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lundi 14 décembre 2009

Port O'Brien + Cass McCombs @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, cinquième et dernière journée.

Après une petite pause lors de la quatrième journée pour cause de "autre chose à faire", j'étais de retour à l'Apolo pour ce cinquième et dernier jour du festival Primavera Club 2009. Comme le premier jour, seulement 3 concerts avaient lieu et bien que je ne connaissais aucun des groupes qui jouaient, j'avais bon espoir de passer une bonne soirée après m'être renseigné sur les artistes à l'affiche.

La soirée débuta avec Port O'Brien qui, comme la majorité des groupes de ce festival, nous venaient des Etats-Unis. Aux commandes: Van Pierszalowski, compositeur, chanteur, guitariste, leader du groupe, et avec une tête qui fait penser à un mélange de Kurt Cobain et d'Owen Wilson. Il est entouré de trois barbus (comme à peu près 75% des membres d'un groupe indie nord-américain) et joue du folk-rock sympathique mais pas vraiment original non plus. Après un départ un peu poussif, le concert a peu à peu gagné en intensité pour finir dans une excitation générale au sein du public. Le groupe possède en effet quelques chansons dynamiques qu'on a pas de mal à reprendre en cœur tandis que Van a de son côté un certain talent pour nous faire participer à la fête (on a tous fini en criant le plus fort possible "Oh oh oh oh oh oh oh"). Je retiendrai donc un groupe intéressant à voir en concert.

Port O'Brien - I Woke Up Today [mp3]


La suite allait s'avérer bien plus calme avec Cass McCombs qui, d'entrée, demanda à baisser la luminosité pour une plus grande intimité et une atmosphère plus obscure. Alors que Van Pierszalowski était accompagné de trois barbus, Cass avait de son côté autour de lui deux jolies blondes et un batteur bien rasé. Auteur de 5 albums depuis 2002 (dont Catacombs, le dernier, sorti en juin dernier avec un joli 8,2 sur Pitchfork), le songwriter Californien fait dans les balades folk tout en proposant par moments quelques titres plus rock. Autant dire qu'il avait de bons arguments pour me séduire et ce fut bel et bien le cas : le concert se révéla très agréable, me donnant vraiment l'envie maintenant de voir ce que ses chansons peuvent donner en écoutant ses albums.

Cass McCombs - You Saved My Life [mp3]

Le dernier groupe commençant tard, m'étant inconnu et étant espagnol, cela faisait trop de raisons pour ne pas rester plus longtemps.

samedi 12 décembre 2009

Little Joy @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, troisième journée.

Christmas party oblige, mon programme de la troisième journée du Primavera Club sera très limité. Mais je ne pouvais pas me priver de voir Little Joy. Ca tombe bien, ils passent en début de soirée !

Formé par Fabrizio Moretti des Strokes et Rodrigo Amarante de Los Hermanos, Little Joy est un side-project américano-brésilien créé il y a deux ans et qui a accouché d'un très agréable premier album en fin d'année dernière. Fab et Rodrigo se sont rencontrés lors d'un festival à Lisbonne en 2007 où leurs groupes respectifs étaient à l'affiche. Ils ont en commun d'être tous les deux Brésiliens puisque même si Fab Moretti a aujoud'hui la nationalité américaine, il est né à Rio de Janeiro et n'a bougé à New-York qu'à 4 ans. Le projet rassemble aussi Binki Shapiro, la petite copine de Moretti (il était avec Drew Barrymore avant et il n'y a pas perdu au change), ainsi que trois autres musiciens. Alors que Moretti est le batteur des Strokes, il prend la place de bassiste pour Little Joy.

Le concert a démarré avec un solo de Rodrigo sur "Evaporar". Une petite introduction calme suivie de "Next Time Around", où tout le groupe a rejoint le chanteur sur scène. Dès le début, on comprend que l'ambiance est cool et qu'on va passer un bon moment. Tous les musiciens ont le sourire aux lèvres, décontractés et insouciants, charmants et communicatifs. C'est ambiance Braaaaaaazil !

