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vendredi 11 décembre 2009

Beach House + Kurt Vile & The Violators + The Soundtrack of Our Lives @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, deuxième journée.

La deuxième journée débute avec l'un des groupes que j'attendais le plus lors de ce festival : Beach House. C'est l'an dernier que je les ai découvert avec un très bon deuxième album (Devotion) contenant de bien jolies chansons pop aux mélodies délicates portées par la si belle voix de Victoria Legrand (qui, pour info, a des origines françaises).

Il ne fallait pas arriver en retard pour rentrer dans la petite salle du Sidecar où le duo (ils sont cependant accompagnés d'un batteur en concert) prenait le relai du groupe Furguson. Sur le point de sortir un troisième album (prévu pour janvier prochain), Beach House nous ont principalement fait découvrir leurs nouvelles chansons et il y a de quoi être optimiste. Si l'on omet les problèmes de son récurrents qui ont fini par agacer le groupe, le concert a tenu ses promesses avec notamment une première partie excellente comparée à une deuxième un peu décevante. Alex Scally nous a offert d'exquises mélodies avec sa guitare tandis que Victoria, au clavier et au chant, nous a sublimé avec sa voix.

Beach House - Norway [mp3]


Le prochain concert ne commençant que 45 minutes après la fin de Beach House, je décide d'aller faire un petit tour de l'autre côté de la Plaza Reial, au Jamboree, qui accueille également quelques concerts du festival. Le groupe new-yorkais Zs s'y produisait. Je n'ai pu tenir plus de 10 minutes (et on en était toujours à la première chanson). Très expérimental, beaucoup trop en fait, limite insupportable.

De retour au Sidecar, j'assiste au concert de Kurt Vile & The Violators, eux aussi américains. Je ne m'étendrai pas sur ce concert puisque je me suis assez ennuyé. J'ai quand même réussi à rester je ne sais comment jusqu'à la fin. Dommage car on me l'avait conseillé...

Kurt Vile - Hunchback [mp3]


Passant à côté de l'Apolo sur le chemin pour rentrer chez moi, je décide d'y faire un rapide tour histoire de voir à quoi ressemble un groupe au nom étrange de The Soundtrack of Our Lives. Sur la scène, je vois alors un vieux barbu aux cheveux longs, avec un énorme bide et habillé d'une robe noire. On aurait dit le curé du coin. C'était Ebbot Lungberg, le leader et chanteur du groupe suédois. A sa droite, un autre spécimen intéressant : Mattias Bärjed, qui, avec son pantalon jaune pattes d'ef et sa petite moustache, nous a sorti la panoplie de toutes ses compétences de guitariste. On aurait dit un concours de air-guitar, mais avec une guitare... Si on oublie le côté ringard du groupe, le concert était en lui-même assez énergique et distrayant.

The Soundtrack of Our Lives - Flipside [mp3]

jeudi 10 décembre 2009

The Black Heart Procession + HEALTH @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, première journée.

La première soirée du festival est une petite introduction aux nombreux concerts qui auront lieu les jours d'après. Seulement trois concerts, tous à l'Apolo : The Pastels, The Black Heart Procession et HEALTH. Soit trois inconnus en ce qui me concerne. Petit tour sur Last.fm pour avoir une idée plus claire : Tinderstick, Arab Strap et Blonde Redhead parmi les groupes similaires pour The Black Heart Procession. Fuck Buttons, Wavves et Liars pour HEALTH. Hmm, pourquoi pas après tout. Après une longue journée de boulot, j'avais un peu la flemme de me sortir puis finalement, l'Apolo étant à pas plus de 200m de chez moi, je me suis quand même dit que ce serait dommage de ne pas aller y faire un tour. C'est un peu comme aller chez le voisin pour regarder la télé.

Je zappe The Pastels et j'arrive pour le début de The Black Heart Procession. Originaire de San Diego, le groupe a été formé à la fin des années 90 et a déjà 6 albums à son actif (dont le dernier sorti récemment qui se nomme... Six). Cinq musiciens, beaucoup d'instruments (dont un clavier omniprésent, un violon et plein de percussions bizarres), et un rock américain dense et lugubre. Avec tous ces instruments, on pourrait s'attendre à quelque chose de spécial mais le groupe garde tout de même un son assez traditionnel voire banal. Leur performance, ponctuée de quelques balades rock sympathiques, n'avait rien d'affreux mais ne m'a pas emballé pour autant. En même temps, comme je dis souvent, il est vraiment difficile de se faire une opinion sur un groupe que l'on entend pour la première fois.

