

Joan As Police Woman @ Mephisto

>> Joan As Police Woman @ Mephisto, 06/11/2008, Barcelone
>> Première partie : Russian Red


Après quatre mois très calmes, je reviens depuis fin octobre sur un rythme de concerts comparable à mes jours Londoniens. Après Of Montreal il y a deux semaines, puis Built To Spill et I'm From Barcelona la semaine dernière, j'avais cette fois rendez-vous avec Joan As Police Woman dans la salle Mephisto au Nord de Barcelone.

En arrivant sur les lieux, je suis très étonné de l'incroyable queue à l'entrée. Après quelques minutes d'attente, je rentre dans la salle complètement comble où on se marche les uns sur les autres. Je m'étonne alors du fait que Joan As Police Woman soit si populaire en Espagne. Je comprend cependant vite que tout ce monde est en fait venu voir le nouveau petit phénomène de la scène indie Espagnole : Russian Red.

Lourdes Hernandez, jolie petite Madrilène de 22 ans, s'est fait connaître sur MySpace l'an dernier et a depuis franchi les échelons à grande vitesse avec une apparence au festival Primavera Sound l'an dernier puis la sortie d'un premier album (I Love Your Glasses) en avril dernier. Et ce succès est plus que légitime. Il n'a pas fallu plus de deux minutes pour que je sois charmé par cette chanteuse à la voix sublime et par sa musique folk si simple, pure et ennivrante. Avec ses faux airs de Kate Nash Espagnole, elle chante en Anglais et elle le fait très bien (sans aucun accent), ce qui pourrait lui valloir, je l'espère, de se faire connaître plus loin que les frontières ibériques. En tout cas, j'ai vraiment été séduit par cette artiste et je vais m'empresser d'écouter son album.

Après une attente un peu trop longue et un public plus réduit (beaucoup de personnes étant venus en priorité voir Russian Red), les trois membres de Joan As Police Woman faisaient ensuite leur entrée sur scène, coiffés de perruques "Jackson Five" qu'ils ne quitteront pas de tout le concert.

Joan As Police Woman est un projet de Joan Wasser créé il y a 4/5 ans. Avant cela, l'ex de Jeff Buckley avait participé à de multiples autres projets à droite à gauche ces 15 dernières années. Ces derniers temps, on l'avait aussi vu collaborer avec des artistes comme Antony Hegarty (d'Antony And The Johnsons), Lou Reed ou encore Rufus Wainwright. Autant dire que la fille est bien présente dans le petit monde de l'indie Américain.

Le concert débuta avec Honor Wishes, première chanson de son dernier album (To Survive, sorti en juin dernier). S'en suivit quelques chansons au piano dont la très jolie To Be Lonely, avec une instrumentation toujours très réduite. Joan pris ensuite sa guitare pour des chansons plus énergiques comme To America (où elle fera au passage une petite référence au dernières élections), alternant également avec des titres de son premier album à l'image de I Defy qu'elle dédiera à Antony Hegarty qui l'accompagne sur la version enregistrée.

Elle revint à son piano pour les dernièrs titres, enchaînant les chansons portées uniquement par sa voix et quelques notes de piano mais malheureusement assez pauvres mélodiquement. Les deux chansons du rappel, dans le même registre, ne me laissèrent pas sur une bonne impression malgrès une première partie de concert pourtant assez bonne et bien que Joan Wasser possède une présence agréable et divertissante sur scène, ponctuée de nombreux "Ahouuuu" et de quelques grimaces quand elle chante.

Un bilan mitigé au final pour la prestation de Joan As Police Woman mais avec d'un autre côté la satisfaction d'une très belle surprise avec la découverte de Russian Red.

Au passage, un grand merci aux organisateurs d'avoir programmé ces concerts si tard (Russian Red qui débute à 22h, je veux bien qu'on soit en Espagne mais faut pas déconner non plus). La longue marche nocturne pour rentrer chez moi (faute de métro) a été très sympa et aujourd´hui je suis en pleine forme au boulot après avoir dormi 5h.

Audio :
Joan As Police Woman - To Be Lonely (mp3)
Russian Red - Nice Thick Feathers (mp3)
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