Affichage des articles dont le libellé est usa. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est usa. Afficher tous les articles

vendredi 5 mars 2010

Adam Green @ Razzmatazz

>> Adam Green @ Razzmatazz, Barcelone, 2 mars 2010

Il y a quelques années, après l'avoir vu une première fois en ouverture des Strokes un mois plus tôt, j'assistais au Scala à Londres au concert d'Adam Green. Ce concert reste encore aujourd'hui l'un des meilleurs auxquels j'ai assisté de toute ma vie. Mais qui est Adam Green ? Fils d'un grand neurologue, frère d'un astronome et petit-petit-fils d'une fiancée de Franz Kafka, Adam Green est un petit branleur de génie de la musique qui a commencé à 15 ans avec les Moldy Peaches avant de continuer une carrière solo qui l'a vu enregistrer 6 albums depuis 2002. L'écoute chronologique de sa discographie rend compte d'une certaine maturation et diversification même si c'est bien l'insouciance de ses premiers albums qui séduit le plus.

Mais surtout et avant toute chose, Adam Green est un phénomène ! Un show-man comme il ne s'en fait plus, un artiste loufoque, excentrique et hallucinant à la fois. Il était donc hors de question que je n'aille pas encore une fois le voir lors de la tournée pour son dernier album qui faisait étape à Barcelone. Et je ne l'ai pas regretté une seconde.

Arrivé sur scène vêtu d'un blouson en cuir trop petit, d'un pantalon slim et d'un collier rouge avec une clochette, Adam Green n'aura pas eu besoin de plus d'une minute et demi pour prendre un premier bain de foule. Au fil des chansons, le New-Yorkais nous a principalement fait découvrir son dernier album mais dans un autre style, plus rock et surtout plus excité. Ce gars ne sait pas rester en place plus de deux secondes. Il n'arrête pas de gesticuler dans tous les sens, nous proposant des chorégraphies personnelles délirantes, tout en nous offrant de sacrées mimiques avec son regard perdu. Je sais pas ce qu'il prend mais en tout cas c'est d'une efficacité incroyable.

Il y aurait tellement de chose à raconter sur ce concert que je pourrais écrire pendant des heures. Adam Green nous a fait des discours et des blagues en Espagnol, a slamé toutes les deux chansons, s'est mutilé, a roulé des pelles à la moitié du premier rang (et des bonnes galoches, on va dire ce qui est, comme dirait un certain Richard G.), et est reparti avec la fille de son choix. Et j'en passe...

Musicalement, le concert a également tenu son rang avec de grands moments comme sur l'exquise "Dance With Me" ou encore sur la fameuse "Jessica". Adam Green donne tellement que le public n'a pas besoin de se forcer pour lui rendre. Ce qui ne le connaissaient pas l'ont certainement pris pour un fou furieux mais tout le monde a, c'est une certitude, passé un très bon moment. Il n'y a pratiquement personne aujourd'hui qui peut se vanter d'avoir une meilleure présence sur scène que lui. Oui, Adam Green est vraiment un phénomène !

Trois jours après Vampire Weekend, voilà de nouveau un concert qui restera dans les annales !

jeudi 4 mars 2010

Vampire Weekend @ Penelope Club

>> Vampire Weekend @ Penelope Club, Barcelone, 27 février 2009

S'il y a un concert dont j'en attendais beaucoup, c'est bien celui là. Après avoir généralement reçu de bon échos de leurs performances, mais également après avoir découvert la vidéo de leur soirée de poche, j'avais en effet hâte de voir Vampire Weekend sur scène. Auteurs d'un album tout bonnement génial il y a deux ans, les gentils New-Yorkais ont confirmé en ce début d'année 2010 avec Contra, leur deuxième opus, qui, s'il ne possède pas autant de hits que son prédécesseur, reste tout de même à un niveau globalement élevé. Avec un "trustage" des premières places de charts dans le monde entier, on a pas beaucoup de souci à se faire pour leur avenir...

Pour la première fois de passage à Barcelone (hors Primavera festival), Vampire Weekend étaient programmés dans un lieu assez atypique, à savoir le club Penelope dans le très sympathique Poble Espanyol (ceux qui ont fait les touristes à Barcelone connaissent probablement). La salle est pleine à ras bord quand les quatre musiciens aux têtes de brillants étudiants sorti de Harvard arrivent sur scène et démarrent avec l'étrange chanson "White Sky" et son refrain délirant. La soirée est lancée ! Dès les premiers instants, on sent qu'on va passer un bon moment en ce samedi soir et tout le monde dans la salle semble être là pour faire la fête comme il se doit.

Les chansons de Contra sont privilégiées dans la première partie du concert avec par exemple l'excellente "Giving Up The Gun" et son style bien distinct. Mais Vampire Weekend n'oublient pas de nous glisser quelques titres du premier album qui ne passent pas inaperçus tels que "A-Punk" qui fit sauter toute la salle sans exception (et comment pourrait-il en être autrement !). Chaque titre fait monter l'ambiance d'un cran et c'est même l'hystérie sur "One (Blake's Got A New Face)" que tout le monde reprend en criant lors du refrain après qu'Ezra Koening nous eut donné les consignes dans un espagnol approximatif mais dont l'effort est à souligner.

Après un peu plus d'une heure, ils nous quittent sur "Oxford Comma" mais on sait bien qu'on est encore loin de la fin. Et il manque deux titres qu'ils ne peuvent pas ne pas nous jouer: "Horchata" et "Walcott". Gagné, Vampire Weekend revient avec "Horchata". Trois autres chansons puis c'est la folie générale dans le Penelope Club sur "Walcott", chanson idéale pour terminer un concert.

Oui, Vampire Weekend ont confirmé toute l'attente que j'avais en eux. Aurais-je déjà assisté au concert de l'année ?

dimanche 28 février 2010

The Fiery Furnaces @ Razzmatazz

>> The Fiery Furnaces @ Razzmatazz, Barcelone, 22 février 2010

Quatre ans après les avoir vu une première fois en concert au King's College de Londres, j'avais de nouveau rendez-vous avec The Fiery Furnaces au fameux Razzmatazz. Le concert s'annonçait bien puisque la frangine et le frangin Friedberger étaient programmés dans la salle 3 de l'immense club Barcelonais, soit une opportunité de les voir dans un lieu assez intimiste même s'il faudra encore une fois faire abstraction de la faible qualité sonore, comme d'hab au Razzmatazz malheureusement...