The Black Heart Procession - Forget My Heart [mp3]


C'est ensuite le groupe HEALTH qui était chargé de terminer la soirée. Ils ont beau être des voisins de The Black Heart Procession (ils viennent de Los Angeles), le contraste est pourtant grand. Jean slim, t-shirt fluo, pas de doute, on a à faire à des jeunes sympas. Et dès les premières secondes de musique, on comprend qu'on va avoir droit à un concert pas comme les autres. Une batterie surpuissante, 55 pédales devant chaque guitare et plein de petits boutons pour faire joujou, ca donne une musique très expérimentale, mélange de noise rock et d'electro. Il faut vraiment chercher pour trouver un brin de mélodie dans ce bordel musical. Ca a en effet quelques similarités avec Fuck Buttons. Si j'écoutais l'album, je ne pense pas que je pourrais tenir plus de 3 chansons mais en concert, je dois avouer que j'ai apprécié leur prestation très énergique et originale (notamment la façon de danser du gars au milieu !). Cependant, les 35 minutes de concert on suffit.

Health - Nice Girls [mp3]

dimanche 6 décembre 2009

Quand The Fiery Furnaces reprennent The Fiery Furnaces

Il y en a qui ne chôment pas. Depuis leur premier album en 2003, The Fiery Furnaces nous sortent chaque année un nouveau disque. Cet été, le duo new-yorkais a sorti I'm Going Away, son 8ème album. Si on est pas au niveau de Blueberry Boat ou d'EP, ce dernier opus tient plutôt bien la route avec un style toujours aussi unique et saugrenu.

Mais cela ne leur suffisait pas pour 2009. Seulement 3 mois après, voilà déjà un nouvel album. Un album pas comme les autres : Eleanor et Matthew Friedberger reprennent... Eleanor et Matthew Friedberger ! Ceux qui ont eu la chance de les voir en concert savent à quel point le frangin et la frangine se plaisent à déformer leurs chansons et à nous offrir des versions très éloignées de l'album. Cette fois, ils ont franchi le pas et nous ont carrément fait une version alternative de leur dernier album !

Eleanor et Matthew ont chacun retravaillé, réarrangé et réécrit 6 chansons issues de I'm Going Away. En fait, la seule chose qui a été conservée, ce sont les paroles. Comme on pouvait s'y attendre, le résultat est étonnant. L'album s'appelle Take Me Round Again et il est disponible en écoute et en téléchargement sur le site de leur label (Thrill Jockey Records). En-voici un petit extrait en MP3:

Keep Me In The Dark (version Eleanor Friedberger) [mp3]

lundi 30 novembre 2009

Andrew Bird @ Apolo

>> Andrew Bird @ Apolo, Barcelone, 24 novembre 2009
>> Première partie : Jesca Hoop


Déjà plusieurs fois raté lorsque j'habitais à Londres, je ne pouvais pas me permettre une nouvelle fois de laisser passer l'occasion de voir Andrew Bird en concert. J'avais entendu tellement de bien de ses performances et je ne suis pas insensible du tout à sa musique. Que celui qui ne l'est pas me me balance le premier commentaire ! Suite à un bon album sorti en début d'année (Noble Beast) et pour la dernière date de sa tournée européenne, Andrew Bird était de passage à l'Apolo à Barcelone.

En arrivant sur les lieux, la première surprise fut de voir une salle remplie de chaises en plastique. Bizarre de ne pas avoir gardé la configuration habituelle mais bon, voir Andrew Bird assis, c'est pas si mal en fait. Programmée en première partie, Jesca Hoop était en train de raconter au public son enfance Mormone et la mort de sa mère avant de pincer les cordes de sa guitare pour nous jouer une de ses balades folk expérimental. Je ne connaissais pas cette chanteuse américaine dont la prestation fut une introduction sympathique. Seule sur scène avec sa guitare, Jesca Hoop joue avec sa voix pour nous offrir des chansons étonnantes et bien rythmées. Petite info curieuse : elle a été la "nanny" des enfants de Tom Waits...

