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samedi 5 septembre 2009

Sziget Festival @ Budapest

>> Sziget Festival @ Budapest, Hongrie, 12 août 2009
>> Lily Allen, White Lies, Snow Patrol, Ska-P, Nouvelle Vague...


Juste une coïncidence. Les billets d'avion étaient déjà réservé depuis un petit moment, le plan était un petit trip (deux semaines, on fait ce qu'on peut quand on travaille avec 5 semaines de vacances par an...) en Europe de l'Est. Départ de Vienne, retour de Sofia. Entre les deux : improvisation.

Et voilà que quelques semaines avant de partir, je m'aperçois que l'on sera à Budapest pendant le fameux Sziget festival. Ça tombe bien ! On allait pas non plus sacrifier une semaine de vacances mais l'opportunité d'y aller juste pour un jour était suffisamment excitante.

Très populaire chez les Français, le Sziget s'est rapidement fait un nom pour devenir aujourd'hui l'un des plus grands festivals européen, avec une programmation musicale très hétéroclite pour plaire à tout le monde. Autant le dire tout de suite : ce n'est pas ici cependant que vous aurez beaucoup de chance de croiser le dernier groupe indie-folk américain qui s'est vu publié 4 ou 5 bons articles sur quelques blogs.


Alors que R.E.M. ou Radiohead avaient squatté les lieux ces deux dernières années, les têtes d'affiche n'étaient pas vraiment à la hauteur cette année. Elles avaient pour nom Placebo, The Prodigy ou encore Faith No More...

Notre premier concert de la journée sera Nouvelle Vague. Parfois je me demande si tout le monde connaît bien le principe du projet de Marc Collin et Olivier Libaux : reprendre des classiques de la new wave en version bossa nova et les faire chanter par de jolies filles avec un joli sourire. En fait, je suis persuadé que les 3/4 du public n'en savaient rien et se sont exclamés "tiens, ils jouent une reprise !" quand ils ont entendu les notes de Just Can't Get Enough. Au final, la performance était plutôt bonne, bien plus excitée et rock qu'en CD, avec deux filles (une surtout) qui savaient comment attirer l'attention de l'audience...


La perspective du concert de Ska-P ensuite nous permettait d'aller faire un petit tour de l'île et voir ce qu'il se passait ailleurs. Bien qu'il y ait beaucoup de monde, le site est tellement immense qu'on ne se sent jamais vraiment bousculé. L'environnement est vraiment parfait pour un festival. Il y a de petites scènes un peu partout, des animations en tous genres, pleins de bars, de restaurants (et plein de chaises, ce qui est assez rare pour le signaler dans un festival !), de la bouffe du monde entier, et tout cela dans une ambiance vraiment cool avec des jeunes de toute l'Europe venus pour faire la fête. Bref, c'est le paradis du jeune sympa.

Après être passé sur quelques petites scènes dont la programmation m'était absolument inconnue, on revenait sur la scène principale (pas si immense que ça) pour la fin du concert des espagnols de Ska-P qui avaient installé une ambiance festive et pogonienne. Quel est le prochain groupe ? Snow Patrol. Ah donc on peut aller refaire un petit tour et visiter les coins de l'île qu'on ne connaît pas encore, profiter des petits bars sympas et des jeux à la con en métal.

Retour pour la fin de Snow Patrol qui finiront avec quelques unes de leurs bonnes chansons (oui, ils en ont quand même quelques bonnes si on enlève leur affreux dernier album) puis vient le dilemme de la soirée : Calexico ou Lily Allen ? J'adore Calexico, je les ai vu déjà deux fois en concert dont une fois il y a quelques mois. J'aime bien Lily Allen, je l'ai déjà vu à Glastonbury il y a deux ans et son dernier album est franchement bon. Ma copine ne connaît Calexico que de nom, ce qui n'est pas le cas de Lily Allen. Le choix est fait.


Pas de déception, Lily a rendu une copie assez bonne, n'oubliant pas de prendre le micro pour raconter quelques conneries dont le fameux "vous êtes le meilleur public que j'ai jamais vu", ce qui ne l'empêchera pas cependant de nous abandonner bien avant l'heure finale prévue de son concert. Oui, Lily Allen est une petite conne mais c'est aussi pour ça qu'on l'aime bien !

