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jeudi 19 novembre 2009

Girls - Album


Déjà, quand on recherche "Girls" sur Internet, c'est pas gagné. Mais pour compliquer encore plus les choses, ils se sont dit qu'ils allaient appeler l'album "Album". Ils ont certainement pris conseil sur Women qui avaient appelé leur album... "Women" l'an dernier.

Quand bien même, cela ne les a pas empêché de se faire connaître, de faire partie de la "hype" et d'être aujourd'hui l'une des sensations de l'année. Aux commandes de ce groupe : un gars bizarre avec des cheveux longs, qui porte des t-shirts de Nirvana et Suede, ancien membre d'une secte à moitié hippie et qui nous vient de San Fransisco (oui, il prend de la drogue). Son nom : Christopher Owens, auteur, compositeur, leader et chanteur du groupe. Il fait tout mais il a quand même été aidé par son pote Chet Jr White pour la production.

Au fur et à mesure que l'on écoute l'album, ce qui interpelle est la diversité des chansons. On a tout simplement l'impression d'écouter une compilation de titres pop rock des Beachs Boys à nos jours. C'était en effet la volonté d'Owens : "on voulait faire un album qui représente toutes nos influences, un hommage à toute la musique qui nous a rendu heureux, ne voulant pas s’empêcher de partir dans tous les sens". Ça aurait pu mal finir. Mais non, le mélange a bel et bien marché et c'est au final un album inaccoutumé et saisissant que l'on obtient.

Le tout est servi par un chant tremblant et génial d'Owens ainsi que par un enregistrement un peu à l'arrache qui a son charme. Et que dire des paroles ? Je vous laisse celles de "Lust For Life" pour juger...

Oh I Wish I Had A Boyfriend
I Wish I Had A Loving Man In My Life
I Wish I Had A Father
And Maybe Then I Woulda Turned Out Right
But Now Im Just Crazy Im Totally Mad
Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head
And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart
Then I Could Make A Brand New Start In Love With You

Oh I Wish I Had A Sun Tan
I Wish I Had A Pizza And A Bottle Of Wine
I Wish I Had A Beach House
Then We Could Make A Big Fire Every Night
Instead Im Just Crazy Im
Totally Mad
Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head

And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart
Then I Could Make A Brand New Start In Love With You

Note : 16/20

dimanche 25 octobre 2009

Jamie T - Kings & Queens

C'était il y a exactement trois ans, jour pour jour. Ce soir là, j'allais assister à la première mondiale en concert du side-project (sans suite) de Damon Albarn : The Good, The Bad & The Queen, à la Roundhouse à Camden. Deux artistes avaient alors assuré la première partie : Young Tiger, 86 ans (mort quelques mois après), et Jamie T, 21 ans (toujours vivant).

Même s'il commençait à se faire connaître en Angleterre, Jamie T, de son vrai nom Jamie Alexander Treays, originaire de Wimbledon, m'était alors totalement inconnu mais plus pour très longtemps. Sa performance live et sa musique m'avait en effet plus qu'enthousiasmé.

Petite curiosité dans le paysage musical anglais où on a généralement droit à du rock ou de la pop, Jamie T a un style assez unique mêlant hip hip et rock pour un résultat explosif. Un style qui a très vite trouvé son public. En quelques mois Jamie T devenait le "one man Arctic Monkey" ou encore le "Lily Allen masculin" et enchaînait les succès : son premier album, "Panic Prevention", sorti début 2007, trustait la 4ème place des charts anglais, il fut nominé pour le Mercury Prize et remporta la récompense du "Best Solo Artist" au NME Awards devant, excusez du peu, Thom Yorke et Jarvis Cocker.

Plus de deux ans se sont depuis écoulés et Jamie T est aujourd'hui de retour avec un nouvel album, "Kings & Queen". Dès les premières minutes d'écoute, on comprend tout de suite que l'album possède bien la même veine que son précédent. Troisième chanson de l'album et premier single, "Sticks 'N' Roses" met tout le monde d'accord avec une rythmique rapide, quelques chœurs et un refrain plein d'énergie. La recette est bien là. Il faudra juste appréhender les chants "hiphopiens" pour ceux dont ce n'est pas vraiment le truc. Rassurez vous, c'est loin d'être mon truc et pourtant ça ne serait pas pareil sans...