Depuis leur premier album en 2003, The Fiery Furnaces tienent un rythme assez impressionnant puisqu'ils ont sorti au moins un album par an dont un live en 2008 (Remember) et un album de reprise de leur propre album I'm Going Away l'an dernier ! Si, sur les derniers albums, la qualité n'atteint pas l'excellence de Blueberry Boat ou d'EP, ils arrivent tout de même à chaque fois à nous livrer des albums intéressants bien que parfois assez peu accessibles.

Si vous croyez que les Friedberger calment le jeu de l'expérimentation et de la bizarrerie en concert, détrompez vous ! Ils en profitent justement pour ajouter encore plus de folie à leur musique. Entrée sur scène parée d'un pantalon trop court et d'une chemise piquée à sa grand-mère, Eleanor entama le concert avec deux chansons assez moyennes de leur dernier album avant de lancer l'invraisemblable chanson "Chris Micheals" pour une dizaine de minutes géniales. Sur ce titre, on a droit à moins d'instruments (pas de piano par exemple) que sur la version CD mais le charme et la démence restent intactes.

La suite du concert nous réserva un passage avec des chansons pop un peu plus conformes telles que "The End Is Near" avant de revenir vers un style moins ordinaire. Après une heure de concert, le groupe nous salua avant qu'Eleanor et Matthew ne reviennent seuls sur scène, la frangine à la batterie et le frangin au chant, pour une version "inversée" et étonnante de "Waiting To Know You". Le concert se termina par deux autres titres assez déjantés qui conclurent le concert de bien belle manière. Au final, on aura eu droit à un concert qui a tenu ses promesses avec une setlist de qualité regroupant le meilleur de leur discographie alors qu'on aurait pu au départ avoir peur qu'ils privilégient leur dernier album.

samedi 20 février 2010

ILTFS : The Fiery Furnaces - Chris Micheals

Artiste : The Fiery Furnaces
Titre : Chris Micheals
Album : Blueberry Boat
Année : 2004
Single : jamais sorti en Single
Durée : 7:53
Label : Rough Trade
Producteur : Matthew Friedberger , Nicolas Vernhes

C'est avec leur deuxième album, Blueberry Boat, que j'ai découvert The Fiery Furnaces. Un son expérimental et des chansons qui dépassent bien souvent les 8 minutes, ça n'avait pourtant pas les meilleurs critères pour me séduire. Que nenni, j'ai très vite accroché à leur style au point de me passer en boucle et en boucle cet album. Et il y a notamment une chanson qui se détache sur Blueberry Boat, la troisième piste, longue de 7 minutes et 53 secondes: "Chris Micheals".

On pourrait presque dire que la chanson débute normalement avec Eleanor au chant, un son rock assez ordinaire et un clavier omniprésent. Le frangin Matthew prend le relai au chant après une minute trente. Jusqu'ici, tout va bien. Puis, à la deuxième minute, ça commence à partir un peu en live de tout les côtés, dans tous les styles. Est-ce bien la même chanson ou le disque a-t-il sauté sur la piste suivante ? C'est l'impression que l'on va avoir durant le reste de cette chanson qui est d'une richesse et d'une originalité incroyable. Eleanor et Matthew passent d'un style à l'autre sans complexe, alternant différents chants, instruments et rythmes sans aucune règle. Et c'est bien ce qui en fait au final tout son charme.

Avec une telle chanson (et nombreuses sont celles dans la même veine sur cet album), The Fiery Furnaces n'a pas vraiment le format pour passer à la radio mais comment ne pas s'incliner face à un tel chef d'œuvre. Vivement le concert dans deux jours...

samedi 13 février 2010

Redécouverte du concept de concert avec Vampire Weekend

Il n'y a pas si longtemps, j'avais découvert les soirées de poche avec Kings of Convenience. Produites par les mêmes gars que les fameux concerts à emporter, elles consistent en des mini-concerts acoustiques et intimistes dans des lieux privés et parfois incongrus. Cette semaine, un collègue m'a conseillé de jeter un coup d'œil à la dernière soirée de poche organisée avec les jeunes sympas, cools et qui ont même fait de vraies études de Vampire Weekend.

Les New-Yorkais viennent juste de sortir leur deuxième album, Contra, qui succède à leur génial premier album. Je ne l'ai pas encore assez écouté pour m'en faire une véritable opinion mais ça m'a l'air exactement dans la même veine que leur précédent disque même si la qualité des chansons n'atteint peut-être pas l'excellence des hits comme "A-Punk", "Walcott" ou "Oxford Comma" du premier LP. M'enfin, il m'a tout de même l'air plutôt pas mal cet album !

Dans deux semaines, j'aurai l'occasion de les voir pour la première fois en concert et bien que ca n'aura rien à voir avec une soirée de poche, j'aimerais tellement retrouver l'ambiance et la spontanéité qui ressortent de cette vidéo. Car qu'est ce que devrait être un concert réellement ? En regardant cette vidéo, ça parait clair : un concert devrait être un moment d'échange et de fête entre les artistes et l'audience. Aujourd'hui, on peut pas vraiment dire qu'un concert soit ainsi. Il y a de manière générale une barrière trop forte entre les artistes et le public. Un concert n'est plus qu'un show.

Alors évidemment, c'est la société qui veut ça. La médiatisation et la popularité des groupes rendent compliqué le fait de faire des concerts intimistes (qui est certainement un des critères pour partager). On ne peut pas demander aux Rolling Stones (ou tout autre groupe d'une certaine ampleur) de jouer dans des salles de 50 personnes mais n'empêche qu'ils pourraient parfois le faire.

Mais l'intimité d'une salle ne suffit pas. Il faut aussi que les groupes entreprennent l'action et aient la volonté de partager. Combien de fois voit-on des groupes, qu'ils soient connus ou qu'ils jouent dans le bar du coin, jouer leurs chansons les unes après les autres avec un "salut" au début du concert et un "merci" à la fin. Autant passer leur album sur une platine !

Remémorez vous vos meilleurs concerts, je suis persuadé que vous serez d'accord avec moi.

De nos jours, il est encré dans nos têtes qu'un concert est un moment où un groupe joue sur scène et un public les regardent. Non, ce n'est pas un vrai concert. Ça ne devrait pas être ça. Un vrai concert, c'est ça :

dimanche 17 janvier 2010

The Dodos @ BeCool

>> The Dodos @ BeCool, Barcelona, 20 décembre 2009

Avant tous ces Tops de fin d'année, 2009 s'était achevée par un dernier concert fort sympathique de The Dodos. Tout juste un an après les avoir vu à l'Auditori del Fòrum, les 3 américains (Meric Long et Logan Kroeber ont été rejoint en 2009 par Keaton Snyder, au vibraphone) jouaient cette fois dans une salle d'une toute autre mesure : au BeCool. Auteurs d'un dernier album honnête mais ma fois assez décevant par rapport à leur superbe Visiter un an plus tôt, j'étais curieux de les voir dans un endroit intime qui permet une plus grande proximité et une meilleure communication avec l'artiste.