Pas si grave que ça au final car ça nous laisse le temps d'aller bouffer et de ne pas rater une minute des White Lies dans une tente ultra-remplie (plus de concerts sur la scène principale oblige...). J'avais commencé à écouter leur album quelques semaines avant le festival et je n'ai pas été déçu. Ces gars là ont de très bons titres et ont livré une très bonne prestation. Ça faisait quelques temps qu'on avait pas vu un bon groupe de rock British comme celui là.

Que faire à 1h du mat après le concert des White Lies quand on a pas de tente pour dormir (nulle part pour dormir en fait) et un train pour la Roumanie à 7h du mat ? La réponse est : danser et faire les cons en faisant le tour des fêtes aux quatre coins de l'île.

Conclusion : ça donne envie de revenir plus d'un jour.

dimanche 26 juillet 2009

Manu Chao @ Festival Cruïlla de Cultures

>> Manu Chao @ Festival Cruïlla de Cultures, Mataró, Catalogne, Espagne, 4 juillet 2009

Six ans après un mémorable concert sur le Larzac au beau milieu de dizaines de milliers de personnes (200 000 paraît-il), je retrouvais notre bon vieux Manu Chao en concert dans un festival d'une toute autre dimension, Cruïlla de Cultures, à Mataró, au nord de Barcelone.

Six ans de plus, deux nouveaux albums et des tournées aux quatre coins du monde pour le musicien Français probablement le plus connu dans le monde (ou peut-être bien que c'est en fait Richard Clayderman). On le sait tous et il faut bien l'avouer : Manu Chao, ce sont les 5 mêmes samples et les 4 mêmes bouts de paroles dans tous ses albums mais on l'aime tous quand même. Sa musique sent le soleil, la joie de vivre et la bonne humeur et en concert, c'est tout de même quelque chose.

J'ai rarement vu quelqu'un se donner autant en live. Il a beau avoir 48 ans, Manu Chao a une condition incroyable au point que je me sentais plus fatigué qu'il en avait l'air après presque 3 heures de concert. Il arrive à transmettre comme personne son énergie au public et arrive à installer une ambiance festive à laquelle il semble impossible de résister. La recette est la même pour chaque chanson, et pourtant, on se fait avoir à chaque fois : un départ normal, presque comme sur le CD puis après quelques minutes, une accélération de la batterie et une excitation générale !

Oui, vive Manu Chao !

samedi 18 juillet 2009

Festival Skabazac 2009 @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 juin 2009
>> Patrice, Ghinzu, La Rue Kétanou, Juliette Lewis, Birdy Nam Nam, Fischerspooner, Second Sex, The Inspector Cluzo
...

De retour dans mon Aveyron natal pour un weekend, je tombais juste par une belle coïncidence pour le festival Skabazac. J'y avais goûté l'an dernier pour la première fois et il m'était naturel d'y revenir de nouveau, mais seulement pour un jour cette fois. Aujourd'hui solidement installé parmi les principaux festivals musicaux du sud ouest de la France, Skabazac offrait une nouvelle fois cette année une affiche pour tous les goûts. Il y avait bien sûr comme d'hab ces groupes qui squattent les festivals français d'année en année (Babylon Circus, Debout sur le Zinc, La Rue Kétanou, etc...), et autour de cela on retrouvait un peu de rock et d'électro.

Après avoir zappé le vendredi et avoir échappé à Grand Corps Malade (ouf !), nous sommes arrivés en fin d'après midi pour commencer tranquille en buvant une petite bière assis sur la pelouse tout en jettant un coup d'œil à Patrice, l'Allemand qui fait du reggae.

Après un bon petit aligot et une tartiflette, c'était ensuite au tour de Ghinzu de prendre place sur la grande scène. Certainement le groupe que j'attendais le plus de voir. Sortis de l'anonymat en 2004 avec leur album "Blow" et leur mémorable single Do You Read Me, les Belges ont livré une prestation solide et énergique, tout en nous présentant de nombreuses chansons de leur nouvel album sorti récemment.

