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samedi 20 septembre 2008

The Dø @ BAM

>> The Dø @ BAM, Plaça dels Àngels, Barcelona, 19/09/2008

Pendant une dizaine de jours à partir du 19 septembre, c'est La Mercè à Barcelone et les rues se remplissent de monde et d'animations en tout genre. La Mercè existe depuis 1871 et est devenue l'un des plus grands festivals d'Espagne. Au programme : tradition (castells, etc...), feux d'artifices, arts de rue, cirque, sport et bien sûr musique (autant dire qu'avec tout ça, ca va être dur de se lever pour aller au boulot pendant la semaine...).

Les concerts sont nombreux dans toutes la ville et on retrouve des scènes sur pratiquement chaque place de Barcelone. Le BAM (Barcelona Acció Musical, le nom du festival de musique) regroupe des artistes divers et variés venus des quatre coins de la planète et il n'est pas toujours facile de faire sa sélection.

En ce premier jour veille de weekend, il y avait The Dø au programme sur la Plaça dels Àngels. Olivia Bouyssou Merilahti, née d'une mère finlandaise et d'un père français, et Dan Levy, français, forment un duo qui connaît un succès grandissant, aidé peut-être par une pub passé en France avec en fond leur titre On My Shoulders (pub que je n'ai à vrai dire jamais vue, ca fait longtemps que je ne regarde plus la TV et que je n'habite plus en France). N'empêche que leur premier album, A Mouthful, sorti au début de l'année, propose des choses assez intéressantes et s'écoute agréablement sans être non plus fantastique. Leur folk rock a quelque chose de spécial et d'assez attachant, avec des sonorités particulières et porté par la jolie voix d'Olivia. Pour info, on prononcerait apparemment le nom du groupe "do" et non pas "dou" et pas "deu" non plus (cette dernière prononciation devrait pourtant être la bonne, le"ø" en Suèdois et Norvègien se prononcant "eu", en Finlandais j'en sais rien par contre). Pour certains, le nom du groupe viendrait de la note de musique, pour d'autres, ca viendrait des initiales de Dan et Olivia. Au final, on s'en fout un peu et on retiendra qu'ils s'appellent The Dø !

La pluie commence à tomber et les parapluies sortent (au passage, on devrait interdire les parapluies aux concerts !) quand The Dø entrent en scène. A part quelques Français dans le public, la plupart des spectateurs découvrent ce duo et les charmes d'Olivia qui fait plus Française que Finlandaise avec ses cheveux bruns et sa coiffure bizarre qui rivalise presque avec celles des Espagnoles. Après un départ tranquille, le concert gagne en intensité lors du titre The Bridge Is Broken, joué en version allongée.

Puis, alors que beaucoup de gens étaient plus là plus pour boire une bière et discuter (ce qui était assez génant, surtout quand on connaît le niveau sonore des Espagnols...), le single On My Shoulders mettra tout le monde d'accord avec une attention bien plus importante. Le concert continuait ensuite et voyait Olivia Bouyssou Merilahti de plus en plus en forme tandis que son compagnon se contentait vraiment du minimum avec une présence sur scène pratiquement nulle. On notera le moment sympathique sur Unissasi Laulelet, chanté en Finlandais (que cette langue est bizarre !) ainsi que le dernier titre où le batteur et son choix incroyable de percussions s'est bien fait plaisir.

Au final, on aura eu droit à une bonne performance du duo The Dø qui aura même été au-dessus de mes attentes. Ca fait plaisir de voir un groupe Français (enfin, Français à 75%) comme celui-là qui propose une musique intéressante et originale et qui commence même à se faire connaître à l'étranger. Je leur souhaite une bonne continuation !

A noter qu'ensuite, on a vu Olivia Ruiz qui a terminé son concert avec une reprise des... Yeah Yeah Yeahs (Date With The Night) !


Audio : The Dø - Unissasi Laulelet (mp3)

Vidéo : The Dø - On My Shoulders (clip)

Acheter l'album A Mouthful

mercredi 27 août 2008

The National - The Virginia EP

L'an dernier, avec l'album "Boxer", on les a retrouvés de nombreuses fois dans les premières places des tops de fin d'années. Bien qu'étant leur 4ème album, c'est celui-ci qui les a vraiment révélé, même si "Aligator" avait déjà été très remarqué il y a 3 ans. Cette année, alors qu'ils tournent avec R.E.M. pour assurer leur première partie, The National ont sorti un peu plus dans l'anonymat un EP, "The Virginia EP", accompagné d'un DVD, "A Skin, A Night".