Pour leur dernière date de leur tournée et après une soirée apparemment bien arrosée la veille à Madrid, The Dodos mirent un petit moment pour démarrer la machine. Les titres joués provenaient en majorité du dernier album. C'est après la poignante et excellente "Winter" que le concert fut rééllement lancé. Alors qu'un an auparavant à l'Auditori, on avait eu droit à un concert calme tout en acoustique, la performance du soir fut elle d'un tout autre genre avec une batterie surpuissante et une guitare électrique très énergique. Les 3 musiciens s'en sont donnés à cœur joie, nous offrant des versions alternatives et allongées de leurs chansons, comme sur l'épatante "Fools" qui a bien duré 10 minutes !

Bien qu'ils avaient du mal à cacher leur fatigue, The Dodos ont tout donné pour faire honneur à leur public et c'est vraiment plaisant de leur part. Certains groupes devraient prendre exemple... Seul petit regret du concert : ils n'ont pas joué "Two Medicines" qui est pourtant l'une des meilleures chansons de Time to Die.

lundi 14 décembre 2009

Port O'Brien + Cass McCombs @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, cinquième et dernière journée.

Après une petite pause lors de la quatrième journée pour cause de "autre chose à faire", j'étais de retour à l'Apolo pour ce cinquième et dernier jour du festival Primavera Club 2009. Comme le premier jour, seulement 3 concerts avaient lieu et bien que je ne connaissais aucun des groupes qui jouaient, j'avais bon espoir de passer une bonne soirée après m'être renseigné sur les artistes à l'affiche.

La soirée débuta avec Port O'Brien qui, comme la majorité des groupes de ce festival, nous venaient des Etats-Unis. Aux commandes: Van Pierszalowski, compositeur, chanteur, guitariste, leader du groupe, et avec une tête qui fait penser à un mélange de Kurt Cobain et d'Owen Wilson. Il est entouré de trois barbus (comme à peu près 75% des membres d'un groupe indie nord-américain) et joue du folk-rock sympathique mais pas vraiment original non plus. Après un départ un peu poussif, le concert a peu à peu gagné en intensité pour finir dans une excitation générale au sein du public. Le groupe possède en effet quelques chansons dynamiques qu'on a pas de mal à reprendre en cœur tandis que Van a de son côté un certain talent pour nous faire participer à la fête (on a tous fini en criant le plus fort possible "Oh oh oh oh oh oh oh"). Je retiendrai donc un groupe intéressant à voir en concert.

Port O'Brien - I Woke Up Today [mp3]


La suite allait s'avérer bien plus calme avec Cass McCombs qui, d'entrée, demanda à baisser la luminosité pour une plus grande intimité et une atmosphère plus obscure. Alors que Van Pierszalowski était accompagné de trois barbus, Cass avait de son côté autour de lui deux jolies blondes et un batteur bien rasé. Auteur de 5 albums depuis 2002 (dont Catacombs, le dernier, sorti en juin dernier avec un joli 8,2 sur Pitchfork), le songwriter Californien fait dans les balades folk tout en proposant par moments quelques titres plus rock. Autant dire qu'il avait de bons arguments pour me séduire et ce fut bel et bien le cas : le concert se révéla très agréable, me donnant vraiment l'envie maintenant de voir ce que ses chansons peuvent donner en écoutant ses albums.

Cass McCombs - You Saved My Life [mp3]

Le dernier groupe commençant tard, m'étant inconnu et étant espagnol, cela faisait trop de raisons pour ne pas rester plus longtemps.

jeudi 10 décembre 2009

The Black Heart Procession + HEALTH @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, première journée.

La première soirée du festival est une petite introduction aux nombreux concerts qui auront lieu les jours d'après. Seulement trois concerts, tous à l'Apolo : The Pastels, The Black Heart Procession et HEALTH. Soit trois inconnus en ce qui me concerne. Petit tour sur Last.fm pour avoir une idée plus claire : Tinderstick, Arab Strap et Blonde Redhead parmi les groupes similaires pour The Black Heart Procession. Fuck Buttons, Wavves et Liars pour HEALTH. Hmm, pourquoi pas après tout. Après une longue journée de boulot, j'avais un peu la flemme de me sortir puis finalement, l'Apolo étant à pas plus de 200m de chez moi, je me suis quand même dit que ce serait dommage de ne pas aller y faire un tour. C'est un peu comme aller chez le voisin pour regarder la télé.

Je zappe The Pastels et j'arrive pour le début de The Black Heart Procession. Originaire de San Diego, le groupe a été formé à la fin des années 90 et a déjà 6 albums à son actif (dont le dernier sorti récemment qui se nomme... Six). Cinq musiciens, beaucoup d'instruments (dont un clavier omniprésent, un violon et plein de percussions bizarres), et un rock américain dense et lugubre. Avec tous ces instruments, on pourrait s'attendre à quelque chose de spécial mais le groupe garde tout de même un son assez traditionnel voire banal. Leur performance, ponctuée de quelques balades rock sympathiques, n'avait rien d'affreux mais ne m'a pas emballé pour autant. En même temps, comme je dis souvent, il est vraiment difficile de se faire une opinion sur un groupe que l'on entend pour la première fois.

The Black Heart Procession - Forget My Heart [mp3]


C'est ensuite le groupe HEALTH qui était chargé de terminer la soirée. Ils ont beau être des voisins de The Black Heart Procession (ils viennent de Los Angeles), le contraste est pourtant grand. Jean slim, t-shirt fluo, pas de doute, on a à faire à des jeunes sympas. Et dès les premières secondes de musique, on comprend qu'on va avoir droit à un concert pas comme les autres. Une batterie surpuissante, 55 pédales devant chaque guitare et plein de petits boutons pour faire joujou, ca donne une musique très expérimentale, mélange de noise rock et d'electro. Il faut vraiment chercher pour trouver un brin de mélodie dans ce bordel musical. Ca a en effet quelques similarités avec Fuck Buttons. Si j'écoutais l'album, je ne pense pas que je pourrais tenir plus de 3 chansons mais en concert, je dois avouer que j'ai apprécié leur prestation très énergique et originale (notamment la façon de danser du gars au milieu !). Cependant, les 35 minutes de concert on suffit.