L'album alterne chansons énergiques et balades avec des sons diversifiés mais une constante vitalité. "Kings & Queens" prend réellement son envol dans sa deuxième moitié avec une série d'excellent titres possédant chacun son caractère et sa particularité. Que dire en effet de ce "Castro Dies" ou encore de "Earth Wind & Fire", deux chansons vraiment étonnantes et remarquables.

Pas de doute, avec ce deuxième album, Jamie T s'est installé parmi les artistes anglais les plus talentueux de ces dernières années. Et il n'a que 23 ans...

Note : 15/20

dimanche 5 avril 2009

Eddie Vedder - Into The Wild


Après avoir étudié de près le guide du rockeur et le lexique qui l'accompagne sur le blog Art-Rock, je vais tenter de l'appliquer avec précision pour la critique qui suit de l'album Into The Wild d'Eddie Vedder. A une différence près : ce n'est pas les mots ou expressions du lexique que nous allons utiliser mais leur définition...


Quand j'avais vu l'excellent film Into The Wild, dirigé par Sean Penn (avec qui Vedder avait déjà collaboré), je n'avais pas vraiment fait attention ni remarqué la bande originale même si elle avait certainement du jouer un rôle important dans le film et dans le fait que je l'ai apprécié. Quelques mois plus tard, après me l'être fait recommandé par plusieurs personnes et blogs, je me suis décidé à écouter cet album.

Aux commandes de cet album : Eddie Vedder, poseur plus ou moins extraverti de Pearl Jam, groupe qui a su ne pas trop déplaire au public avec 2-3 titres accrocheurs, et ne pas trop déplaire aux critiques avec 2-3 idées musicales pas trop ridicules. Depuis longtemps, on sait que Vedder n'est pas qu'un simple mec qui veut profiter pleinement du mode de vie rock'n'roll en étant reconnu lorsqu'il sort de chez lui. C'est aussi un gars qui veut être en haut de l'affiche, se taper un maximum de groupies et ne pas faire trop chochotte. Ainsi il n'attire pas seulement tous les regards des filles, mais aussi ceux des guitaristes boutonneux dans le public qui le regardent avec envie s'exciter sur son manche. Et comme si ca ne suffisait pas, c'est aussi le lui qui récolte la plus grosse part du gâteau au final. Bref, Vedder est un gars qui a multiplié les rôles pour cet album.

En fait, je connais assez peu Pearl Jam, groupe finalement assez peu populaire en France contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni où les fans se demandent encore comment Vedder, pas très malin, ne s'était pas tué à force d'excès rock'n'roll avant même de connaître le succès et de pouvoir en profiter vraiment (ce qui est aussi con que de se bourrer la gueule à la kro avant d'ouvrir un champagne millésimé). Les connaissant en tant que fer de lance du mouvement Grunge aux côtés de Nirvana dans les années 90, je ne m'attendais pas à trouver un son folk et à une musique niaise et maniérée.

L'album est en fait une très belle compilation de titres doux qui se résument bien souvent à une guitare sèche et une voix, nous faisant prendre part au voyage du personnage de Christopher McCandless dans le film, dont les paroles nous content l'aventure. L'album est composé principalement de chansons très courtes et on aurait par moments aimé que ça dure plus longtemps comme sur l'excellente No Ceiling. Guaranteed est un autre moment fort de l'album et le conclu de bien belle manière avec ses 7 minutes et un morceau présenté comme un trésor caché pas si honteux que ça.

Au final, on peut dire que ce caprice de rock-star n'a rien d'excitant, tous les titres étant aussi mornes les uns que les autres. Into The Wild n'est pas de ces albums dont la pochette et/ou la dégaine du groupe ne laissent présager rien de bon, ce n'est pas non plus un bon album mais il est tout de même pas loin d'être génial.