Avec un album qui dure seulement 30 minutes, Little Joy a réussi à rester une heure sur scène (certains groupes devraient prendre exemple...), nous offrant au passage deux nouveaux titres inédits vraiment très bons. Ils ont terminés sur l'excellente "Brand New Start", accompagnés par Devendra Banhart et deux de ses musiciens. On aurait aimé que ça dure plus longtemps tellement ce concert a été bon.

Little Joy - Brand New Start [mp3]

Les deux titres inédits en vidéo:
Little Joy - Procissao [youtube]
Little Joy - I Agree With Your Face [youtube]

vendredi 11 décembre 2009

Beach House + Kurt Vile & The Violators + The Soundtrack of Our Lives @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, deuxième journée.

La deuxième journée débute avec l'un des groupes que j'attendais le plus lors de ce festival : Beach House. C'est l'an dernier que je les ai découvert avec un très bon deuxième album (Devotion) contenant de bien jolies chansons pop aux mélodies délicates portées par la si belle voix de Victoria Legrand (qui, pour info, a des origines françaises).

Il ne fallait pas arriver en retard pour rentrer dans la petite salle du Sidecar où le duo (ils sont cependant accompagnés d'un batteur en concert) prenait le relai du groupe Furguson. Sur le point de sortir un troisième album (prévu pour janvier prochain), Beach House nous ont principalement fait découvrir leurs nouvelles chansons et il y a de quoi être optimiste. Si l'on omet les problèmes de son récurrents qui ont fini par agacer le groupe, le concert a tenu ses promesses avec notamment une première partie excellente comparée à une deuxième un peu décevante. Alex Scally nous a offert d'exquises mélodies avec sa guitare tandis que Victoria, au clavier et au chant, nous a sublimé avec sa voix.

Beach House - Norway [mp3]


Le prochain concert ne commençant que 45 minutes après la fin de Beach House, je décide d'aller faire un petit tour de l'autre côté de la Plaza Reial, au Jamboree, qui accueille également quelques concerts du festival. Le groupe new-yorkais Zs s'y produisait. Je n'ai pu tenir plus de 10 minutes (et on en était toujours à la première chanson). Très expérimental, beaucoup trop en fait, limite insupportable.

De retour au Sidecar, j'assiste au concert de Kurt Vile & The Violators, eux aussi américains. Je ne m'étendrai pas sur ce concert puisque je me suis assez ennuyé. J'ai quand même réussi à rester je ne sais comment jusqu'à la fin. Dommage car on me l'avait conseillé...

Kurt Vile - Hunchback [mp3]


Passant à côté de l'Apolo sur le chemin pour rentrer chez moi, je décide d'y faire un rapide tour histoire de voir à quoi ressemble un groupe au nom étrange de The Soundtrack of Our Lives. Sur la scène, je vois alors un vieux barbu aux cheveux longs, avec un énorme bide et habillé d'une robe noire. On aurait dit le curé du coin. C'était Ebbot Lungberg, le leader et chanteur du groupe suédois. A sa droite, un autre spécimen intéressant : Mattias Bärjed, qui, avec son pantalon jaune pattes d'ef et sa petite moustache, nous a sorti la panoplie de toutes ses compétences de guitariste. On aurait dit un concours de air-guitar, mais avec une guitare... Si on oublie le côté ringard du groupe, le concert était en lui-même assez énergique et distrayant.

The Soundtrack of Our Lives - Flipside [mp3]

jeudi 10 décembre 2009

The Black Heart Procession + HEALTH @ Primavera Club 2009

Primavera Club Festival 2009, première journée.