Première constatation : cet EP est l'EP avec le plus de chansons que je connaisse : pas moins de 12 titres ! En fait, c'est seulement le fait que l'EP soit principalement composé de B-Sides, de versions live ou de reprises qui ne permet pas d'en faire un véritable album.

J'avais beaucoup apprécié "Aligator" et "Boxer" et je n'ai donc pas été surpris lors de ma première écoute de "The Vriginia EP" de retrouver toute la magie qui a fait le succès des Américains : des balades obscures portées par la voix grave de Matt Berninger. Aujourd'hui, après de nombreuses écoutes, je crois même que je préfère ce disque à tous les précédents. Il possède de véritables perles telles que la première chanson de l'album, "You've Done It Again, Virginia", et sa mélodie imparable. Mais ce n'en est qu'une parmi tant d'autres sur un EP d'une beauté impressionnante qui, avec ses chansons mélancoliques, n'est cependant pas à écouter si vous avez pas le moral...

A noter également que "The Virginia EP" possède deux reprises fortement réussies : l'une de Caroline Martin ("Without Permission") et l'autre, sublime, de Bruce Springsteen ("Mansion On The Hill"). Ajoutez à cela une superbe version live de "Fake Empire" et vous obtenez un disque qu'il faut absolument se procurer, même si vous pensiez au premier abord que ce n'était qu'une compil sortie pour se faire de l'argent. Non, ce disque est véritablement une grande réussite.

Un petit mot sur le DVD même si je ne l'ai pas vu : le film a été produit par l'incontournable Vincent Moon qui a déjà collaboré avec rien de moins que R.E.M. ou Beirut... Ce gars me fait rêver...

Note : 17/20

Audio :
The National - You've Done It Again, Virginia (mp3)

vendredi 8 août 2008

Cinema do Brasil

Le cinéma Brésilien est actuellement sous les feux des projecteurs avec deux films qui font parler d'eux (en toute relativité) : "La Cité des Hommes" ("Cidade dos Homens"), qui vient de sortir en France et "Tropa de Elite", qui sortira très prochainement (le 3 septembre). Quel est le point commun entre ces deux films ? Les favelas bien sûr. Un sujet qui est d'ailleurs à l'origine du succès du plus culte des films Brésilien : "La Cité de Dieu" ("Cidade de Deus").

De ces deux films je n'ai vu que "Tropa de Elite", récent vainqueur de l'Ours d'Or au festival de Berlin. Le film traite d'une unité spéciale de la police de Rio de Janeiro (la BOPE) qui tente tant bien que mal de faire respecter un minimum de loi dans les favelas tandis la police "normale" est rongée par la corruption. Sans être non plus extraordinaire, ce film m'a bien plu et montre encore une fois l'incroyable et impensable vie des habitants des favelas. A noter que dans un passage du film, on a un peu l'impression d'être dans "Full Metal Jacket"...
Je n'ai pas encore vu "La Cité des Hommes" mais il semble bien que ce film, tiré d'une série, vaille également la peine. Il traite lui aussi des favelas mais sous un autre angle.

Mais si j'écris cet article, mon objectif majeur n'est pas de vous parler de ces deux films mais du cinéma Brésilien en général. Peut-être est-ce le fait que j'ai voyagé au Brésil récemment mais j'ai regardé ces derniers temps de nombreux films "Brasileiro" et j'ai été séduit. Comme beaucoup, je connaissais auparavant "La Cité de Dieu" et le réalisateur Walter Salles et son très bon film "Carnets de Voyage" (dont je vous conseille aussi le livre au passage). J'ai depuis étoffé ma liste avec de bien belles surprises...

A commencer justement par quelques autres films de Walter Salles et notamment "Central Do Brasil", vainqueur lui aussi de l'Ours d'Or en 1998, qui est un très bon film, mais aussi "Avril Brisé" ("Abril Despedaçado"), un joli conte transposé au Brésil. J'attends maintenant avec impatience son prochain film, "Linha de Passe" où l'action se situe cette fois à Sao paulo.

Pour finir, une autre belle surprise a été "Proibido Proibir", de Jorge Duran, une belle histoire autour de trois étudiants à Rio de Janeiro...