Health - Nice Girls [mp3]

mardi 8 décembre 2009

Dead Man's Bones


Des acteurs hollywoodiens qui se mettent à faire de la musique, il y a de quoi se méfier. Ryan Gosling (notamment vu dans Half Nelson) et Zach Shields (vu nulle part mais il parait qu'il est aussi acteur) se sont rencontrés il y a quelques années via leurs petites amies respectives. Le courant est très vite passé et ils se sont dit qu'ils feraient bien une petite pièce de théâtre dont le thème principal serait l'univers sinistre des fantômes et autres monstres lugubres. Le projet est tombé à l'eau mais le duo a finalement décidé d'approfondir la bande-son et d'en faire un album.

Deux ans de travail et quelques règles : ils joueront tout eux-mêmes (il a donc fallu apprendre le piano, le violoncelle, la batterie, etc...), ils ne feront pas plus de trois prises, ils ne reprendront pas de chansons de Claude François. Le terrain de jeu est établi, au travail ! Après avoir créé leur propre label (Werewolf Heart Records), le premier album de Dead Man's Bones est sorti le mois dernier accompagné de vidéos qui fleurissent sur le net.

L'univers sombre et macabre est toujours là. Aux travers de leur style, de leur musique, de leur vidéos et de leurs paroles, Ryan et Zach nous proposent une ambiance qui n'est pas sans rappeler celle des vieux films d'épouvante ou bien celle des réalisations de Tim Burton. L'instrumentation est assez simpliste mais efficace, la voix grave de Ryan s'oppose au chœurs d'enfants omniprésents, la musique est envoutante et belle, on reprochera juste un effort qui aurait pu être fait sur la production.

Pour info, le groupe a envisagé de faire un clip pour chaque chanson de l'album...





dimanche 6 décembre 2009

Quand The Fiery Furnaces reprennent The Fiery Furnaces

Il y en a qui ne chôment pas. Depuis leur premier album en 2003, The Fiery Furnaces nous sortent chaque année un nouveau disque. Cet été, le duo new-yorkais a sorti I'm Going Away, son 8ème album. Si on est pas au niveau de Blueberry Boat ou d'EP, ce dernier opus tient plutôt bien la route avec un style toujours aussi unique et saugrenu.

Mais cela ne leur suffisait pas pour 2009. Seulement 3 mois après, voilà déjà un nouvel album. Un album pas comme les autres : Eleanor et Matthew Friedberger reprennent... Eleanor et Matthew Friedberger ! Ceux qui ont eu la chance de les voir en concert savent à quel point le frangin et la frangine se plaisent à déformer leurs chansons et à nous offrir des versions très éloignées de l'album. Cette fois, ils ont franchi le pas et nous ont carrément fait une version alternative de leur dernier album !

Eleanor et Matthew ont chacun retravaillé, réarrangé et réécrit 6 chansons issues de I'm Going Away. En fait, la seule chose qui a été conservée, ce sont les paroles. Comme on pouvait s'y attendre, le résultat est étonnant. L'album s'appelle Take Me Round Again et il est disponible en écoute et en téléchargement sur le site de leur label (Thrill Jockey Records). En-voici un petit extrait en MP3:

Keep Me In The Dark (version Eleanor Friedberger) [mp3]

lundi 30 novembre 2009

Andrew Bird @ Apolo

>> Andrew Bird @ Apolo, Barcelone, 24 novembre 2009
>> Première partie : Jesca Hoop


Déjà plusieurs fois raté lorsque j'habitais à Londres, je ne pouvais pas me permettre une nouvelle fois de laisser passer l'occasion de voir Andrew Bird en concert. J'avais entendu tellement de bien de ses performances et je ne suis pas insensible du tout à sa musique. Que celui qui ne l'est pas me me balance le premier commentaire ! Suite à un bon album sorti en début d'année (Noble Beast) et pour la dernière date de sa tournée européenne, Andrew Bird était de passage à l'Apolo à Barcelone.

En arrivant sur les lieux, la première surprise fut de voir une salle remplie de chaises en plastique. Bizarre de ne pas avoir gardé la configuration habituelle mais bon, voir Andrew Bird assis, c'est pas si mal en fait. Programmée en première partie, Jesca Hoop était en train de raconter au public son enfance Mormone et la mort de sa mère avant de pincer les cordes de sa guitare pour nous jouer une de ses balades folk expérimental. Je ne connaissais pas cette chanteuse américaine dont la prestation fut une introduction sympathique. Seule sur scène avec sa guitare, Jesca Hoop joue avec sa voix pour nous offrir des chansons étonnantes et bien rythmées. Petite info curieuse : elle a été la "nanny" des enfants de Tom Waits...

Après une courte entracte, la salle de l'Apolo était pleine pour accueillir Andrew Bird qui, avant de jouer la première chanson, commença par quitter ses chaussures pour se mettre à l'aise, en chaussettes. Ce qu'il faut savoir avec Andrew Bird, c'est qu'il est absolument seul sur scène, ca peut paraître assez incroyable quand on écoute ses albums. Son secret : il commence toutes ses chansons en enregistrant des samples qui sont ensuite joués en boucle et mixés les uns aux autres. Et c'est vraiment passionnant de voir comment il construit tout cela pour un résultat toujours excellent. Un peu de violon par-ci, quelques sifflements par là, de la guitare et bien sûr le chant, tels sont les principaux ingrédients d'une recette qui tient toujours ses promesses.

Mais ce n'est pas tout, Andrew Bird est un personnage singulier et surprenant qui possède un grand sens de la communication avec le public et sait raconter autre chose que "Hey, how are you doing?" au spectateurs. Ses chansons sont vraiment différentes en concert et on ne cesse de découvrir des facettes cachées de son talent sans limites.

Pour rajouter un peu plus d'intérêt et de facétie à son spectacle, Andrew Bird nous a aussi offert quelques surprises comme ce bien joli duo avec Jesca Hoop ou encore cet invraisemblable accompagnement aux maracas assuré par l'un de ses assistants, digne sosie du brun de 118 218, qui nous a mis le feu avec sa danse peu banale. J'en ai encore le sourire rien qu'en y repensant !

Après presque deux heures de concert, Andrew Bird nous a quitté et on serait bien resté plus longtemps. Cet homme est un génie.

dimanche 22 novembre 2009

The Pains of Being Pure at Heart - Higher Than The Stars


Seulement quelques mois après la sortie de leur très prometteur premier album, The Pains of Being Pure at Heart sont de retour avec Higher Than The Stars, un EP sorti fin septembre. Quatre nouvelles chansons plus un remix (et même 3 autres remixs si vous l'avez téléchargé sur iTunes) qui ne font que confirmer le talent des New-Yorkais, très bien positionnés cette année pour remporter la récompense du nom de groupe le plus nul.