Pas grand chose à se mettre sous la dent après Ghinzu donc, par défaut, nous sommes restés sur la grande scène pour découvrir le funk-rock des Bordelais de The Inspector Cluzo, mais surtout leur étrange humour... Il fallait ensuite fuire les Californiens de Suicidal Tendencies alors nous nous sommes réfugiés sur la deuxième scène pour aller voir Fischerspooner. Et ce fut une belle surprise car même si leur musique n'est pas vraiment mon truc, leur jeu de scène et toutes les danses qui vont avec valent le détour.

Notre soirée se terminait ensuite avec La Rue Kétanou qu'il est toujours assez sympathique de voir lors d'un festival. Et au final, on a malheureusement raté Birdy Nam Nam, un collectif de DJs français que je ne connaissais pas mais dont on m'a dit beaucoup de bien après coup.

mercredi 15 juillet 2009

Primavera Sound Festival @ Barcelona

>> Primavera Sound Festival @ Barcelona, 30 mai 2009
>> Neil Young, Sonic Youth, Herman Düne, The Jayhawks, Deerhunter, Liars, Shearwater, Alela Diane...


Que s'est-il passé au niveau "musique live" durant mes longs mois d'absence sur la blogosphère ? Beh pas grand chose en fait. Il faut bien l'admettre, la culture Espagnole ne laisse que peu de place à la musique indie et même une ville comme Barcelone n'offre qu'assez peu de bons concerts. En fait, quand on voit la musique Espagnole, on se dit qu'on est finalement plutôt gâté en France.

Oui mais Barcelone accueille tout de même chaque année un festival à faire pâlir de nombreuses personnes : le Primavera Sound. Sa programmation pointue regroupe la crème de la crème de l'indie de toutes les décennies. Il en résulte un public connaisseur tandis que tous les autres se demandent bien ce que sont que tous ces noms de groupes quand ils voient les affiches dans la rue. Au passage, on notera qu'une nouvelle fois quand il s'agit de bons festivals, All Tomorrow Parties a quelque chose à voir là dedans...

Et tout ça a un prix. Un prix bien trop excessif : 150€. Trois jours de festival pour ce prix là, c'est une honte, c'est du foutage de gueule. Chaque année, on voit le prix des festivals augmenter et ça devient vraiment n'importe quoi et inaccessible. Du coup, je me suis résigné à n'y aller qu'un seul jour, le samedi. 70€ la journée tout de même... mais je ne le regrette pas.

Comme l'an dernier pour le Summercase (un autre gros festival Barcelonais qui n'a pas lieu cette année), le Primavera Sound se déroulait au Forum, dans Barcelone, au bord de la mer. Même si le site semble parfait pour un festival, on ne ressent cependant pas l'atmosphère d'un vrai festival (dans des champs, avec des tentes et des chiottes toutes crades qui nous obligent à nous retenir pendant plusieurs jours...).


Sur les lieux dès les premières notes jouées en ce samedi, j'ai voulu commencer en jetant un coup d'oeil à Alela Diane qui jouait à l'intérieur, dans un auditorium. Pas vraiment fan de son premier album que j'ai écouté récemment, je n'ai pas non plus été vraiment séduit par sa performance en live. La suite se révélait bien plus satisfaisante avec un groupe qu'il me tardait tant de voir en concert : Shearwater. Forts d'un excellent dernier album, les Texans nous ont offert une performance solide bien que trop courte (et avec une qualité de son qui laissait à désirer) comme toujours dans un festival. Jonathan Meiburg et ses musiciens ont cependant eu le temps de nous jouer quelques uns de leurs meilleurs titres et ça donne des frissons par moments !

Après ça, le programme était assez libre : passage éclair par Liars pour me confirmer qu'ils sont définitivement trop expérimentaux pour moi, Herman Düne avec une prestation très sympa pour mettre de bonne humeur, et The Jayhawks, "vieux" groupe américain que je découvrais. La bonne surprise de la journée viendra ensuite de Deerhunter qui ne m'a jamais vraiment convaincu en album mais que j'ai réellement beaucoup apprécié en live.


En fin de soirée, c'était au tour des gros morceaux : Neil Young et Sonic Youth, deux monuments. Neil Young a beau être Neil Young, je ne connaissais pas grand chose de son immense répertoire à part les chansons incontournables. J'ai été assez impressionné par la richesse et la variété de ses chansons mais aussi par sa pêche. 63 ans le gars quand même ! Après deux heures, le concert s'est terminé en beauté avec une excellente reprise de A Day In The Life des Beatles (en MP3 ci-dessous).