Ce n'est pour l'instant qu'une courte liste mais je compte l'allonger rapidement dans les mois qui viennent, les bons films Brésiliens n'étant apparemment pas ce qui manque. Ci-dessous, une liste de ces films. Je vous conseille de vous y pencher dessus...

Films vus :
La Cité de Dieu (Cidade de Deus)
Central do Brasil
Carnets de Voyage (The Motorcycle Diaries)
Tropa de Elite
Avril Brisé (Abril Despedaçado)
Proibido Proribir

A voir:
La Cité des Hommes (Cidade dos Homens)
Linha de Passe
Carandiru
Terre Lointaine (Terra Estrangeira)
O Quatrilho
L'Année où mes parents sont partis en vacances (O Ano em Que Meus Pais Saíram de Férias)
Bahia, Ville Basse (Cidade Baixa)
Brasileirinho - Grandes Encontros do Choro
A La gauche du Père (Lavoura arcaica)
La Maison de Sable (Casa de Areia)
O Invasor


Et parce qu'il ne faut pas oublier que ce blog est avant tout un blog musical, voici une chanson du dernier album du groupe phare de la scène indie Brésilienne, CSS.

Audio:
CSS - Left Behind (mp3)


Sur ce, je pars 3 semaines en vacances (oui, je sais, ca fait que 5 semaines que j'ai repris le boulot...) donc le blog sera en pause pour un petit moment.

Beleza !

samedi 26 juillet 2008

Petit cours d'Anglais pour adolescents

Rares sont les groupes Français "indie" qui arrivent à se faire connaître de l'autre côté de la manche. A vrai dire, on doit même pouvoir les compter sur les doigts d'une seule main dans les 5 dernières années. Quentin Delafon, Dorian Dumont et Michael Szpiner sont The Teenagers et ils ont réussi ce petit pari.

Comment ont-ils fait ? Bon, d'abord, ils ont fait un album pas mauvais mais en général ça ne suffit pas. Leur truc c'est que ce sont des Londoniens et c'est de l'intérieur de "la capitale mondiale des groupes indie de jeunes sympas" qu'ils ont réussi à se faire connaître. Si on ajoute à cela leur style vestimentaire et leur coiffure typiquement British, ça fait au final quelques bons arguments pour réussir à au moins passer sur NME. D'ailleurs, je suis persuadé que j'ai du les croiser au moins une fois dans un concert ou une soirée Londonienne... Au passage, le producteur de leur premier album "Reality Check" est Gordon Raphael qui a bossé auparavant avec The Strokes ou encore Regina Spektor pour ne citer qu'eux. Respect.

Autre chose intéressante que je viens de découvrir : Dorian Dumont et Michael Szpiner sont deux des fondateurs du webzine Liability, consacré au rock indépendant. En fait, je viens aussi de découvrir ce webzine qui est dans la même veine qu'IndiePopRock.

Si je poste un message sur The Teenagers, c'est pas vraiment par ce que je suis fan même s'il faut avouer que leur album tient assez bien la route. Non, en fait, c'est parce que je me suis dernièrement penché sur leur paroles de plus près et c'est quand même assez délirant ! Alors je me suis amusé à traduire les paroles de "Homecoming" et voilà ce que ça donne ci-dessous. Ca fera un bon petit exercice pour ceux qui comprennent rien à l'Anglais, même quand ce sont des Français qui chantent...


"Homecoming", paroles en Anglais :

[male]
Last week, i flew to san diego to see my auntie.
On day one, i met her hot step-daughter.
She’s a cheerleader, she’s a virgin, and she’s really tan.
As she stepped out of her massive car,
I could only notice she was more than fuckable.
I think she was coming back from the game or something,
’cause she was holding those silly pom-poms.

One day two, i fucked her, and it was wild.
She’s such a slut.

[chorus]
[male]
I fucked my american cunt
[female]
I love my english romance
[male]
It was dirty, a dream came true
Just like i like it, she’s got nice tits
[female]
It was perfect, a dream came true
Just like a song i’ve been wanting to

[female]
Ok, listen girls:
I met the hottest guy ever.
Basically, as i was stepping out of my suv,
I came face to face with my step-cousin or whatever, who cares?
Anyway, he was wearing skinny jeans, had funky hair
And the cutest british accent ever.
Straight away, i could tell he was rocker
From his sexy attitutde and the way he looked at me.
Mmmmmm, he is totally awesome.
Oh my god,
I think i’m in love.