Note : 16/20

Audio :
Eddie Vedder - No Ceiling

samedi 28 février 2009

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion

Cela fait bien déjà un mois que le débat et les chroniques sont passés par les blogs musicaux des quatre coins du monde mais il me tenait à cœur d'apporter ma contribution sur le dernier Animal Collective qui a apparemment été l'évènement musical de ce début d'année. Soyons honnêtes dès le départ : je n'aime pas Animal Collective.

J'avais pourtant vaguement survolé trois de leurs albums depuis Here Comes The Indian sans y trouver la moindre satisfaction. Il était donc logique d'ignorer Strawberry Jam en 2007. Ma curiosité m'avait cependant jouée un mauvais tour cette même année en me laissant jeter un coup d'oeil à Panda Bear, un projet de Noah Lennox, un des membres d'Animal Collective. Vous l'avez deviné : le constat était le même (voire pire) que pour son grand frère.

Et voilà qu'en ce début d'année, notre collectif animal nous sort un neuvième album en pas plus d'années, accompagné de sa fameuse pochette qui fait mal aux yeux. Sans surprise, Pitchfork leur donne un gentil 9.6/10. Le petit chouchou de la classe a encore eu la meilleure note. Ca m'étonnerait pas que son papa couche avec la maîtresse.

Mais alors qu'elle avait été discrète pour les précédents, la blogosphère est cette fois tout en émoi à l'écoute de Merriweather Post Pavilion. Que se passe-t-il ? Y aurait-il une véritable révolution ou bien le papa aurait-il couché avec tous les blogueurs ? Cette histoire devient donc embêtante pour moi car je ne comptait pas écouter cet album. Mais c'est plus fort que moi, ma curiosité est trop grande : je me sacrifie. Et pour être sûr de ne pas me laisser tromper par un premier sentiment, j'ai écouté cet album de très nombreuses fois ces dernières semaines. Masochiste ?

Ca démarre plutôt bien avec In The Flowers dont les premières minutes me font passer à Pink Floyd. Paraît-il que cet album est plus "accessible" que les précédents. Ce premier extrait le confirme en tout cas avec une chanson plus structurée qu'à l'habitude. Puis vient My Girls, plus rythmée, plus dansante, avec des instrumentations plus variées, plus expérimentales, mais tout en restant dans un périmètre modéré. Jusqu'ici, tout va (à peu près) bien.

Les deux chansons suivantes (Also Frightened et Summertime Clothes) n'atteignent pas des sommets mais passent pas trop mal. Mention moyenne. C'est en fait Daily Routine qui m'oblige à ressortir mes vieilles pensées. 5 minutes et 48 secondes d'ennui. On attend la fin ou on clique sur le bonton "Next" de son lecteur MP3. Heureusement suit Bluish, peut-être bien ma chanson préférée de l'album, qui possède notamment une mélodie intéressante.

La suite ne confirme cependant pas. Les quatre chansons suivantes représentent ce que je n'aime pas chez Animal Collective : cette volonté d'écrire des chansons sans véritable structure, trop expérimentales, au détriment de la mélodie et du plaisir d'écoute. Avec tous ces mélanges de sons bizarres et de rythmes, on obtient un genre de patchwork ou crumble musical qui ne me plait pas beaucoup. Avec Animal Collective, j'ai l'impression qu'on est arrivé à un niveau où ce n'est plus vraiment le plaisir ou la beauté qui nous séduit, mais plutôt la curiosité, l'expérimentation ou la découverte, de la même manière qu'il en est avec toute autre forme artistique en fait. Dans la forme artistique qu'est la musique, ce n'est pas forcément ce que je recherche en priorité.

Au final, après de nombreuses écoutes, je dois dire que, sans surprise, je n'ai pas été convaincu par Merriweather Post Pavilion. Certaines chansons sont assez bonnes mais, personnellement, je n'accroche vraiment pas à leur style même si j'arrive à comprendre que certains y trouve du génie. Je sais pas si vous me reprendrez à écouter un de leurs albums !