Après une courte entracte, la salle de l'Apolo était pleine pour accueillir Andrew Bird qui, avant de jouer la première chanson, commença par quitter ses chaussures pour se mettre à l'aise, en chaussettes. Ce qu'il faut savoir avec Andrew Bird, c'est qu'il est absolument seul sur scène, ca peut paraître assez incroyable quand on écoute ses albums. Son secret : il commence toutes ses chansons en enregistrant des samples qui sont ensuite joués en boucle et mixés les uns aux autres. Et c'est vraiment passionnant de voir comment il construit tout cela pour un résultat toujours excellent. Un peu de violon par-ci, quelques sifflements par là, de la guitare et bien sûr le chant, tels sont les principaux ingrédients d'une recette qui tient toujours ses promesses.

Mais ce n'est pas tout, Andrew Bird est un personnage singulier et surprenant qui possède un grand sens de la communication avec le public et sait raconter autre chose que "Hey, how are you doing?" au spectateurs. Ses chansons sont vraiment différentes en concert et on ne cesse de découvrir des facettes cachées de son talent sans limites.

Pour rajouter un peu plus d'intérêt et de facétie à son spectacle, Andrew Bird nous a aussi offert quelques surprises comme ce bien joli duo avec Jesca Hoop ou encore cet invraisemblable accompagnement aux maracas assuré par l'un de ses assistants, digne sosie du brun de 118 218, qui nous a mis le feu avec sa danse peu banale. J'en ai encore le sourire rien qu'en y repensant !

Après presque deux heures de concert, Andrew Bird nous a quitté et on serait bien resté plus longtemps. Cet homme est un génie.

samedi 28 février 2009

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion

Cela fait bien déjà un mois que le débat et les chroniques sont passés par les blogs musicaux des quatre coins du monde mais il me tenait à cœur d'apporter ma contribution sur le dernier Animal Collective qui a apparemment été l'évènement musical de ce début d'année. Soyons honnêtes dès le départ : je n'aime pas Animal Collective.

J'avais pourtant vaguement survolé trois de leurs albums depuis Here Comes The Indian sans y trouver la moindre satisfaction. Il était donc logique d'ignorer Strawberry Jam en 2007. Ma curiosité m'avait cependant jouée un mauvais tour cette même année en me laissant jeter un coup d'oeil à Panda Bear, un projet de Noah Lennox, un des membres d'Animal Collective. Vous l'avez deviné : le constat était le même (voire pire) que pour son grand frère.

Et voilà qu'en ce début d'année, notre collectif animal nous sort un neuvième album en pas plus d'années, accompagné de sa fameuse pochette qui fait mal aux yeux. Sans surprise, Pitchfork leur donne un gentil 9.6/10. Le petit chouchou de la classe a encore eu la meilleure note. Ca m'étonnerait pas que son papa couche avec la maîtresse.

Mais alors qu'elle avait été discrète pour les précédents, la blogosphère est cette fois tout en émoi à l'écoute de Merriweather Post Pavilion. Que se passe-t-il ? Y aurait-il une véritable révolution ou bien le papa aurait-il couché avec tous les blogueurs ? Cette histoire devient donc embêtante pour moi car je ne comptait pas écouter cet album. Mais c'est plus fort que moi, ma curiosité est trop grande : je me sacrifie. Et pour être sûr de ne pas me laisser tromper par un premier sentiment, j'ai écouté cet album de très nombreuses fois ces dernières semaines. Masochiste ?

Ca démarre plutôt bien avec In The Flowers dont les premières minutes me font passer à Pink Floyd. Paraît-il que cet album est plus "accessible" que les précédents. Ce premier extrait le confirme en tout cas avec une chanson plus structurée qu'à l'habitude. Puis vient My Girls, plus rythmée, plus dansante, avec des instrumentations plus variées, plus expérimentales, mais tout en restant dans un périmètre modéré. Jusqu'ici, tout va (à peu près) bien.

Les deux chansons suivantes (Also Frightened et Summertime Clothes) n'atteignent pas des sommets mais passent pas trop mal. Mention moyenne. C'est en fait Daily Routine qui m'oblige à ressortir mes vieilles pensées. 5 minutes et 48 secondes d'ennui. On attend la fin ou on clique sur le bonton "Next" de son lecteur MP3. Heureusement suit Bluish, peut-être bien ma chanson préférée de l'album, qui possède notamment une mélodie intéressante.