Quand Sonic Youth arrivait ensuite sur scène alors qu'on était déjà en plein milieu de la nuit, il nous restait assez peu de forces pour en profiter pleinement. Peut-être est-ce la raison pour laquelle leur concert ne m'a pas enthousiasmé plus que ça...


Au final, la journée a été longue et très chargée mais la qualité était au rendez-vous. J'ai vu de nombreux artistes que je n'avais encore jamais vu, le tout dans une ambiance vacances/soleil/fête/mer/bière qui joue aussi son rôle ! Ce festival a également été l'occasion de revoir quelques anciens collaborateurs d'IndiePopRock, ce qui fut un plaisir.

Audio:
Neil Young - A Day In The Life (The Beatles cover)

samedi 14 mars 2009

Stanley Brinks @ Heliogàbal


>> Stanley Brinks @ Heliogàbal, Barcelone, 04/03/2009

>> Première partie : Freschard


Quand on va voir un concert, il y a des fois où l'on sait déjà que l'on va passer un bon moment. Et pourtant je ne connaissais absolument rien de Stanley Brinks avant d'aller le voir. Juste qu'il faisait partie d'Herman Düne. Grandement conseillé par mon coloc qui l'avait vu quelques semaines auparavant alors que j'étais moi resté à la porte de l'Heliogàbal (le concert affichant complet), Stanley Brinks jouait une nouvelle fois dans ce petit bar du quartier de Gracia. Intimité garantie.

C'est en 2006, après l'enregistrement de l'album Giant, qu'André Herman Düne alias Stanley Brinks a décidé de quitter le groupe Herman Düne, laissant son frère aux commandes, et de changer de nom, comme pour tourner un chapitre. Approchant le succès et la signature chez une major, Stanley Brinks, apparemment très attaché au caractère indépendant de sa musique, a préféré suivre une carrière solo tranquille un peu dans l'anonymat, distribuant ses nombreux disques lors de ces concerts où en lui envoyant un mail via son MySpace. Vivant actuellement à Berlin, il écrit des dizaines de chansons, chacune étant imprégnée d'une recette unique de délicatesse et de nonchalance.

Après une première partie assurée par sa copine Freschard où il se faisait un plaisir de l'accompagner à la guitare électrique et à la clarinette en nous sortant des solos incroyables probablement à moitié improvisés, Stanley Brinks a ensuite pris place seul sur scène et le spectacle pouvait commencer.

Il n'est pas seulement question de musique lors d'un concert de Stanley Brinks. L'homme est aussi là pour nous faire partager quelque chose de spécial. Influencé par la musique à texte des années 30, il nous livre des chansons folks aux accents jazz avec des textes inspirés systématiquement accompagnés d'une touche d'humour. Avec son écriture imagée, il sait nous désorienter et nous invite dans son univers décontracté et insouciant dans lequel on voudrait bien demeurer des heures durant.

Stanley Brinks est l'un de ces artistes qui fait des concerts pour se faire plaisir avant tout, pour surtout ne pas se prendre la tête et avoir un vrai échange avec le public. La musique est aussi pour lui un moyen de communiquer, de rencontrer, de partager. Un grand moment de disctraction et de joie. S'il passe pas loin de chez vous, il serait dommage de ne pas aller goûter à cette expérience...

Audio :
Ecoutez quelques unes de ses chansons sur MySpace

samedi 20 septembre 2008

The Dø @ BAM

>> The Dø @ BAM, Plaça dels Àngels, Barcelona, 19/09/2008

Pendant une dizaine de jours à partir du 19 septembre, c'est La Mercè à Barcelone et les rues se remplissent de monde et d'animations en tout genre. La Mercè existe depuis 1871 et est devenue l'un des plus grands festivals d'Espagne. Au programme : tradition (castells, etc...), feux d'artifices, arts de rue, cirque, sport et bien sûr musique (autant dire qu'avec tout ça, ca va être dur de se lever pour aller au boulot pendant la semaine...).