Le style n'a pas vraiment changé, les chansons sont faites de mélodies indie pop mélancoliques avec une influence de groupes des années 80 que je ne connais pas (The Field Mice, paraît-il, jamais entendu parler). L'EP vaudrait le coup d'être acheté rien que pour une seule chanson, le titre éponyme de l'album : "Higher Than The Stars". Trois minutes quarante neuf de bonheur qui en font pour moi le meilleur titre du groupe sans hésitation possible. Les trois autres chansons tiennent plus que la route mais le deuxième meilleur moment de l'album est sur le fantastique remix de "Higher Than The Stars" par Saint Etienne. De 3:49, la chanson passe après un petit lissage à 6:47 et on ne s'en lasse pas.

"Higher Than The Stars" et son remix sont en écoute ci-dessous :



jeudi 19 novembre 2009

Girls - Album


Déjà, quand on recherche "Girls" sur Internet, c'est pas gagné. Mais pour compliquer encore plus les choses, ils se sont dit qu'ils allaient appeler l'album "Album". Ils ont certainement pris conseil sur Women qui avaient appelé leur album... "Women" l'an dernier.

Quand bien même, cela ne les a pas empêché de se faire connaître, de faire partie de la "hype" et d'être aujourd'hui l'une des sensations de l'année. Aux commandes de ce groupe : un gars bizarre avec des cheveux longs, qui porte des t-shirts de Nirvana et Suede, ancien membre d'une secte à moitié hippie et qui nous vient de San Fransisco (oui, il prend de la drogue). Son nom : Christopher Owens, auteur, compositeur, leader et chanteur du groupe. Il fait tout mais il a quand même été aidé par son pote Chet Jr White pour la production.

Au fur et à mesure que l'on écoute l'album, ce qui interpelle est la diversité des chansons. On a tout simplement l'impression d'écouter une compilation de titres pop rock des Beachs Boys à nos jours. C'était en effet la volonté d'Owens : "on voulait faire un album qui représente toutes nos influences, un hommage à toute la musique qui nous a rendu heureux, ne voulant pas s’empêcher de partir dans tous les sens". Ça aurait pu mal finir. Mais non, le mélange a bel et bien marché et c'est au final un album inaccoutumé et saisissant que l'on obtient.

Le tout est servi par un chant tremblant et génial d'Owens ainsi que par un enregistrement un peu à l'arrache qui a son charme. Et que dire des paroles ? Je vous laisse celles de "Lust For Life" pour juger...

Oh I Wish I Had A Boyfriend
I Wish I Had A Loving Man In My Life
I Wish I Had A Father
And Maybe Then I Woulda Turned Out Right
But Now Im Just Crazy Im Totally Mad
Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head
And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart
Then I Could Make A Brand New Start In Love With You

Oh I Wish I Had A Sun Tan
I Wish I Had A Pizza And A Bottle Of Wine
I Wish I Had A Beach House
Then We Could Make A Big Fire Every Night
Instead Im Just Crazy Im
Totally Mad
Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head

And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart
Then I Could Make A Brand New Start In Love With You

Note : 16/20

mardi 3 novembre 2009

R.E.M. - This Is Not a Show

Seulement deux ans après leur premier album live R.E.M. Live, R.E.M. nous remettent ça avec un nouveau disque sorti le 27 octobre dernier : Live at The Olympia. Auraient-ils compris que sortir un album live est un bon moyen de se faire des thunes sans rien foutre ?

R.E.M. Live avait été enregistré à Dublin lors de leur tournée mondiale suite à la sortie de l'album Around The Sun et il faut croire qu'ils aiment bien la capitale Irlandaise puisque Live at The Olympia a non pas été enregistré à Paris mais bel et bien une nouvelle fois à Dublin.

En 2007, R.E.M. avaient en effet choisi cette ville comme résidence pendant 5 soirées de suite pour une expérience assez insolite : "tester" en live les chansons qui composeraient leur album sorti quelques mois plus tard, Accelerate. Live at The Olympia contient pas moins de 39 chansons sur 2 CDs tirées en grande partie du dernier album ainsi que des albums de leurs débuts. Bizarrement, on ne retrouve aucune chanson de leur deux albums les plus connus : Automatic For The People et Out Of Time.

Je n'ai pas écouté l'album donc je ne pourrai pas vous en dire grand chose. Cependant, il est a signaler que les 2 CDs sont accompagnés d'un DVD qui est l'objet de mon article : This Is Not a Show. Après avoir travaillé avec eux sur Ninetynights et sur le clip de "Supernatural Superserious", R.E.M. a de nouveau fait confiance au duo Vincent Moon / Jeremiah pour réaliser cette vidéo.

Depuis quelques années, Vincent Moon s'est fait un nom dans le milieu indie avec les fameux "Concerts à emporter" puis avec quelques collaborations prestigieuses (The National, Beirut, Arcade Fire, etc...). Bref, le gars a enchaîné et sa liste de groupes avec lesquels il a travaillé a de quoi rendre jaloux. Pour R.E.M., il n'a rien eu à faire puisque c'est Micheal Stipe "himself", séduit par son travail, qui l'a appelé pour collaborer.

En ce moment à Barcelone a lieu le In-Edit, un festival international de cinéma documentaire et musical. Vendredi, pour l'ouverture, This Is Not a Show était à l'affiche avec la présence de l'équipe du film. I was there.

Durant 56 minutes, Vincent Moon et Jeremiah nous plongent dans l'univers de ces 5 nuits à Dublin avec un style singulier, inhabituel et curieux à la fois. Des images uniquement en noir et blanc avec un contraste très fort, une instabilité permanente et des prises de vues surprenantes qui ne laissent apparaître qu'une partie de l'information. Le genre a de quoi perturber et pourrait déplaire à certains. Pour ma part, en tant que fan de R.E.M., j'ai trouvé le résultat plutôt bon et saisissant, le meilleur moment restant certainement sur la sublime chanson "Drive". Je recommande chaudement ! Le documentaire a été suivi d'une série de questions/réponses avec les réalisateurs qui nous ont vite fait comprendre qu'ils étaient surtout ici à Barcelone pour aller manger des tapas et boire de la sangria...

R.E.M. This Is Not a Show Trailer

dimanche 18 octobre 2009

The Thermals @ BeCool

>> The Thermals @ BeCool, Barcelone, 17 octobre 2009
>> Première partie : Telekinesis


Bien que repérés sur le calendrier des prochains concerts potentiellement intéressant à Barcelone, The Thermals ne faisaient pas parti de mon programme. Jusqu'à hier. Jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'un groupe au drôle de nom de Telekinesis jouait en première partie. La veille, j'étais tombé sur un article les concernant qui révélait notamment que leur album était produit par Chris Walla de Death Cab For Cutie, un certain gage de qualité en ce qui me concerne. Une rapide écoute validée et il n'en fallait pas plus : le soir même j'irai au concert. Autant dire que j'arrivais un peu dans l'inconnu : un album de The Thermals vaguement écouté il y a 3 ans et quelques titres de Telekinesis découvert quelques heures avant.

