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dimanche 26 octobre 2008

Les 7 Ages du Rock (7 Ages of Rock)

En rentrant en avion de Bangkok pour Londres après un long voyage, installé dans mon siège confortable avec mon écran individuel, je me baladais alors à travers les différents programmes multimédia proposés et j'étais tombé sur un documentaire qui avait attiré mon attention : 7 Ages of Rock. Produit par la BBC, ce documentaire se découpe en 7 épisodes d'une cinquantaine de minutes chacun essayant de retracer l'histoire du rock à travers de nombreuses images d'archives et interviews. Chaque épisode se concentre sur un type de rock en particulier, se basant généralement sur deux ou trois groupes de base révolutionnaires.

J'avais regardé les deux premiers épisodes dans l'avion avec grand intérêt et en rentant, j'avais donc cherché à voir le reste. Si ça vous intéresse, on peut trouver ces vidéos sur eMule et des extraits sur Youtube.


1. My Generation, The Birth of Rock (Blues-based Rock, 1963-1970)
Cet épisode retrace les premiers pas du rock, influencé par le Blues, avec en tête d'affiche The Who et les Rolling Stones. L'émergence du rock est racontée : une nouvelle attitude, un nouveau volume, de nouvelles directions alliées à une force artistique et politique. On retrouve aussi le virage rock pris par Bob Dylan ou encore les différents projets d'Eric Clapton. A noter qu'il existe deux versions de ce premier épisode, l'autre version se basant autour de Jimi Hendrix.
Artistes cités : The Who, The Rolling Stones, Bob Dylan, The Animals, Eric Clapton, Cream, The Kinks, The Band.


2. White Light, White Heat (Art Rock, 1966-1980)
Cet épisode retrace comment les expressions artistiques et conceptuelles ont eu une influence sur le rock. Du psychédélisme de Pink Floyd au glamour de David Bowie en passant par le Velvet Underground et sa relation avec Andy Warhol, le rock prend une nouvelle dimension et devient un spectacle à l'image des concerts incroyables qu'introduisent les génials Pink Floyd.
Artistes cités : Pink Floyd, , The Velvet Underground, David Bowie, The Hype, Roxy Music, Genesis.


3. Blank Generation (Punk Rock, 1973-1980)
Avec les Sex Pistols à Londres et The Ramones à New-York, un nouveau rock voit le jour : le punk. Passion, fureur, protestation et rage contre le système sont les messages que veulent faire passer les groupes punk avec une musique plus brute et excitée.
Artistes cités : The Ramones, Sex Pistols, Patti Smith, The Clash, Television, The Damned, Buzzcocks, The Clash.


4. Never Say Die (Heavy Metal Rock, 1970-1991)
L'histoire du style de rock qui perdure le plus et qui fait aussi le plus de bruit (et qui est aussi le pire selon moi...) : le heavy metal. Certainement le style le plus controversé et le moins bien compris mais qui a pourtant connu un succès incroyable avec des groupes comme Black Sabbath ou Metallica. Plus dur, plus aggressif, le heavy metal fait également passer des messages avec de thèmes comme la violence, la brutalité ou le sexe.
Artistes cités : Black Sabbath, Judah Priest, Metallica, Deep Purple, Iron Maiden, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne.


5. We Are the Champions (Stadium Rock, 1965-1993)
Cet épisode retrace le développement de certains des plus grands groupes de l'histoire du rock, à savoir les Queen, Police ou autres U2 ; et comment, à travers des évènenements immenses tels que Live Aid, le rock devient si populaire pour arriver, en touchant la population du monde entier, à avoir une influence sur la culture et la politique.
Artistes cités : Led Zepellin, Queen, The Who, The Rolling Stones, Kiss, Bruce Srpingsteen, The Police, Dire Straits, U2, Bon Jovi.


6. Left Of The Dial (Alternative Rock, 1980-1994)
Cet épisode retrace l'avènement du rock alternatif aux Etats-Unis à travers deux groupes phares : R.E.M. et Nirvana. On y voit comment de petits groupes on réussi à devenir grands grâce à des concerts à l'arrache aux quatre coins des Etats-Unis et une communauté de fans qui grandit. Comment, depuis sa ville d'Athens en Géorgie, R.E.M. a réussi à devenir ce qu'ils sont aujourd'hui et influencer d'autres générations. On retrouve aussi l'histoire du succès de Nirvana et bien sûr la tragique fin d'une des icônes de rock : Curt Cobain. J'y ai au passage appris que Micheal Stipe était le parrain de la fille de Curt Cobain et Courtney Love et que ce même Curt Cobain s'est suicidé en écoutant R.E.M....
Artistes cités : R.E.M., Nirvana, The Pixies, Black Flag, Sonic Youth, The Replacements, Soundgarden, Alice In Chains, Mudhoney, Pearl Jam, Smashing Pumpkins.