La première soirée du festival est une petite introduction aux nombreux concerts qui auront lieu les jours d'après. Seulement trois concerts, tous à l'Apolo : The Pastels, The Black Heart Procession et HEALTH. Soit trois inconnus en ce qui me concerne. Petit tour sur Last.fm pour avoir une idée plus claire : Tinderstick, Arab Strap et Blonde Redhead parmi les groupes similaires pour The Black Heart Procession. Fuck Buttons, Wavves et Liars pour HEALTH. Hmm, pourquoi pas après tout. Après une longue journée de boulot, j'avais un peu la flemme de me sortir puis finalement, l'Apolo étant à pas plus de 200m de chez moi, je me suis quand même dit que ce serait dommage de ne pas aller y faire un tour. C'est un peu comme aller chez le voisin pour regarder la télé.

Je zappe The Pastels et j'arrive pour le début de The Black Heart Procession. Originaire de San Diego, le groupe a été formé à la fin des années 90 et a déjà 6 albums à son actif (dont le dernier sorti récemment qui se nomme... Six). Cinq musiciens, beaucoup d'instruments (dont un clavier omniprésent, un violon et plein de percussions bizarres), et un rock américain dense et lugubre. Avec tous ces instruments, on pourrait s'attendre à quelque chose de spécial mais le groupe garde tout de même un son assez traditionnel voire banal. Leur performance, ponctuée de quelques balades rock sympathiques, n'avait rien d'affreux mais ne m'a pas emballé pour autant. En même temps, comme je dis souvent, il est vraiment difficile de se faire une opinion sur un groupe que l'on entend pour la première fois.

The Black Heart Procession - Forget My Heart [mp3]


C'est ensuite le groupe HEALTH qui était chargé de terminer la soirée. Ils ont beau être des voisins de The Black Heart Procession (ils viennent de Los Angeles), le contraste est pourtant grand. Jean slim, t-shirt fluo, pas de doute, on a à faire à des jeunes sympas. Et dès les premières secondes de musique, on comprend qu'on va avoir droit à un concert pas comme les autres. Une batterie surpuissante, 55 pédales devant chaque guitare et plein de petits boutons pour faire joujou, ca donne une musique très expérimentale, mélange de noise rock et d'electro. Il faut vraiment chercher pour trouver un brin de mélodie dans ce bordel musical. Ca a en effet quelques similarités avec Fuck Buttons. Si j'écoutais l'album, je ne pense pas que je pourrais tenir plus de 3 chansons mais en concert, je dois avouer que j'ai apprécié leur prestation très énergique et originale (notamment la façon de danser du gars au milieu !). Cependant, les 35 minutes de concert on suffit.

Health - Nice Girls [mp3]

lundi 30 novembre 2009

Andrew Bird @ Apolo

>> Andrew Bird @ Apolo, Barcelone, 24 novembre 2009
>> Première partie : Jesca Hoop


Déjà plusieurs fois raté lorsque j'habitais à Londres, je ne pouvais pas me permettre une nouvelle fois de laisser passer l'occasion de voir Andrew Bird en concert. J'avais entendu tellement de bien de ses performances et je ne suis pas insensible du tout à sa musique. Que celui qui ne l'est pas me me balance le premier commentaire ! Suite à un bon album sorti en début d'année (Noble Beast) et pour la dernière date de sa tournée européenne, Andrew Bird était de passage à l'Apolo à Barcelone.

En arrivant sur les lieux, la première surprise fut de voir une salle remplie de chaises en plastique. Bizarre de ne pas avoir gardé la configuration habituelle mais bon, voir Andrew Bird assis, c'est pas si mal en fait. Programmée en première partie, Jesca Hoop était en train de raconter au public son enfance Mormone et la mort de sa mère avant de pincer les cordes de sa guitare pour nous jouer une de ses balades folk expérimental. Je ne connaissais pas cette chanteuse américaine dont la prestation fut une introduction sympathique. Seule sur scène avec sa guitare, Jesca Hoop joue avec sa voix pour nous offrir des chansons étonnantes et bien rythmées. Petite info curieuse : elle a été la "nanny" des enfants de Tom Waits...