Note : 11/20

Audio :
[mp3] Animal Collective - Bluish (retiré)

Acheter l'album Merriweather Post Pavilion d'Animal Collective sur Amazon

vendredi 5 décembre 2008

Russian Red - I Love Your Glasses

Sorti le 1er avril 2008

Je ne connais pratiquement rien à la musique Espagnole. Pour moi, ça se résume en fait au flamenco, à la Macarena, à Julio Iglesias, à Mecano, à Ska-P et à "Vamos a la playa". Bref, que de grandes références. Après Londres, le choc culturel au niveau musical est assez fort. Le rock, et encore plus l'indie rock, ne sont en effet pas vraiment majoritaires dans le paysage musical Espagnol. Même si je suis persuadé que je passe à côté de bons groupes (n'hésitez pas à me donner des noms...), il faut avouer que les Espagnols sont loin d'être les meilleurs quand il s'agit de faire du rock (ça vaut aussi pour la pop, le folk, etc...).

Alors, quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai découvert récemment Russian Red en première partie du concert de Joan As Police Woman. Ce jour là, le public ne s'y était d'ailleurs pas trompé et on était obligé de se marcher dessus dans la salle pour assister à une bien belle prestation de cette jeune artiste Espagnole qui avait même éclipsé Joan. Russian Red, de son vrai nom Lourdes Hernandez, n'a que 22 ans et vient de Madrid. Repérée sur MySpace l'an dernier, elle a ensuite franchi les échelons, se faisant notamment remarquer au fameux festival Primavera Sound. L'enchaînement logique a suivi : signature sur un label et sortie de son premier disque, I Love Your Glasses, en avril dernier.

L'impression reçue en concert s'est plus que confirmée à l'écoute de cet album. Oui, Russian Red possède un talent de songwriting rare. Ses compositions, soutenues par une instrumentation minimaliste bien souvent réduite à une simple guitare acoustique, sont d'une beauté pure avec des mélodies enivrantes et troublantes à la fois. Mais tout cela ne serait pas grand chose sans l'élément principal de cette si belle formule : la voix sublime de Lourdes Hernandez. Elle a choisi de chanter en Anglais et elle le fait vraiment très bien au point qu'il est difficile de discerner son accent espagnol, contrairement à beaucoup d'autres artistes (Espagnols, Français ou autres) pour lesquels ca peut devenir gênant.

L'album commence par Cigarettes, une chanson assez entraînante et rythmée, mais la suite nous réserve des chansons plus calmes et douces, à l'exception de They Don't Believe, elle aussi très entraînante. On a ainsi droit à des balades folk très charmantes à l'image de la magnifique Kiss My Elbow et ses quelques notes de piano, ou encore de Walls Of Fire (MP3 ci-dessous) et son refrain qui nous fait frissonner, nous faisant profiter de la si belle voix de Lourdes. Enfin, l'album se termine sur une petite fantaisie : une reprise toute en douceur de Girls Just Want To Have Fun de Cindy Lauper. Et même dans ce domaine là, c'est une réussite. Décidemment, il n'y a pas grand chose à redire sur cet album qui ne souffre d'aucune faiblesse. Un vrai délice et une vraie prouesse pour un premier album, d'autant plus qu'il nous vient d'une jeune fille de seulement 22 ans.

Avec Russian Red, l'Espagne s'est trouvée une artiste talentueuse qui, je l'espère, continuera à franchir les étapes pour ne pas se limiter qu'à l'Espagne et aux premières parties de concert. Cette fille mérite vraiment de se faire connaître. Aujourd'hui, ma culture musicale Espagnole ne se limite plus qu'à "Vamos a la playa"...

Note : 16/20

Audio :
Russian Red - Walls Are Tired (mp3)

Vidéo :
Russian Red - They Don't Believe (youtube)

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mardi 21 octobre 2008

Bloc Party - Intimacy

Mon premier contact avec Bloc Party, c'était il y a 4 ans. Un contact musical mais aussi physique... Après un excellent set pour inaugurer une bien belle soirée bordelaise du festival des Inrocks dans la fameuse salle du Rock School Barbey, les quatre Londoniens étaient venus pogoter et slammer avec nous dans le public pendant le concert suivant des Kings Of Leon. Je me souviens encore de l'odeur puante du t-shirt dégoulinant de Kele, ainsi que de son pied que j'ai bien failli me prendre plusieurs fois dans la gueule.