Les concerts sont nombreux dans toutes la ville et on retrouve des scènes sur pratiquement chaque place de Barcelone. Le BAM (Barcelona Acció Musical, le nom du festival de musique) regroupe des artistes divers et variés venus des quatre coins de la planète et il n'est pas toujours facile de faire sa sélection.

En ce premier jour veille de weekend, il y avait The Dø au programme sur la Plaça dels Àngels. Olivia Bouyssou Merilahti, née d'une mère finlandaise et d'un père français, et Dan Levy, français, forment un duo qui connaît un succès grandissant, aidé peut-être par une pub passé en France avec en fond leur titre On My Shoulders (pub que je n'ai à vrai dire jamais vue, ca fait longtemps que je ne regarde plus la TV et que je n'habite plus en France). N'empêche que leur premier album, A Mouthful, sorti au début de l'année, propose des choses assez intéressantes et s'écoute agréablement sans être non plus fantastique. Leur folk rock a quelque chose de spécial et d'assez attachant, avec des sonorités particulières et porté par la jolie voix d'Olivia. Pour info, on prononcerait apparemment le nom du groupe "do" et non pas "dou" et pas "deu" non plus (cette dernière prononciation devrait pourtant être la bonne, le"ø" en Suèdois et Norvègien se prononcant "eu", en Finlandais j'en sais rien par contre). Pour certains, le nom du groupe viendrait de la note de musique, pour d'autres, ca viendrait des initiales de Dan et Olivia. Au final, on s'en fout un peu et on retiendra qu'ils s'appellent The Dø !

La pluie commence à tomber et les parapluies sortent (au passage, on devrait interdire les parapluies aux concerts !) quand The Dø entrent en scène. A part quelques Français dans le public, la plupart des spectateurs découvrent ce duo et les charmes d'Olivia qui fait plus Française que Finlandaise avec ses cheveux bruns et sa coiffure bizarre qui rivalise presque avec celles des Espagnoles. Après un départ tranquille, le concert gagne en intensité lors du titre The Bridge Is Broken, joué en version allongée.

Puis, alors que beaucoup de gens étaient plus là plus pour boire une bière et discuter (ce qui était assez génant, surtout quand on connaît le niveau sonore des Espagnols...), le single On My Shoulders mettra tout le monde d'accord avec une attention bien plus importante. Le concert continuait ensuite et voyait Olivia Bouyssou Merilahti de plus en plus en forme tandis que son compagnon se contentait vraiment du minimum avec une présence sur scène pratiquement nulle. On notera le moment sympathique sur Unissasi Laulelet, chanté en Finlandais (que cette langue est bizarre !) ainsi que le dernier titre où le batteur et son choix incroyable de percussions s'est bien fait plaisir.

Au final, on aura eu droit à une bonne performance du duo The Dø qui aura même été au-dessus de mes attentes. Ca fait plaisir de voir un groupe Français (enfin, Français à 75%) comme celui-là qui propose une musique intéressante et originale et qui commence même à se faire connaître à l'étranger. Je leur souhaite une bonne continuation !

A noter qu'ensuite, on a vu Olivia Ruiz qui a terminé son concert avec une reprise des... Yeah Yeah Yeahs (Date With The Night) !


Audio : The Dø - Unissasi Laulelet (mp3)

Vidéo : The Dø - On My Shoulders (clip)

Acheter l'album A Mouthful

samedi 26 juillet 2008

Petit cours d'Anglais pour adolescents

Rares sont les groupes Français "indie" qui arrivent à se faire connaître de l'autre côté de la manche. A vrai dire, on doit même pouvoir les compter sur les doigts d'une seule main dans les 5 dernières années. Quentin Delafon, Dorian Dumont et Michael Szpiner sont The Teenagers et ils ont réussi ce petit pari.

Comment ont-ils fait ? Bon, d'abord, ils ont fait un album pas mauvais mais en général ça ne suffit pas. Leur truc c'est que ce sont des Londoniens et c'est de l'intérieur de "la capitale mondiale des groupes indie de jeunes sympas" qu'ils ont réussi à se faire connaître. Si on ajoute à cela leur style vestimentaire et leur coiffure typiquement British, ça fait au final quelques bons arguments pour réussir à au moins passer sur NME. D'ailleurs, je suis persuadé que j'ai du les croiser au moins une fois dans un concert ou une soirée Londonienne... Au passage, le producteur de leur premier album "Reality Check" est Gordon Raphael qui a bossé auparavant avec The Strokes ou encore Regina Spektor pour ne citer qu'eux. Respect.