La suite ne confirme cependant pas. Les quatre chansons suivantes représentent ce que je n'aime pas chez Animal Collective : cette volonté d'écrire des chansons sans véritable structure, trop expérimentales, au détriment de la mélodie et du plaisir d'écoute. Avec tous ces mélanges de sons bizarres et de rythmes, on obtient un genre de patchwork ou crumble musical qui ne me plait pas beaucoup. Avec Animal Collective, j'ai l'impression qu'on est arrivé à un niveau où ce n'est plus vraiment le plaisir ou la beauté qui nous séduit, mais plutôt la curiosité, l'expérimentation ou la découverte, de la même manière qu'il en est avec toute autre forme artistique en fait. Dans la forme artistique qu'est la musique, ce n'est pas forcément ce que je recherche en priorité.

Au final, après de nombreuses écoutes, je dois dire que, sans surprise, je n'ai pas été convaincu par Merriweather Post Pavilion. Certaines chansons sont assez bonnes mais, personnellement, je n'accroche vraiment pas à leur style même si j'arrive à comprendre que certains y trouve du génie. Je sais pas si vous me reprendrez à écouter un de leurs albums !

Note : 11/20

Audio :
[mp3] Animal Collective - Bluish (retiré)

Acheter l'album Merriweather Post Pavilion d'Animal Collective sur Amazon

vendredi 28 novembre 2008

Mercury Rev @ Espacio Movistar

>> Mercury Rev @ Espacio Movistar, Barcelone, 27/11/2008
>> Première partie : The Uglysuit


J'avais acheté le ticket pour ce concert il y a au moins un mois mais après avoir écouté leur dernier album décevant (Snowflake Midnight, leur septième album tout de même), j'étais un peu sceptique et pas franchement enthousiasmé d'aller voir Mercury Rev. J'avais cependant bien aimé l'album d'avant (The Secret Migration) et j'avais aussi l'espoir d'entendre des chansons du désormais mythique Deserter's Songs.

Arrivé un peu après 21h, je rentrais dans une salle pratiquement vide dans laquelle le groupe Américain The Uglysuit avait commencé son set depuis peu. Ce fut à vrai dire une performance intéressante dans un style psychédélique / post rock dont je suis à priori pas forcément fan. Avec trois guitares (dont une tenue par un sacré excité qui se croyait apparemment dans un concert de grunge ou hardcore...), une basse, une batterie et un clavier, The Uglysuit ont vraiment été une bonne introduction pour Mercury Rev.

Juste le temps de prendre une petite bière et les cinq musiciens de Mercury Rev entraient sur scène dans une salle toujours à moitié vide et après la diffusion d'un diapo retraçant leurs infuences aussi bien musicales qu'idéologiques. Ca allait être 1h30 non stop de pur bonheur.

Il n'y a pas de doute, leur musique prend une autre dimension en live, avec un bon son très fort. On est plongé dans une athmosphère si particulière et agréable, agrémentée de vidéos en arrière plan et d'un jeu de lumières qui remplie parfaitement son rôle. Il n'y a pas de pause entre les chansons et c'est très bien comme ça. En fait, on n'a jamais envie que ca se finisse. Les chansons du dernier album, peu mélodiques, passe finalement très bien et Jonathan Donahue, en plus d'avoir une voix et un chant si incroyables, renforce encore plus la prestation avec une présence bizarre et unique, agitant ses bras comme un oiseau et jetant des sors tel un sorcier à ses musiciens.

Pour le rappel, Mercury Rev reviendra avec la superbe The Dark Is Rising (lien MP3 ci-dessous) et nous quittera ensuite sous les acclamations d'un public qui avait compris de façon unanime qu'il avait assisté à quelque chose d'un très haut niveau. Mes doutes du départ étaient complètement effacés, ce concert était tout simplement grandiose.

Audio :
Mercury Rev - The Dark Is Rising (mp3)

Acheter l'album Snowflake Midnight de Mercury Rev

samedi 18 octobre 2008

Of Montreal @ Razzmatazz

>> Of Montreal + Jarvis Cocker @ Razzmatazz, Barcelona, 17/10/2008

Après deux festivals (Summercase et BAM), j'allais assister pour la première fois à un véritable concert depuis mon arrivée à Barcelone. Il aura quand même fallu attendre pratiquement trois mois pour trouver quelque chose d'intéressant. Quand on a pris des habitudes Londoniennes, on oublie un petit peu comment ça se passe ailleurs... Et ce soir là, l'affiche était assez exceptionnelle avec Of Montreal et Jarvis Cocker qui jouaient à la salle Razzmatazz, une institution Barcelonaise.