En faisant commencer un concert à 21h un samedi soir en Espagne, il ne fallait pas s'attendre à voir beaucoup de monde. Et c'est en effet devant pas plus d'une quinzaine de personnes que Telekinesis démarre son set. "Hi, we're Telekinesis from Seattle, Washington". Aux commandes du groupe : Michael Benjamin Lerner, batteur et chanteur sur scène, a fait tout le boulot sur le premier album, "Telekinesis !".

Immédiatement, Telekinesis a énergisé l'ambiance et a fait se rapprocher les gars au bar qui regardaient ça de loin. Pas de doute : la power-pop des Américains a quelque chose de spécial. Rien de très nouveau ou d'exceptionnel mais une petite collection de titres séduisants, bien rythmés et dynamiques qui passent très bien en live. Et en plus, ils sont cools, décontractés et sur scène, ils se font plaisir comme des gamins de 15 ans avec un gros sourire. Jolie découverte.

La petite salle du BeCool s'est ensuite remplie pour l'arrivée sur scène de The Thermals : 2 gars, 1 filles, quelques possibilités. Comme Telekinesis, The Thermals ont eu à faire à Chris Walla qui avait mixé leur deuxième album, "Fuckin A", sorti en 2004. C'est cependant deux ans plus tard, avec "The Body, the Blood and the Machine" que la bande de Portland se fera connaître. Leur dernier album, "Now We Can See", est lui sorti en avril dernier sur le label Kill Rock Stars.

L'intensité était encore plus forte qu'avec Telekinesis. Les titres se sont enchaînés à une vitesse effrénée et ni le groupe, ni le public n'a eu le temps de respirer une seconde. Leur musique prend une autre dimension en live, on se croirait même par moments dans un concert punk du milieu des années 90. Difficile de ne pas se laisser tenter d'aller sauter comme un con devant la scène. De nombreux titres du dernier album dans la setlist, les Américains terminant notamment leur concert avec leur dernier single, "Now We Can See", et ses "ohéhohohouho" repris par toute la salle. The Thermals reviendront ensuite pour un rappel de deux chansons, histoire de tremper les derniers bouts de leur t-shirts qui ne l'étaient pas encore.

Audio :
Telekinesis - Coast Of Carolina [mp3]

jeudi 17 septembre 2009

Coldplay + Flaming Lips @ Estadi Olímpic

>> Coldplay @ Estadi Olímpic, Barcelone, 4 septembre 2009
>> Première partie : The Sunday Drivers, The Flaming Lips


Cela faisait un bon moment que je savais que Coldplay allaient jouer dans le stade olympique de Barcelone. La date du concert avait été annoncée plusieurs mois à l'avance mais acheter un ticket ne m'avait pas vraiment traversé l'esprit. Les jours qui précédaient le concert, j'entendais parler du concert ici et là et je me rendais compte que je n'avais encore jamais vu Chris Martin et sa bande en live. Je me souvenais aussi du début du millénaire, il y a presque 10 ans, quand j'écoutais avec émerveillement "Parachutes", leur premier album. Ah oui, c'était autre chose que "Viva La Vida"... Et puis, il y avait les Flaming Lips en première partie, un paramètre peu négligeable. Ce fut le déclic : j'étais décidé, j'y allais ! Quelques heures avant le concert, je trouve un ticket à revendre sur internet au prix d'achat, c'est parti !

Les polémiques autour de Coldplay n'arrêteront jamais : groupe de tapettes, groupe de jeunes trop sympas, groupe de gendres idéaux, groupe que même ta grand mère écoute, groupe qui arrive même pas bourré sur scène, groupe qui remplit des stades (et donc, par définition pour le blogueur indé sympa : groupe de merde), etc... On en oublierait presque leur musique ! La semaine avant le concert à Paris, les Inrocks nous ont même pondu une série d'articles avec notamment le pour (le gars qui défend Coldplay) et le contre (le gars qui les démonte). Beh oui, parce Coldplay c'est typiquement le groupe aujourd'hui ultra-connu qui anime les débats qui me feront toujours rire du genre "c'était mieux avant, au moment leur premier EP, maintenant c'est de la merde qui sonne radio FM".


Enfin bref, parlons du concert et tout d'abord des Flaming Lips. Les pauvres, ca doit être un peu dur pour eux d'ouvrir pour Coldplay alors qu'on pourrait imaginer l'inverse (Chris Martin n'a d'ailleurs pas oublié de les remercier, ajoutant qu'ils étaient le meilleur groupe live au monde...). Ça doit être dur de jouer devant des milliers de personnes qui n'en n'ont rien à foutre, qui n'ont jamais entendu parler de vous, qui sont arrivés 5h avant le concert pour être devant et qui chante Viva La Vida pendant votre set. Ça doit être dur aussi de n'avoir qu'un pauvre son pourri alors que d'immenses ampli sont déjà installés juste à côté.


Oui mais pourtant, les Flaming Lips ont livré une prestation digne et complète pendant bonne heure. J'avais déjà eu un aperçu de leur potentiel live il y a quelques années lors d'un mini concert à Londres, j'ai cette fois eu droit à un panel plus large avec tous leurs ingrédients qu'ils ont l'habitude d'utiliser pour rendre un concert plus divertissant qu'aucun autre : Wayne Coyne dans sa sphère qui roule sur le public, des lapins qui dansent avec des grenouilles géantes et bien évidemment tous les confettis et autres conneries qui vont avec. Un concert des Flaming Lips, c'est une vraie fête !

Oui mais voilà : ce n'est pas leur concert, ca ne dure qu'une heure et ce fut bien dommage mais en tout cas : que j'aimerais les voir une bonne fois pour toute en live pour leur propre concert. Ce groupe est génial !

Après une petite demi-heure, c'était le moment que tout le monde dans le stade attendait : Coldplay entraient sur scène pour un concert d'une autre dimension. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce concert mais je ne vais pas m'éterniser sinon cet article sera bien trop long (et puis aussi parce que j'ai un peu la flemme).


Non, je n'ai pas été déçu de ce concert. Je savais à qui m'attendre. Ce fut un vrai gros concert de stade avec tous les ingrédients qui vont avec. On aime ou on aime pas. Moi j'aime bien quand c'est pas trop souvent. Chris Martin a joué des solos de piano, a couru d'un bout à l'autre de la scène, a chanté par terre en rampant, a récité quelques phrases en espagnols qu'il avait appris juste avant, etc... Il y a eu des feux d'artifices, des olas, des écrans incroyablement grands, des effets déments, etc... Le groupe est venu jouer sur une mini-scène au milieu du stade, ils ont repris Billie Jean de Micheal Jackson et ils se sont tous tenus par les épaules avec les larmes aux yeux avant de nous quitter. Ah que c'était beau... Ils nous ont même donné un CD gratos à la sortie du stade.