[chorus]
[male]
I fucked my american cunt
[female]
I love my english romance
[male]
It was dirty, a dream came true
Just like i like it, she’s got nice tits
[female]
It was perfect, a dream came true
Just like a song i’ve been wanting to

[male]
It was so nice to meet you

[female]
The pleasure was all mine
I do like you
Come to cancun for spring break

[male]
I’ll think about it
It could be great

[female]
And don’t forget to send me a friend request

[male]
As if


"Homecoming", traduction des paroles en Français :

[mec]
La semaine dernière, j'ai pris l'avion pour San Diego pour aller voir ma tante.
Le premier jour, j'ai rencontré sa bonasse de belle-fille.
C'est une pompom-girl, elle est vierge, et elle est vachement bronzée.
Lorsqu'elle est descendu de son énorme voiture,
J'ai seulement pu m'apercevoir qu'elle était plus que baisable.
Je pense qu'elle revenait d'un match ou quelque chose du genre,
Car elle portait ces pompons ridicules

Le deuxième jour, je l'ai baisé, et c'était délirant.
Elle est tellement cochonne.

[refrain]
[mec]
J'ai baisé ma salope américaine
[fille]
Je suis amoureuse de mon anglais romantique
[mec]
C'était crade, un rêve est devenu réalité
Juste comme j'aime, elle avait une jolie paire
[fille]
C'était parfait, un rêve est devenu réalité
Juste comme une chanson que j'attendais

[fille]
OK, écoutez les filles :
J'ai rencontré le plus beau-gosse de tous les garçons
En bref, au moment où je descendais de ma voiture de sport,
Je suis tombé face à face avec mon beau-cousin ou un truc du genre, enfin bref, on s'en fou !
Bref, il portait un jean slim, avait une coupe funky
Et le plus mignon des accents British que je n'ai jamais entendu,
Tout de suite, j'ai pu dire que c'était un rocker
De part son attitude sexy et la façon dont il me regardait.
Mmmmmm, il est complètement superbe.
Oh mon dieu,
Je pense que je suis amoureuse.

[refrain]
[mec]
J'ai baisé ma salope américaine
[fille]
Je suis amoureuse de mon anglais romantique
[mec]
C'était crade, un rêve est devenu réalité
Juste comme j'aime, elle avait une jolie paire
[fille]
C'était parfait, un rêve est devenu réalité
Juste comme une chanson que j'attendais

[mec]
C'était si bon de t'avoir rencontré

[fille]
Tout le plaisir était pour moi
Je t'aime vraiment
Viens à Cancun cet été

[male]
Je vais y réfléchir
Ca pourrait le faire

[fille]
Et n'oublis pas de m'ajouter comme ami

[male]
Oui oui, c'est ca...


Audio :
The Teenagers - Homecoming (mp3)

Vidéo :
The Teenagers - Homecoming (youtube)

lundi 21 juillet 2008

Summercase Festival @ Barcelona - Day 2

>> Festival Summercase @ Barcelone, Catalogne, Espagne, 18 et 19 juillet 2008
>> Day 2 : The Kooks, The Breeders, Kings Of Leon, Sex Pistols, Kaiser Chiefs, The Stranglers, Mogwai, CSS, Foals, Pete and The Pirates, Mystery Jets, Los Campesinos!, The Raveonettes, Peter von Poehl...


Après une première journée de haut niveau, l'enthousiasme était toujours au beau fixe pour la deuxième journée du festival Summercase sous un soleil toujours aussi radieux. Un programme très chargé au rendez-vous et une arrivée dès 5h de l'après-midi afin de ne rien rater.

Direction la troisième scène pour voir Pete and The Pirates, cinq jeunes Anglais de Reading avec des têtes de premiers de la classe qui font de l'indie-rock. Pas grand chose d'exceptionnel au final et je dirais même plutôt une déception pour ce groupe dont j'avais entendu du bien auparavant. Ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Juste après, toujours sur la même scène, c'était au tour d'un autre groupe British de prendre place sur la scène : Mystery Jets et son chanteur handicapé par une jambe cassée. Il ne fallait pas s'attendre à des merveilles de ce groupe qui est bien gentil mais qui n'a rien de vraiment attachant et qui n'est qu'un autre groupe Anglais parmi tant d'autres...