7. What The World Is Waiting For (British Indie, 1980-2007)
L'histoire d'un rock de notre époque : l'indie, côté Angleterre cette fois après s'être concentré sur les Etats-Unis à l'épisode précédent. De sa naissance avec The Smiths en passant par la glorieuse époque Brit-Pop des années 90 jusqu'au succès des groupes d'aujourd'hui comme Franz Ferdinand ou Arctic Monkeys, l'indie a connu des hauts et des bas mais est toujours là !
Artistes cités : Oasis, Blur, Suede, The Smiths, The Stone Roses, Pulp, Elastica, Coldplay, The Libertines, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand.


Voilà, une jolie rétrospective à travers ces documentaires de 7 Ages of Rock qui, bien qu'un peu subjective et vu par un oeil Anglais, retrace de belle manière et avec des reportages de qualité tout ce qui a fait le rock de sa naissance à aujourd'hui... Le choix du découpage peut porter à discussion et on peut aussi noter l'oubli de groupes pourtant importants (comme The Doors, Radiohead, Rage Against The Machine, The White Stripes, The Strokes et j'en passe...) ou encore de la vague des groupes indie américains de ces 15 dernières années (The Flaming Lips, Mercury Rev...) mais dans l'ensemble, on prend plaisir à regarder ces documentaires que je vous conseille vivement !

lundi 21 juillet 2008

Summercase Festival @ Barcelona - Day 2

>> Festival Summercase @ Barcelone, Catalogne, Espagne, 18 et 19 juillet 2008
>> Day 2 : The Kooks, The Breeders, Kings Of Leon, Sex Pistols, Kaiser Chiefs, The Stranglers, Mogwai, CSS, Foals, Pete and The Pirates, Mystery Jets, Los Campesinos!, The Raveonettes, Peter von Poehl...


Après une première journée de haut niveau, l'enthousiasme était toujours au beau fixe pour la deuxième journée du festival Summercase sous un soleil toujours aussi radieux. Un programme très chargé au rendez-vous et une arrivée dès 5h de l'après-midi afin de ne rien rater.

Direction la troisième scène pour voir Pete and The Pirates, cinq jeunes Anglais de Reading avec des têtes de premiers de la classe qui font de l'indie-rock. Pas grand chose d'exceptionnel au final et je dirais même plutôt une déception pour ce groupe dont j'avais entendu du bien auparavant. Ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Juste après, toujours sur la même scène, c'était au tour d'un autre groupe British de prendre place sur la scène : Mystery Jets et son chanteur handicapé par une jambe cassée. Il ne fallait pas s'attendre à des merveilles de ce groupe qui est bien gentil mais qui n'a rien de vraiment attachant et qui n'est qu'un autre groupe Anglais parmi tant d'autres...

Pas vraiment la patience de les suivre jusqu'à la fin, d'autant plus que Peter von Poehl s'apprête à entrer sous le chapiteau sur la plus petite des quatre scènes du festival. Quand il commence, on doit être pas plus de 10 perdus à l'écouter, donc pas de souci pour s'avancer au premier rang... Au fur et à mesure, de plus en plus de monde arrive mais on restera tout de même au final dans une certaine intimité pendant tout le concert. Cependant, on sent le Suédois heureux d'être là, se prêtant à quelques phrases en Espagnol et livrant une belle prestation avec de magnifiques titres comme "The Story Of The Impossible", meilleur moment du concert sans aucun doute.

La faible notoriété de Peter von Poehl n'était pas la seule raison de son petit nombre de spectateurs. Sur la scène principale, il y avait en effet The Kooks dont j'ai suivi la fin avec un enthousiasme assez mesuré.