Oui, ils sont bons, ils ont offert un bon concert et tout le monde aurait été content sans les (apparemment) horribles problèmes de son qui ont gâchés le concert de la moitié du public (pas moi). Oui mais de toute façon c'était pas la faute de Coldplay. La seule chose que je leur reprocherais, c'est de n'avoir joué ni Don't Panic, ni Trouble qui sont pour moi peut-être bien leurs deux meilleures chansons...

Lien vers la setlist

Audio :
Coldplay - Billie Jean (Micheal Jackson cover)
The Flaming Lips - Yeah Yeah Yeah Song (acoustic) [mp3]

vendredi 31 juillet 2009

Au Revoir Simone @ BeCool

>> Au Revoir Simone @ BeCool, Barcelone, 14 juillet 2009

Deux ans après un sympathique concert Londonien qui s'était fini en fête en petit comité avec elles, les trois filles d'Au Revoir Simone étaient de passage à Barcelone au cours de leur tournée pour la sortie de leur sympathique troisième album, Still Night, Still Light. Pas de soucis à se faire : Erika, Annie et Heather sont toujours aussi jolies, souriantes et sympathiques.

Sans compter les festivals, ca faisait tout de même un bail que j'étais pas allé à un concert à Barcelone. Depuis le sympathique concert de Stanley Brinks en fait, 4 mois avant, soit une éternité par rapport à mes habitudes des 5 dernières années. Non pas que ca ne m'intéresse plus mais juste que la programmation musicale Barcelonaise est extrêmement pauvre dans le domaine indie. U2 deux soirs de suite au Camp Nou pour l'ouverture de leur tournée, ça on a eu, mais pour le reste...

Bref, parlons de ce concert. Bien que peu conçue pour accueillir des concerts, la salle BeCool, de part sa petitesse, offre une atmosphère sympathique et intime qui nous a rapproché du groupe, permettant de sympathiques dialogues entre chaque chanson ainsi que de nous plonger pleinement dans l'ambiance de leur musique, si belle, douce et voluptueuse. Le concert commença avec la sympathique chanson All Or Nothing tirée de leur dernier album que les New-yorkaises joueront pratiquement en intégralité, n'oubliant cependant pas de nous livrer aussi quelques uns des plus sympathiques titres des deux albums précédents.

Après moins d'une heure, les filles voulaient nous faire croire qu'elles allaient déjà nous quitter mais c'était en fait pour mieux revenir car elles ont grave kiffé le public Barcelonais, les "guapas" lancées toutes les 3 minutes par mon sympathique collègue et tout le monde qui essaye de chanter en Anglais avec un accent tout pourri. Elles ont conclu le concert avec l'entraînante Night Majestic puis sont venues sympathiquement se fondre dans la foule pour discuter, boire des bières et signer des autographes. Vraiment des filles sympathiques.

Audio :
Au Revoir Simone - All Or Nothing [mp3]

samedi 18 juillet 2009

Festival Skabazac 2009 @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 juin 2009
>> Patrice, Ghinzu, La Rue Kétanou, Juliette Lewis, Birdy Nam Nam, Fischerspooner, Second Sex, The Inspector Cluzo
...

De retour dans mon Aveyron natal pour un weekend, je tombais juste par une belle coïncidence pour le festival Skabazac. J'y avais goûté l'an dernier pour la première fois et il m'était naturel d'y revenir de nouveau, mais seulement pour un jour cette fois. Aujourd'hui solidement installé parmi les principaux festivals musicaux du sud ouest de la France, Skabazac offrait une nouvelle fois cette année une affiche pour tous les goûts. Il y avait bien sûr comme d'hab ces groupes qui squattent les festivals français d'année en année (Babylon Circus, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou, etc...), et autour de cela on retrouvait un peu de rock et d'électro.

Après avoir zappé le vendredi et avoir échappé à Grand Corps Malade (ouf !), nous sommes arrivés en fin d'après midi pour commencer tranquille en buvant une petite bière assis sur la pelouse tout en jettant un coup d'œil à Patrice, l'Allemand qui fait du reggae.

Après un bon petit aligot et une tartiflette, c'était ensuite au tour de Ghinzu de prendre place sur la grande scène. Certainement le groupe que j'attendais le plus de voir. Sortis de l'anonymat en 2004 avec leur album "Blow" et leur mémorable single Do You Read Me, les Belges ont livré une prestation solide et énergique, tout en nous présentant de nombreuses chansons de leur nouvel album sorti récemment.

Pas grand chose à se mettre sous la dent après Ghinzu donc, par défaut, nous sommes restés sur la grande scène pour découvrir le funk-rock des Bordelais de The Inspector Cluzo, mais surtout leur étrange humour... Il fallait ensuite fuire les Californiens de Suicidal Tendencies alors nous nous sommes réfugiés sur la deuxième scène pour aller voir Fischerspooner. Et ce fut une belle surprise car même si leur musique n'est pas vraiment mon truc, leur jeu de scène et toutes les danses qui vont avec valent le détour.

Notre soirée se terminait ensuite avec La Rue Kétanou qu'il est toujours assez sympathique de voir lors d'un festival. Et au final, on a malheureusement raté Birdy Nam Nam, un collectif de DJs français que je ne connaissais pas mais dont on m'a dit beaucoup de bien après coup.

mercredi 15 juillet 2009

Primavera Sound Festival @ Barcelona

>> Primavera Sound Festival @ Barcelona, 30 mai 2009
>> Neil Young, Sonic Youth, Herman Düne, The Jayhawks, Deerhunter, Liars, Shearwater, Alela Diane...


Que s'est-il passé au niveau "musique live" durant mes longs mois d'absence sur la blogosphère ? Beh pas grand chose en fait. Il faut bien l'admettre, la culture Espagnole ne laisse que peu de place à la musique indie et même une ville comme Barcelone n'offre qu'assez peu de bons concerts. En fait, quand on voit la musique Espagnole, on se dit qu'on est finalement plutôt gâté en France.

Oui mais Barcelone accueille tout de même chaque année un festival à faire pâlir de nombreuses personnes : le Primavera Sound. Sa programmation pointue regroupe la crème de la crème de l'indie de toutes les décennies. Il en résulte un public connaisseur tandis que tous les autres se demandent bien ce que sont que tous ces noms de groupes quand ils voient les affiches dans la rue. Au passage, on notera qu'une nouvelle fois quand il s'agit de bons festivals, All Tomorrow Parties a quelque chose à voir là dedans...