Après une courte entracte, la salle de l'Apolo était pleine pour accueillir Andrew Bird qui, avant de jouer la première chanson, commença par quitter ses chaussures pour se mettre à l'aise, en chaussettes. Ce qu'il faut savoir avec Andrew Bird, c'est qu'il est absolument seul sur scène, ca peut paraître assez incroyable quand on écoute ses albums. Son secret : il commence toutes ses chansons en enregistrant des samples qui sont ensuite joués en boucle et mixés les uns aux autres. Et c'est vraiment passionnant de voir comment il construit tout cela pour un résultat toujours excellent. Un peu de violon par-ci, quelques sifflements par là, de la guitare et bien sûr le chant, tels sont les principaux ingrédients d'une recette qui tient toujours ses promesses.

Mais ce n'est pas tout, Andrew Bird est un personnage singulier et surprenant qui possède un grand sens de la communication avec le public et sait raconter autre chose que "Hey, how are you doing?" au spectateurs. Ses chansons sont vraiment différentes en concert et on ne cesse de découvrir des facettes cachées de son talent sans limites.

Pour rajouter un peu plus d'intérêt et de facétie à son spectacle, Andrew Bird nous a aussi offert quelques surprises comme ce bien joli duo avec Jesca Hoop ou encore cet invraisemblable accompagnement aux maracas assuré par l'un de ses assistants, digne sosie du brun de 118 218, qui nous a mis le feu avec sa danse peu banale. J'en ai encore le sourire rien qu'en y repensant !

Après presque deux heures de concert, Andrew Bird nous a quitté et on serait bien resté plus longtemps. Cet homme est un génie.

mercredi 21 janvier 2009

Calexio @ Apolo

>> Calexico @ Apolo, Barcelone, 20/01/2009
>> Première partie : Depedro


Mon premier concert de l'année 2009 s'annoncait fort bien. Auteur d'un album sublime l'an dernier ("Carried To Dust") qui ne cesse depuis de passer dans mes oreilles, Calexico faisait halte à Barcelone au milieu d'une tournée Européenne pour le promouvoir. Deux ans après un concert Londonien qui m'avait fait découvrir Beirut en première partie, j'étais impatient de re-goûter en live à la musique des Arizoniens. Le concert avait en plus lieu à l'Apolo, certainement la meilleure salle de concert de la ville, qui plus est à deux pâtés de maisons de chez moi. Soit beaucoup de bonnes raisons pour ne pas rater une seule minute de cet alléchant spectacle. Raté...

Oui raté car encore une fois la programmation et l'heure des concerts en Espagne est un mystère pour moi. C'était annoncé pour 21h30. Sachant qu'il y avait une première partie et qu'en général il y a grand minimum 20 minutes de retard, on pensait donc assister à une bonne partie du premier groupe en arrivant un peu avant 22h. Ce ne sera pas le cas. Nos tickets à collecter étaient parmi les seuls attendant leur propriétaires, et en arrivant dans la salle, Calexico jouait déjà depuis presque une demi-heure... On était loin de voir Depedro, le groupe en première partie...

Cependant, il ne faudra pas longtemps pour se mettre dans l'ambiance et se laisser enivrer par le son de Calexico. Le concert a été principalement dédié au dernier album, ce qui n'était à vrai dire pas pour me déplaire tant j'avais les mélodies dans la tête. Mais Calexico ne se contente pas de rejouer ses chansons telles quelles : les versions sont bien souvent rallongées et modifiées (on a même entendu des samples de Manu Chao !) et on ne s'en lasse pas, comme sur la chanson instrumentale El Gatillo qui a donné sa pleine mesure.