Quand j'ai acheté mon billet sur Internet, je m'étais aperçu que l'heure d'ouverture des portes était 1h du matin. Eh oui, on est en Espagne ! En fait, les concerts faisaient partie d'une soirée club, ce qui d'un autre côté faisait qu'on ne payait que 13€ la place avec conso ! Bon, on est donc arrivé un peu après 1h du mat, ce qui nous a laissé le temps de faire que cette conso offerte ne soit pas la première de la soirée. Je demande en rentrant le programme de la soirée à la fille de l'entrée qui m'annonce que les concerts commencent à... 3h du mat ! Viva España ! Ca nous laisse donc le temps de faire le tour de cette immense discothèque et de ses 5 salles qui réunie toute la jeunesse sympa Barcelonaise. Et enfin, à 3h du mat précise, le rideau tombait pour l'arrivée d'Of Montreal.

Pour la sortie de leur 9ème album (en 11 ans !), Skeletal Lamping, Of Montreal était de nouveau de tournée et j'étais assez impatient de voir ce groupe pour la première fois. J'avais en effet déjà plusieurs fois entendu parler de leurs performances live que j'attendais aussi décalées que leur musique.

Quand on voit les costumes complètement extravagants des membres, on comprend qu'on a à faire à un groupe pas comme les autres. Et quand, dès la première chanson, 3 ou 4 autres membres, sans instruments, déguisés en extraterrestres, coqs, veaux, éléphants ou je ne sais quoi, viennent faire du grand n'importe quoi sur la scène, on se dit qu'on va passer un très bon moment ! Et il ne faut pas oublier d'ajouter à cela des animations psychédéliques paranoïaques sur l'écran derrière la scène... A l'image de leur chanteur Kevin Barnes, tous ces gens sont complètement barjes (ohohoh le jeu de mot avec Barnes...) ! Je sais pas ce qu'ils prennent comme drogue mais c'est super efficace !

Comme souvent dans ces soirées concert/club, une bonne partie du public est venue plus pour le club que pour que le concert, ce qui fait que nombreux étaient ceux qui ne connaissaient pas du tout les groupes. Mais là, Of Montreal a mis tout le monde d'accord en deux minutes et l'ambiance était complètement invraisemblable, tout le monde prenant part avec plaisir à ce délire collectif.

Le groupe a joué principalement des titres du nouvel album (que je n'ai pas encore écouté) et de l'excellent Hissing Fauna, Are You the Destroyer?, sorti l'an dernier. La folie la plus grande dans le public était présente sur des titres comme A Sentence Of Sorts In Kongsvinger, le très dansant Heimdalsgate Like A Promethean Curse ou encore She's A Rejector et ses riffs tellements efficaces. Le groupe sortait sur le très bon Wraith Pinned to the Mist and Other Games mais après que le guitariste demande au public de faire du bruit pour avoir un rappel, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que tout le monde reviennent sur scène. J'ai rarement vu un public gueuler autant, aussi convaincu par une performance. Une première chanson puis une géniale reprise de Smells Like Teen Spirit qui montera l'ambiance et l'excitation encore d'un cran, atteignant un niveau que je n'avais que très rarement vu en concert.

Quand à ceux qui se soucient de Kevin Barnes, il a passé la moitié du concert en slip et s'est fait peindre le corps en rouge mais n'a pas montré sa bite cette fois (si vous voulez la voir, c'est par là...).

Au final, bien que le son était désastreux et déplorable, le groupe nous a fait passé une grosse heure de démence, de loufoquerie et de déraison qui fait plus que du bien en un vendredi soir ! Of Montreal prend vraiment une autre dimension en live.

Pour ce qui est de Jarvis Cocker, je ne l'aurais pas vu une deuxième fois vu que la lamentable organisation avait choisi de le faire jouer dans une petite salle en même temps qu'Of Montreal. Dommage car ca devait valloir aussi le coup de voir Jarvis dans une ambiance si imtime...

Pour info, le nouvel album d'Of Montreal, Skeletal Lamping, sort le 21 octobre en 10 formats différents ! Pour les collectionneurs, allez faire un tour par là. Le nouveau single, Id Engager, est en MP3 ci-dessous.

Audio :
Of Montreal - Id Engager (mp3)

Vidéo :
Of Montreal - A Sentence Of Sorts In Kongsvinger (live @ Razzmatazz, 17/10/2008)
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