Et tout ça a un prix. Un prix bien trop excessif : 150€. Trois jours de festival pour ce prix là, c'est une honte, c'est du foutage de gueule. Chaque année, on voit le prix des festivals augmenter et ça devient vraiment n'importe quoi et inaccessible. Du coup, je me suis résigné à n'y aller qu'un seul jour, le samedi. 70€ la journée tout de même... mais je ne le regrette pas.

Comme l'an dernier pour le Summercase (un autre gros festival Barcelonais qui n'a pas lieu cette année), le Primavera Sound se déroulait au Forum, dans Barcelone, au bord de la mer. Même si le site semble parfait pour un festival, on ne ressent cependant pas l'atmosphère d'un vrai festival (dans des champs, avec des tentes et des chiottes toutes crades qui nous obligent à nous retenir pendant plusieurs jours...).


Sur les lieux dès les premières notes jouées en ce samedi, j'ai voulu commencer en jetant un coup d'oeil à Alela Diane qui jouait à l'intérieur, dans un auditorium. Pas vraiment fan de son premier album que j'ai écouté récemment, je n'ai pas non plus été vraiment séduit par sa performance en live. La suite se révélait bien plus satisfaisante avec un groupe qu'il me tardait tant de voir en concert : Shearwater. Forts d'un excellent dernier album, les Texans nous ont offert une performance solide bien que trop courte (et avec une qualité de son qui laissait à désirer) comme toujours dans un festival. Jonathan Meiburg et ses musiciens ont cependant eu le temps de nous jouer quelques uns de leurs meilleurs titres et ça donne des frissons par moments !

Après ça, le programme était assez libre : passage éclair par Liars pour me confirmer qu'ils sont définitivement trop expérimentaux pour moi, Herman Düne avec une prestation très sympa pour mettre de bonne humeur, et The Jayhawks, "vieux" groupe américain que je découvrais. La bonne surprise de la journée viendra ensuite de Deerhunter qui ne m'a jamais vraiment convaincu en album mais que j'ai réellement beaucoup apprécié en live.


En fin de soirée, c'était au tour des gros morceaux : Neil Young et Sonic Youth, deux monuments. Neil Young a beau être Neil Young, je ne connaissais pas grand chose de son immense répertoire à part les chansons incontournables. J'ai été assez impressionné par la richesse et la variété de ses chansons mais aussi par sa pêche. 63 ans le gars quand même ! Après deux heures, le concert s'est terminé en beauté avec une excellente reprise de A Day In The Life des Beatles (en MP3 ci-dessous).

Quand Sonic Youth arrivait ensuite sur scène alors qu'on était déjà en plein milieu de la nuit, il nous restait assez peu de forces pour en profiter pleinement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle leur concert ne m'a pas enthousiasmé plus que ça...


Au final, la journée a été longue et très chargée mais la qualité était au rendez-vous. J'ai vu de nombreux artistes que je n'avais encore jamais vu, le tout dans une ambiance vacances/soleil/fête/mer/bière qui joue aussi son rôle ! Ce festival a également été l'occasion de revoir quelques anciens collaborateurs d'IndiePopRock, ce qui fut un plaisir.

Audio:
Neil Young - A Day In The Life (The Beatles cover)

dimanche 5 avril 2009

Eddie Vedder - Into The Wild


Après avoir étudié de près le guide du rockeur et le lexique qui l'accompagne sur le blog Art-Rock, je vais tenter de l'appliquer avec précision pour la critique qui suit de l'album Into The Wild d'Eddie Vedder. A une différence près : ce n'est pas les mots ou expressions du lexique que nous allons utiliser mais leur définition...


Quand j'avais vu l'excellent film Into The Wild, dirigé par Sean Penn (avec qui Vedder avait déjà collaboré), je n'avais pas vraiment fait attention ni remarqué la bande originale même si elle avait certainement du jouer un rôle important dans le film et dans le fait que je l'ai apprécié. Quelques mois plus tard, après me l'être fait recommandé par plusieurs personnes et blogs, je me suis décidé à écouter cet album.

Aux commandes de cet album : Eddie Vedder, poseur plus ou moins extraverti de Pearl Jam, groupe qui a su ne pas trop déplaire au public avec 2-3 titres accrocheurs, et ne pas trop déplaire aux critiques avec 2-3 idées musicales pas trop ridicules. Depuis longtemps, on sait que Vedder n'est pas qu'un simple mec qui veut profiter pleinement du mode de vie rock'n'roll en étant reconnu lorsqu'il sort de chez lui. C'est aussi un gars qui veut être en haut de l'affiche, se taper un maximum de groupies et ne pas faire trop chochotte. Ainsi il n'attire pas seulement tous les regards des filles, mais aussi ceux des guitaristes boutonneux dans le public qui le regardent avec envie s'exciter sur son manche. Et comme si ca ne suffisait pas, c'est aussi le lui qui récolte la plus grosse part du gâteau au final. Bref, Vedder est un gars qui a multiplié les rôles pour cet album.

En fait, je connais assez peu Pearl Jam, groupe finalement assez peu populaire en France contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni où les fans se demandent encore comment Vedder, pas très malin, ne s'était pas tué à force d'excès rock'n'roll avant même de connaître le succès et de pouvoir en profiter vraiment (ce qui est aussi con que de se bourrer la gueule à la kro avant d'ouvrir un champagne millésimé). Les connaissant en tant que fer de lance du mouvement Grunge aux côtés de Nirvana dans les années 90, je ne m'attendais pas à trouver un son folk et à une musique niaise et maniérée.

L'album est en fait une très belle compilation de titres doux qui se résument bien souvent à une guitare sèche et une voix, nous faisant prendre part au voyage du personnage de Christopher McCandless dans le film, dont les paroles nous content l'aventure. L'album est composé principalement de chansons très courtes et on aurait par moments aimé que ça dure plus longtemps comme sur l'excellente No Ceiling. Guaranteed est un autre moment fort de l'album et le conclu de bien belle manière avec ses 7 minutes et un morceau présenté comme un trésor caché pas si honteux que ça.

Au final, on peut dire que ce caprice de rock-star n'a rien d'excitant, tous les titres étant aussi mornes les uns que les autres. Into The Wild n'est pas de ces albums dont la pochette et/ou la dégaine du groupe ne laissent présager rien de bon, ce n'est pas non plus un bon album mais il est tout de même pas loin d'être génial.

Note : 16/20

Audio :
Eddie Vedder - No Ceiling
Related Posts with Thumbnails