Pas vraiment la patience de les suivre jusqu'à la fin, d'autant plus que Peter von Poehl s'apprête à entrer sous le chapiteau sur la plus petite des quatre scènes du festival. Quand il commence, on doit être pas plus de 10 perdus à l'écouter, donc pas de souci pour s'avancer au premier rang... Au fur et à mesure, de plus en plus de monde arrive mais on restera tout de même au final dans une certaine intimité pendant tout le concert. Cependant, on sent le Suédois heureux d'être là, se prêtant à quelques phrases en Espagnol et livrant une belle prestation avec de magnifiques titres comme "The Story Of The Impossible", meilleur moment du concert sans aucun doute.

La faible notoriété de Peter von Poehl n'était pas la seule raison de son petit nombre de spectateurs. Sur la scène principale, il y avait en effet The Kooks dont j'ai suivi la fin avec un enthousiasme assez mesuré.

Juste après eux, c'était au tour de The Breeders. A part le hit des années 90 "Cannonball", je ne connaissais pratiquement rien du groupe de Kim Deal. Après 10 minutes et trois chansons, je sens que le concert va avoir du mal à s'enflammer et que je risque de me faire chier. Sans hésitation, je me rend voir Los Campesinos et je ne le regretterai pas ! Les jeunes Anglais, qui ont sorti récemment un album de pop déjantée très sympathique, ont mis le feu sur la troisième scène qui avait du mal à contenir tout le monde venu les voir (serait-ce leur nom Espagnol qui a attiré tant de monde ?...). Eux-même n'en croyait pas leur yeux et se sont même permis de lâcher qu'ils préféraient Barcelone à Madrid (où ils avaient joué la veille). Au final, il n'y avait pas de doute, c'était l'un des meilleurs concerts du festival.

Ensuite, en sortant, on entendait sur la scène d'à côté la mélodie de "Golden Brown". The Stranglers, d'autres revenants parmi tant d'autres lors de ce festival, étaient au milieu de leur concert dont j'ai suivi la deuxième moitié avec un intérêt ma fois assez élevé. Leur musique a bien traversé les époques et sonne toujours très bien.

Ça enchaînait ensuite direct avec les Kings Of Leon dont je suis loin d'être le premier fan mais sur lesquels je ne crache pas non plus dessus. Bref, le bon moment choisi pour aller se restaurer afin de ne rien rater ensuite de la performance de Mogwai qui jouait leur premier album, "Mogwai Young Team", en entier. Je ne savais pas trop quoi attendre de ce genre de groupe en concert, je dois avouer que c'est pas ce que je préfère. En fait, c'est même limite chiant au bout d'un moment mais cela n'engage que moi...

Vers la fin du concert des Ecossais, il ne restait plus grand monde pour les regarder, tout le monde s'était en effet déplacé pour assister à l'évènement de la soirées : les Sex Pistols ! Emmené par un Johnny Rotten en pleine forme dans sa combinaison qui ressemblait à rien, le groupe mythique de la fin des années 70 a joué un set énervé comme on l'attendait. On a beau dire mais ça faisait tout de même quelque chose d'entendre "God Save The Queen" !

Mais en fait, après avoir vu la dernière chanson des Raveonettes, je me demandais si cela n'avait pas été une erreur d'être resté si longtemps voir les Sex Pistols... Le marathon continuait ensuite avec CSS qui ont fait dansé toute la foule avec un mélange de leurs hits et de quelques nouveaux titres inédits. Plus tard, faute de mieux, on avait droit aux Kaiser Chiefs. Comme la veille pour The Verve, c'était le moment idéal pour se reposer sur la pelouse au loin. Seul petit détail à noter : la présence de Kele Okereke, le chanteur de Bloc Party, venu accompagner les Kaiser Chiefs aux percussions sur une chanson. On se demande bien ce qu'il foutait là...

Il fallait bien ce moment de repos pour être ensuite en forme pour Foals qui ont eux aussi rameuté un paquet de monde. Je me souviens les avoir découvert et remarqué il y a deux ans lors d'un petit festival Londonien, ils ont depuis fait du chemin... Foals, je trouve que ça devient assez vite chiant à écouter en album mais en concert c'est une autre histoire, ça donne envie de sautiller dans tous les sens ! De plus, les membres du groupe sont assez dynamiques sur scène. On notera aussi l'intervention discrète aux percussions de deux autres membres de Bloc Party sur une chanson. Apparemment, ils sont potes avec Foals...