Autre chose intéressante que je viens de découvrir : Dorian Dumont et Michael Szpiner sont deux des fondateurs du webzine Liability, consacré au rock indépendant. En fait, je viens aussi de découvrir ce webzine qui est dans la même veine qu'IndiePopRock.

Si je poste un message sur The Teenagers, c'est pas vraiment par ce que je suis fan même s'il faut avouer que leur album tient assez bien la route. Non, en fait, c'est parce que je me suis dernièrement penché sur leur paroles de plus près et c'est quand même assez délirant ! Alors je me suis amusé à traduire les paroles de "Homecoming" et voilà ce que ça donne ci-dessous. Ca fera un bon petit exercice pour ceux qui comprennent rien à l'Anglais, même quand ce sont des Français qui chantent...


"Homecoming", paroles en Anglais :

[male]
Last week, i flew to san diego to see my auntie.
On day one, i met her hot step-daughter.
She’s a cheerleader, she’s a virgin, and she’s really tan.
As she stepped out of her massive car,
I could only notice she was more than fuckable.
I think she was coming back from the game or something,
’cause she was holding those silly pom-poms.

One day two, i fucked her, and it was wild.
She’s such a slut.

[chorus]
[male]
I fucked my american cunt
[female]
I love my english romance
[male]
It was dirty, a dream came true
Just like i like it, she’s got nice tits
[female]
It was perfect, a dream came true
Just like a song i’ve been wanting to

[female]
Ok, listen girls:
I met the hottest guy ever.
Basically, as i was stepping out of my suv,
I came face to face with my step-cousin or whatever, who cares?
Anyway, he was wearing skinny jeans, had funky hair
And the cutest british accent ever.
Straight away, i could tell he was rocker
From his sexy attitutde and the way he looked at me.
Mmmmmm, he is totally awesome.
Oh my god,
I think i’m in love.

[chorus]
[male]
I fucked my american cunt
[female]
I love my english romance
[male]
It was dirty, a dream came true
Just like i like it, she’s got nice tits
[female]
It was perfect, a dream came true
Just like a song i’ve been wanting to

[male]
It was so nice to meet you

[female]
The pleasure was all mine
I do like you
Come to cancun for spring break

[male]
I’ll think about it
It could be great

[female]
And don’t forget to send me a friend request

[male]
As if


"Homecoming", traduction des paroles en Français :

[mec]
La semaine dernière, j'ai pris l'avion pour San Diego pour aller voir ma tante.
Le premier jour, j'ai rencontré sa bonasse de belle-fille.
C'est une pompom-girl, elle est vierge, et elle est vachement bronzée.
Lorsqu'elle est descendu de son énorme voiture,
J'ai seulement pu m'apercevoir qu'elle était plus que baisable.
Je pense qu'elle revenait d'un match ou quelque chose du genre,
Car elle portait ces pompons ridicules

Le deuxième jour, je l'ai baisé, et c'était délirant.
Elle est tellement cochonne.

[refrain]
[mec]
J'ai baisé ma salope américaine
[fille]
Je suis amoureuse de mon anglais romantique
[mec]
C'était crade, un rêve est devenu réalité
Juste comme j'aime, elle avait une jolie paire
[fille]
C'était parfait, un rêve est devenu réalité
Juste comme une chanson que j'attendais

[fille]
OK, écoutez les filles :
J'ai rencontré le plus beau-gosse de tous les garçons
En bref, au moment où je descendais de ma voiture de sport,
Je suis tombé face à face avec mon beau-cousin ou un truc du genre, enfin bref, on s'en fou !
Bref, il portait un jean slim, avait une coupe funky
Et le plus mignon des accents British que je n'ai jamais entendu,
Tout de suite, j'ai pu dire que c'était un rocker
De part son attitude sexy et la façon dont il me regardait.
Mmmmmm, il est complètement superbe.
Oh mon dieu,
Je pense que je suis amoureuse.