Une force de Calexico est aussi sa diversité. Par sa musique et ses différents instruments bien sûr mais aussi par ses chanteurs. Ainsi, par moments, des chanteurs latinos venaient prêter leur voix pour installer une ambiance mexicaine et nous faire encore plus vibrer.
La fin du concert nous réservait des chansons plus anciennes puis le groupe revint pour un rappel de quatre chansons avant de partir sous des acclamations énormes d'un public qui ne s'arrêtait pas d'en redemander. Avec un tel bruit incessant dans la salle, Calexico n'a pu trouver d'autre issue que de revenir pour un deuxième rappel et trois autre chansons, toujours dans la même ligne de qualité depuis le début. Même une fois le concert terminé, les membres sont restés longtemps dans la salle pour discuter, prendre des photos ou encore signer des albums. Un peu comme si eux aussi ils ne voulaient pas vraiment partir...

Au final, le concert aura vraiment été sublime, bien mieux que celui de Londres il y a deux ans. Calexico est un groupe d'exception. Mon seul regret aura été d'avoir raté les premières minutes du concert...

Audio :
Calexio - Two Silver Trees (mp3)

vendredi 31 octobre 2008

I'm From Barcelona @ Apolo

>> I'm From Barcelona @ Apolo, Barcelone, 30/10/2008
>> Première partie : Sad Day For Puppets


Quand j'avais vu I'm From Barcelona en concert à Londres il y a deux ans, je ne m'imaginais pas que la prochaine fois que je les verrais serait à... Barcelone. Eh oui, comme ils l'ont annoncé dès le début du concert ("Ca fait du bien d'être à la maison !" déclara le leader du groupe Emanuel Lundgren), les Suèdois étaient chez eux ! Et comme la veille pour Built To Spill, ça se passait à l'Apolo (qui va pas tarder à devenir mon deuxième salon vu que j'habite à deux pas de cette salle...).

Avec le super souvenir que j'avais d'eux à l'ULU (University of London Union), il était hors de question que je les rate à Barcelone, d'autant plus qu'en ce moment, je savoure avec plaisir leur deuxième album (Who Killed Harry Houdini?) qui ne me décçoit pas du tout.

Révélés en 2006, I'm From Barcelona ont connu un petit buzz qui tenait autant de la particularité du nom du groupe que du fait qu'ils soient une petite trentaine à en faire partie. Avec Let Me Introduce My Friends, leur premier album, ils avaient rendu une bien belle copie d'indie pop joyeuse qui égaie vos journées, avec des titres géniaux comme We're from Barcelona ou Treehouse.

Il ne fallu pas plus d'une chanson pour que la moitié du public soit déjà en ébullition, sautant sans cesse à pieds joint sur deux très bons nouveaux titres : Paper Planes et Andy. Voir I'm From Barcelona en live, c'est bien plus qu'un concert, c'est une véritable fête à laquelle tout le monde participe, agrémentée de confétis et de ballons de baudruche géants. Il n'y a pas un membre du groupe qui n'ait pas une pêche d'enfer et Emanuel Lundgren, le chanteur et songwriter, tient son rôle de leader à merveille. Ce gars est un exemple de présence sur scène, il devrait donner des cours à la Star Academy.

Bien évidemment, ce fut une grande liesse sur la chanson We're from Barcelona sur laquelle, vous l'imaginez bien, le public a plus que contribué aux chants, et c'était pas mal non plus sur This Boy où chaque spectateur du premier rang a eu droit à son petit moment karaoké grandeur nature. Pas d'envahissement de scène cette fois ci (contrairement à Londres où j'avais fini le concert à sauter partout aux côtés du groupe) mais un final très bon tout de même où on sentait que chaque partie aurait bien voulu que ça dure encore plus longtemps.

Après un concert d'I'm From Barcelone, il y une chose de sûre : on sort avec un gros sourire et on oublie la journée de merde qu'on a eu au boulot.