D'ailleurs, en ce qui concerne les faits divers, il y a eu une baston dans les coulisses entre Johnny Rotten et Kele Okereke avec parait-il des propos racistes au passage, le chanteur des Sex Pistols remettant aparemment ça un peu plus tard avec Yannis Philippakis (le chanteur de Foals) ! Plus d'infos sur NME ici, là et là...

La fin du concert de Foals signait plus ou mois la fin du festival même s'il restait à voir Los Planetas, un groupe apparemment important de la scène rock Espagnole mais à part les Espagnols, je me demande bien qui en avait quelque chose à foutre...

Pour conclure, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ce festival (21 concerts en deux jours !) qui en plus d'une affiche de très haut niveau, possède de nombreux autres atouts comme par exemple son emplacement et son organisation quasi-parfaite. Si vous avez envie de faire un petit tour en Espagne l'été prochain, je ne serais trop vous le conseiller ! Il n'y a pas que Benicassim !

Audio :
Los Campesinos - Don't Tell Me To Do The Math(s) (mp3)
Peter von Poehl - The Story Of The Impossible (mp3)

dimanche 15 juin 2008

Festival Skabazac @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 et 14 juin 2008
>> Massilia Sound System, Têtes Raides, Millencolin, Ez3kiel, Le Peuple de l'Herbe, Sick Of It All, CocoRosie, Arno, Tiken Jah Fakoly, Raekwon et Ghostface Killah, Dans le Sac, Dizzee Rascal, The Herbaliser, Does It Offend You, Yeah?, Minitel Rose, Digitalism, David Caretta...



Un an après "l'expérience Glastonbury", c'était mes retrouvailles avec un festival avec Skabazac, dans de toutes autres proportions. Né il y a dix ans en pleine mouvance ska sur la commune de Sébazac (d'où son nom), Skabazac a depuis fait du chemin et c'est maintenant l'un des festivals majeurs du Sud-Ouest. Chaque année, l'affiche est de plus en plus impressionnante et on avait par exemple vu passer Tryo, Les Wampas, Iam, Dionysos, Ska P, Louise Attaque ou encore dEUS avec une programmation toujours très hétéroclyte. L'an dernier, la programmation avait même un joli penchant rock qui n'était pas pour me déplaire. Archive, Art Brut, The Rakes et Herman Düne étaient en effet de la partie aux côtés des incontournables Ogres de Barback et autres La Ruda pour l'affiche la plus belle de l'histoire du festival. Malheureusement, les intempéries avaient obligé les organisateurs à annuler le festival au tout dernier moment...

Bizarrement, en tant qu'originaire de la région, c'était ma première venue à Skabazac. Avec l'épisode 2007, on avait peur que le festival perde de l'intérêt mais c'en était rien. Certes, l'affiche n'était pas à la hauteur de l'année passée mais on retrouvait tout de même de gros morceaux comme le Wu-Tang Clan, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra et les Têtes Raides. Pas de chance, Emir annulait quelques jours avant, tout comme le Wu-Tang Clan qui ne viendraient finalement qu'avec la moitié des membres dont Raekwon et le fameux Ghostface Killah. Un véritable coup dur pour le festival...


Vendredi 13 juin

Vers 20h, je me dirigeais sereinement vers le site et je tombais très vite sur un énorme bouchon alors qu'on était encore loin du but. Ca ne bouge pas d'un poil, la décision sera vite faite : retour à la maison pour ne pas rater le match France-Pays Bas plutôt que de l'écouter à la radio dans les bouchons. Après cette humiliation, je repartais en direction du festival et y arrivait sur les coups de 23h. Dommage, Ez3kiel venait de terminer, tout comme les Têtes Raides...

On suivra finalement la performance de Millencolin tout en alternant avec Le Peuple de l'Herbe sur l'autre scène. D'un côté, on avait le "punk skate rock californien" des Suédois, de l'autre le style difficilement descriptible des Français. Le problème avec les groupes comme Millencolin, c'est que quand on ne connaît pas bien, on a au bout d'un moment l'impression qu'ils jouent à chaque fois la même chanson. On n'enlèvera cependant pas le fait qu'ils ont dégagé une grosse énergie et que leur perfomance était dans l'ensemble satisfaisante. Pour ce qui est du Peuple de l'Herbe, que l'on retrouve chaque année dans la moitié des festivals Français, il n'y a pas de doute sur leur popularité. C'est une musique taillée pour les festivals mais bon, c'est pas vraiment mon truc...
Après ça, quand on a ensuite vu Psy4 de la rime arriver sur scène, on a compris qu'il était déjà temps de quitter les lieux.