[refrain]
[mec]
J'ai baisé ma salope américaine
[fille]
Je suis amoureuse de mon anglais romantique
[mec]
C'était crade, un rêve est devenu réalité
Juste comme j'aime, elle avait une jolie paire
[fille]
C'était parfait, un rêve est devenu réalité
Juste comme une chanson que j'attendais

[mec]
C'était si bon de t'avoir rencontré

[fille]
Tout le plaisir était pour moi
Je t'aime vraiment
Viens à Cancun cet été

[male]
Je vais y réfléchir
Ca pourrait le faire

[fille]
Et n'oublis pas de m'ajouter comme ami

[male]
Oui oui, c'est ca...


Audio :
The Teenagers - Homecoming (mp3)

Vidéo :
The Teenagers - Homecoming (youtube)

dimanche 15 juin 2008

Festival Skabazac @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 et 14 juin 2008
>> Massilia Sound System, Têtes Raides, Millencolin, Ez3kiel, Le Peuple de l'Herbe, Sick Of It All, CocoRosie, Arno, Tiken Jah Fakoly, Raekwon et Ghostface Killah, Dans le Sac, Dizzee Rascal, The Herbaliser, Does It Offend You, Yeah?, Minitel Rose, Digitalism, David Caretta...



Un an après "l'expérience Glastonbury", c'était mes retrouvailles avec un festival avec Skabazac, dans de toutes autres proportions. Né il y a dix ans en pleine mouvance ska sur la commune de Sébazac (d'où son nom), Skabazac a depuis fait du chemin et c'est maintenant l'un des festivals majeurs du Sud-Ouest. Chaque année, l'affiche est de plus en plus impressionnante et on avait par exemple vu passer Tryo, Les Wampas, Iam, Dionysos, Ska P, Louise Attaque ou encore dEUS avec une programmation toujours très hétéroclyte. L'an dernier, la programmation avait même un joli penchant rock qui n'était pas pour me déplaire. Archive, Art Brut, The Rakes et Herman Düne étaient en effet de la partie aux côtés des incontournables Ogres de Barback et autres La Ruda pour l'affiche la plus belle de l'histoire du festival. Malheureusement, les intempéries avaient obligé les organisateurs à annuler le festival au tout dernier moment...

Bizarrement, en tant qu'originaire de la région, c'était ma première venue à Skabazac. Avec l'épisode 2007, on avait peur que le festival perde de l'intérêt mais c'en était rien. Certes, l'affiche n'était pas à la hauteur de l'année passée mais on retrouvait tout de même de gros morceaux comme le Wu-Tang Clan, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra et les Têtes Raides. Pas de chance, Emir annulait quelques jours avant, tout comme le Wu-Tang Clan qui ne viendraient finalement qu'avec la moitié des membres dont Raekwon et le fameux Ghostface Killah. Un véritable coup dur pour le festival...


Vendredi 13 juin

Vers 20h, je me dirigeais sereinement vers le site et je tombais très vite sur un énorme bouchon alors qu'on était encore loin du but. Ca ne bouge pas d'un poil, la décision sera vite faite : retour à la maison pour ne pas rater le match France-Pays Bas plutôt que de l'écouter à la radio dans les bouchons. Après cette humiliation, je repartais en direction du festival et y arrivait sur les coups de 23h. Dommage, Ez3kiel venait de terminer, tout comme les Têtes Raides...

On suivra finalement la performance de Millencolin tout en alternant avec Le Peuple de l'Herbe sur l'autre scène. D'un côté, on avait le "punk skate rock californien" des Suédois, de l'autre le style difficilement descriptible des Français. Le problème avec les groupes comme Millencolin, c'est que quand on ne connaît pas bien, on a au bout d'un moment l'impression qu'ils jouent à chaque fois la même chanson. On n'enlèvera cependant pas le fait qu'ils ont dégagé une grosse énergie et que leur perfomance était dans l'ensemble satisfaisante. Pour ce qui est du Peuple de l'Herbe, que l'on retrouve chaque année dans la moitié des festivals Français, il n'y a pas de doute sur leur popularité. C'est une musique taillée pour les festivals mais bon, c'est pas vraiment mon truc...
Après ça, quand on a ensuite vu Psy4 de la rime arriver sur scène, on a compris qu'il était déjà temps de quitter les lieux.