Juste après eux, c'était au tour de The Breeders. A part le hit des années 90 "Cannonball", je ne connaissais pratiquement rien du groupe de Kim Deal. Après 10 minutes et trois chansons, je sens que le concert va avoir du mal à s'enflammer et que je risque de me faire chier. Sans hésitation, je me rend voir Los Campesinos et je ne le regretterai pas ! Les jeunes Anglais, qui ont sorti récemment un album de pop déjantée très sympathique, ont mis le feu sur la troisième scène qui avait du mal à contenir tout le monde venu les voir (serait-ce leur nom Espagnol qui a attiré tant de monde ?...). Eux-même n'en croyait pas leur yeux et se sont même permis de lâcher qu'ils préféraient Barcelone à Madrid (où ils avaient joué la veille). Au final, il n'y avait pas de doute, c'était l'un des meilleurs concerts du festival.

Ensuite, en sortant, on entendait sur la scène d'à côté la mélodie de "Golden Brown". The Stranglers, d'autres revenants parmi tant d'autres lors de ce festival, étaient au milieu de leur concert dont j'ai suivi la deuxième moitié avec un intérêt ma fois assez élevé. Leur musique a bien traversé les époques et sonne toujours très bien.

Ça enchaînait ensuite direct avec les Kings Of Leon dont je suis loin d'être le premier fan mais sur lesquels je ne crache pas non plus dessus. Bref, le bon moment choisi pour aller se restaurer afin de ne rien rater ensuite de la performance de Mogwai qui jouait leur premier album, "Mogwai Young Team", en entier. Je ne savais pas trop quoi attendre de ce genre de groupe en concert, je dois avouer que c'est pas ce que je préfère. En fait, c'est même limite chiant au bout d'un moment mais cela n'engage que moi...

Vers la fin du concert des Ecossais, il ne restait plus grand monde pour les regarder, tout le monde s'était en effet déplacé pour assister à l'évènement de la soirées : les Sex Pistols ! Emmené par un Johnny Rotten en pleine forme dans sa combinaison qui ressemblait à rien, le groupe mythique de la fin des années 70 a joué un set énervé comme on l'attendait. On a beau dire mais ça faisait tout de même quelque chose d'entendre "God Save The Queen" !

Mais en fait, après avoir vu la dernière chanson des Raveonettes, je me demandais si cela n'avait pas été une erreur d'être resté si longtemps voir les Sex Pistols... Le marathon continuait ensuite avec CSS qui ont fait dansé toute la foule avec un mélange de leurs hits et de quelques nouveaux titres inédits. Plus tard, faute de mieux, on avait droit aux Kaiser Chiefs. Comme la veille pour The Verve, c'était le moment idéal pour se reposer sur la pelouse au loin. Seul petit détail à noter : la présence de Kele Okereke, le chanteur de Bloc Party, venu accompagner les Kaiser Chiefs aux percussions sur une chanson. On se demande bien ce qu'il foutait là...

Il fallait bien ce moment de repos pour être ensuite en forme pour Foals qui ont eux aussi rameuté un paquet de monde. Je me souviens les avoir découvert et remarqué il y a deux ans lors d'un petit festival Londonien, ils ont depuis fait du chemin... Foals, je trouve que ça devient assez vite chiant à écouter en album mais en concert c'est une autre histoire, ça donne envie de sautiller dans tous les sens ! De plus, les membres du groupe sont assez dynamiques sur scène. On notera aussi l'intervention discrète aux percussions de deux autres membres de Bloc Party sur une chanson. Apparemment, ils sont potes avec Foals...

D'ailleurs, en ce qui concerne les faits divers, il y a eu une baston dans les coulisses entre Johnny Rotten et Kele Okereke avec parait-il des propos racistes au passage, le chanteur des Sex Pistols remettant aparemment ça un peu plus tard avec Yannis Philippakis (le chanteur de Foals) ! Plus d'infos sur NME ici, là et là...

La fin du concert de Foals signait plus ou mois la fin du festival même s'il restait à voir Los Planetas, un groupe apparemment important de la scène rock Espagnole mais à part les Espagnols, je me demande bien qui en avait quelque chose à foutre...

Pour conclure, je dois dire que j'ai beaucoup apprécié ce festival (21 concerts en deux jours !) qui en plus d'une affiche de très haut niveau, possède de nombreux autres atouts comme par exemple son emplacement et son organisation quasi-parfaite. Si vous avez envie de faire un petit tour en Espagne l'été prochain, je ne serais trop vous le conseiller ! Il n'y a pas que Benicassim !

Audio :
Los Campesinos - Don't Tell Me To Do The Math(s) (mp3)
Peter von Poehl - The Story Of The Impossible (mp3)
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