Samedi 14 juin

Pas de bouchon et pas de voiture pour aujourd'hui, c'est à pied que l'on vient au festival. Il faut dire que j'habite en fait juste à côté... On arrive vers le site vers 19h pour voir CocoRosie avec un bel espoir. Nouveau coup dur : à l'entrée, des affiches annoncent l'annulation du concert du duo Américain avec la copie du contrat à côté (15 000 € pour ceux que ca intéressent). La raison : pas de raison. Difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé... The Herbaliser prend leur place, leur son jazz/hip hop passant parfaitement en buvant une petite bière assis dans le champ.

On bougeait ensuite voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où David Caretta commencait son set, juste le temps de comprendre qu'il vallait mieux qu'on retourne sur la scène principale reprendre une bière. Peu de temps après, c'était au tour d'Arno de faire son entrée sur scène. Venu remplacer Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, le chanteur Belge n'a pas réussi à conquérir le public. Le seul souvenir que j'avais de lui était sa réception pas très nette d'une victoire de la musique il y a quelques années. En fait, musicalement, sa musique est assez intéressante avec de bon riffs de guitare et un guitariste qui se fait bien plaisir mais ce qui est plus compliqué, c'est apprivoiser son chant et sa voix...

Dès la fin de la performance d'Arno, on entendait du gros son électro sur l'autre scène. C'était les trois Nantais de Minitel Rose qui débutaient leur set. Initialement pas prévu dans la programmation, le trio était un peu l'invité mystère. Ils ont en tout cas donné une belle impression et seront à suivre dans les mois qui viennent.

La suite du programme n'avait pas grand chose pour m'enthousiasmer. D'un côté Dizzee Rascal, de l'autre Tiken Jah Fakoly. Du rap et du reggae. On jonglera entre les deux et je me surpris d'apprécier plus que prévu le spectacle proposé. Tiken Jah Fakoly, ca reste du reggae avec vraiment rien d'exceptionnel (de toute façon, pour moi, en reggae, il n'y a que Bob Marley) mais c'est toujous bien sympa à écouter, et Dizzee Rascal, c'était pas si mauvais que ça avec notamment un dernier titre plutôt bon pour finir, "Dance With Me", réalisé en collaboration avec le très bon Calvin Harris.

Un peu plus tard, on avait l'impression que Dizzee Rascal avait changé de scène mais c'était en fait Raekwon et Ghostface Killah qui entamaient leur prestation. Je crois que j'avais eu assez de rap pour aujourd'hui, je séchais donc sans aucun regret et allais voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où devait arriver Does It Offend You, Yeah?. Quand on voyait les gars monter la scène avec une grosse table au milieu, on a vite compris qu'on avait droit à une nouvelle annulation... Dommage, j'avais bien envie de voir ce jeune groupe d'électro-rock Britannique qui avait sorti un album avec quelques bons petits titres ravageurs que j'avais écouté ces derniers jours pour me préparer.

Bref, à ce moment là, c'était un peu la loose ce festival mais on avait tout de même un petit espoir de sauvetage avec Digitalism qui clôturait. Et ce fut en effet un très bon final. Le duo électro Allemand a mis le feu avec un son qui envoit grave du lourd (comme dirait le jeune sympa) et une performance de très haut niveau. Ouf, le festival était presque sauvé !


Au final, sur les deux jours de Skabazac, il y avait de nombreuses raisons d'être déçus. Certes, on ne peut pas nier le fait qu'il y ait une forte part de malchance mais quand même, il doit bien y avoir aussi un souci du côté de l'organisation ! L'an dernier, annulé bizarrement à cause des intempéries (alors que tous les festivals Anglais se prennent chaque année 30 fois plus de pluie !) et cette année, pratiquement la moitié de la programmation initiale qui n'était finalement pas là ! Ajoutez à cela un public pas très récepteur et peu enthousiasmé et ça donne un bien pâle bilan. En tout cas, je souhaite à Skabazac de retrouver une meilleure constance car ce festival possède un très beau site, un très bon potentiel et ca fait toujours plaisir d'avoir un festival comme ça près chez soi. Bonne continuation Skabazac (et au passage, n'hésitez pas à changer de nom...) !


Audio :
Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris - Dance For Me (mp3)
Digitalism - Zdarlight (mp3)
Minitel Rose - Business Woman (mp3)
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