Samedi 14 juin

Pas de bouchon et pas de voiture pour aujourd'hui, c'est à pied que l'on vient au festival. Il faut dire que j'habite en fait juste à côté... On arrive vers le site vers 19h pour voir CocoRosie avec un bel espoir. Nouveau coup dur : à l'entrée, des affiches annoncent l'annulation du concert du duo Américain avec la copie du contrat à côté (15 000 € pour ceux que ca intéressent). La raison : pas de raison. Difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé... The Herbaliser prend leur place, leur son jazz/hip hop passant parfaitement en buvant une petite bière assis dans le champ.

On bougeait ensuite voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où David Caretta commencait son set, juste le temps de comprendre qu'il vallait mieux qu'on retourne sur la scène principale reprendre une bière. Peu de temps après, c'était au tour d'Arno de faire son entrée sur scène. Venu remplacer Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, le chanteur Belge n'a pas réussi à conquérir le public. Le seul souvenir que j'avais de lui était sa réception pas très nette d'une victoire de la musique il y a quelques années. En fait, musicalement, sa musique est assez intéressante avec de bon riffs de guitare et un guitariste qui se fait bien plaisir mais ce qui est plus compliqué, c'est apprivoiser son chant et sa voix...

Dès la fin de la performance d'Arno, on entendait du gros son électro sur l'autre scène. C'était les trois Nantais de Minitel Rose qui débutaient leur set. Initialement pas prévu dans la programmation, le trio était un peu l'invité mystère. Ils ont en tout cas donné une belle impression et seront à suivre dans les mois qui viennent.

La suite du programme n'avait pas grand chose pour m'enthousiasmer. D'un côté Dizzee Rascal, de l'autre Tiken Jah Fakoly. Du rap et du reggae. On jonglera entre les deux et je me surpris d'apprécier plus que prévu le spectacle proposé. Tiken Jah Fakoly, ca reste du reggae avec vraiment rien d'exceptionnel (de toute façon, pour moi, en reggae, il n'y a que Bob Marley) mais c'est toujous bien sympa à écouter, et Dizzee Rascal, c'était pas si mauvais que ça avec notamment un dernier titre plutôt bon pour finir, "Dance With Me", réalisé en collaboration avec le très bon Calvin Harris.

Un peu plus tard, on avait l'impression que Dizzee Rascal avait changé de scène mais c'était en fait Raekwon et Ghostface Killah qui entamaient leur prestation. Je crois que j'avais eu assez de rap pour aujourd'hui, je séchais donc sans aucun regret et allais voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où devait arriver Does It Offend You, Yeah?. Quand on voyait les gars monter la scène avec une grosse table au milieu, on a vite compris qu'on avait droit à une nouvelle annulation... Dommage, j'avais bien envie de voir ce jeune groupe d'électro-rock Britannique qui avait sorti un album avec quelques bons petits titres ravageurs que j'avais écouté ces derniers jours pour me préparer.

Bref, à ce moment là, c'était un peu la loose ce festival mais on avait tout de même un petit espoir de sauvetage avec Digitalism qui clôturait. Et ce fut en effet un très bon final. Le duo électro Allemand a mis le feu avec un son qui envoit grave du lourd (comme dirait le jeune sympa) et une performance de très haut niveau. Ouf, le festival était presque sauvé !


Au final, sur les deux jours de Skabazac, il y avait de nombreuses raisons d'être déçus. Certes, on ne peut pas nier le fait qu'il y ait une forte part de malchance mais quand même, il doit bien y avoir aussi un souci du côté de l'organisation ! L'an dernier, annulé bizarrement à cause des intempéries (alors que tous les festivals Anglais se prennent chaque année 30 fois plus de pluie !) et cette année, pratiquement la moitié de la programmation initiale qui n'était finalement pas là ! Ajoutez à cela un public pas très récepteur et peu enthousiasmé et ça donne un bien pâle bilan. En tout cas, je souhaite à Skabazac de retrouver une meilleure constance car ce festival possède un très beau site, un très bon potentiel et ca fait toujours plaisir d'avoir un festival comme ça près chez soi. Bonne continuation Skabazac (et au passage, n'hésitez pas à changer de nom...) !


Audio :
Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris - Dance For Me (mp3)
Digitalism - Zdarlight (mp3)
Minitel Rose - Business Woman (mp3)
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