Petit mot sur le groupe de la première partie, Sad Day For Puppets : un autre groupe Suèdois mais tout en contraste avec leurs compatriotes d'I'm From Barcelona. On avait presque envie de gueuler un "lâche-toi" à la chanteuse tellement elle était timide et bougeait pas dans le rythme. Leur style musical (mélange de rock californien raté et de pop) ne m'a pas plu et de toute façon, ils étaient tout simplement pas bons. La seule chose qui permettait à ce concert d'avoir un attrait était le joli minois de la chanteuse (normal, elle est Suèdoise me direz-vous...).

Audio :
I'm From Barcelona - Andy (mp3)

Acheter l'album Who Killed Harry Houdini? d'I'm From Barcelona

jeudi 30 octobre 2008

Built To Spill @ Apolo

>> Built To Spill @ Apolo, Barcelone, 29/10/2008
>> Première partie : Disco Room


Depuis maintenant trois ans, les promoteurs Londoniens d'All Tomorrow's Parties nous offrent chaque année une série de concerts, sous le nom de Don't Look Back, dont le principe est d'inviter des groupes à jouer un de leurs albums en live. Débuté à Londres en 2005, le concept a aujourd'hui été expatrié dans d'autres pays, aux Etats-Unis notamment, mais aussi en Espagne. La sélection des groupes se fait systématiquement parmi ce qu'il se fait de mieux sur la scène indie/alternative. On a notamment vu passer des groupes comme Belle & Sebastian (jouant If You're Feeling Sinister, oh comme j'aurais aimé être là...), Dinosaur Jr., Gang Of Four, Low, Teenage Fanclub ou encore Sonic Youth.

En ce mercredi 29 octobre, c'était au tour de Built To Spill de se prêter au jeu avec l'album Perfect from Now On. Enregistré en 1997, cet album (leur troisième) leur a permis d'obtenir une certaine reconnaissance aux Etats-Unis avec des critiques souvent élogieuses. En ce qui me concerne, je ne connaissais rien de cet album il y a encore un mois. J'avais découvert Built To Spill avec You in Reverse il y a deux ans et j'avais immédiatement été séduit. Pour me préparer au concert, j'ai donc passé ces dernier jours à écouter intensivement l'excellent Perfect from Now On...

Entendre un album qu'on connaît bien entier en concert, c'est à la fois bizarre et excitant. D'un côté, il y a le manque de surprise quant à la prochaine chanson, et de l'autre, il y a l'excitation de savoir ce qu'ils vont jouer. La performance en live de Perfect from Now On a duré bien plus que les 54 minutes de l'album grace à des versions plus longues, avec un moment presque magique sur la chanson Velvet Waltz qui se termine avec une incroyable intensité. Une intensité que Doug Martsch, le leader/chanteur/guitariste/songwriter (dont le physique laisse penser qu'il ne doit pas profiter autant que d'autres de son statut de rocker pour choper les jolies filles du public en backstage), porte en lui. Ses mouvements du pied et l'agitation de sa tête d'une manière unique et étrange montrent bien qu'il est bien dans son truc.

Avant de nous quitter une première fois, Built To Spill nous fera un petit cadeau avec le titre Goin' Against Your Mind de leur dernier album avant de revenir pour un rappel de trois chansons dont une ou deux que je présume comme nouvelles (ils préparent un nouvel album pour l'an prochain).

En première partie, on a vu Disco Room qui sont apparemment les potes de Built To Spill. Une fille, trois gars, trois barbus : pas de doute, on a bien à faire à un groupe d'indie américain (Built To Spill ont eux 3 barbus sur 5). Dans un style pas si éloigné de Built To Spill, Disco Room nous a rendu une prestation intéressante au niveau musical. Cependant, avec une présence presque inexistante en live, on a l'impression qu'ils se font chier sur scène et l'intérêt est du coup bien limité...

Audio :
Built To Spill - Velvet Waltz (mp3)

Acheter l'album Perfect from Now On de Built To Spill
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