En ce qui concerne mon dernier contact avec eux, c'était dans un autre contexte, au festival Summercase. Ils n'étaient pas à l'affiche mais on avait vu Kele s'incruster sur une chanson des Kaiser Chiefs et les autres gars venus donner un petit coup de main à Foals. Quelques heures plus tard, il y avait une baston les impliquant avec Johnny Rotten des Sex Pistols.

Entre temps, je les avais vu trois fois en concert : une bonne prestation au V Festival, un concert électrique à l'Astoria de Londres et une performance décevante à Glastonbury.

Qu'on se le dise, Bloc Party est l'un des meilleurs groupe Anglais de ces 5 dernières années. Le premier album était une bombe et même si le deuxième album, A Weekend In The City, sorti l'an dernier, n'a pas été bien reçu par les critiques, leur reprochant notamment une trajectoire vers un son plus commercial, je l'ai de mon côté tout de même beaucoup aimé.

Aujourd´hui, même pas 18 mois après, Bloc Party revient avec un troisième album, Intimacy, dont la sortie a été annoncée un peu à l'arrache à peine un mois avant, sans véritable promotion, et accompagnée d'un single, Mercury. Sorti digitalement le 21 août, l'album sortira en CD le 27 octobre.

Paul Epworth avait produit le premier album, Jacknife Lee le second, et pour ce troisième opus, les deux producteurs se sont cette fois associés. Quand on connaît la différence entre les deux premiers albums, il y a de quoi se demander ce que cela peut bien donner au final... Dans une interview sur MTV, Kele Okereke déclarait que chacun des albums était imprégné des influences d'un des membres du groupe et que cette fois, pour Intimacy, c'était au tour de Matt Tong, le batteur.

Avec le très bon single Flux, sorti seul en fin d'année dernière, on avait un petit aperçu des nouvelles orientations de Bloc Party, résolument plus électro. Les deux premiers titres d'Intimacy (Ares et Mercury) confirment cette orientation avec un son haché, bourré d'effets de délai et de distortion en tout genres ainsi que de nombreux cuts sur la voix. Sur les autres titres de l'album, on retrouve d'autres styles plus fidèles au groupe comme avec le son brut, vif et rageur de Halo qui nous rapelle les jours glorieux de Banquet et Helicopter mais qui n'en possède malheureusement pas la même saveur. Le reste navigue entre des chansons plus calmes (Biko, Signs) et quelque chose de plus intriguant à l'image de Zepherus et ses choeurs.

Alors qu'en reste-t-il au final ? Beh pas grand chose et c'est bien ça le problème. Aucun titre phare qui se démarque véritablement et un album qui, même après de nombreuses écoutes, ne s'imprègne pas vraiment. Bloc Party a voulu prendre une direction plus expérimentale et originale, comme pour corriger les critiques faites après A Weekend In The City et se la jouer "Nous ne sommes pas un groupe indie-rock parmi les dizaines d'autres de la scène anglaise". C'est en fait plus ou moins le cas et on ne leur enlèvera pas le fait que cette volonté d'aller de l'avant fait preuve d'une certaine audace, ce qui est, il faut l'avouer, assez honorable ; mais voilà, l'album, pas facile d'accès et à l'écoute parfois exigeante, n'est pas à la hauteur de leur ambitions. L'album n'est pas mauvais mais ils sont tout simplement meilleurs dans un rock plus conventionnel de l'époque Silent Alarm. Je reste cependant un amateur du groupe et je suis sûr qu'ils nous pondront d'autres très bons albums dans les années à venir...

Et petite nouveauté sur le blog : à partir de maintenant je vais me la jouer à la Pitchfork et je vais mettre des notes aux quelques albums que je chronique (je vous épargne cependant les décimales) mais n'y portez pas trop attention...

Note : 12/20

Audio :
Bloc Party - Zepherus (mp3)

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mercredi 8 octobre 2008

Okkervil River - The Stand Ins

Il y a 3 ans, je découvrais Okkervil River avec l'album Black Sheep Boy. C'était une grande découverte mais je ne le savais pas encore. L'an dernier, le groupe sortait The Stage Names qui confirmait tout le bien que je pensais d'eux. Du coup, je me suis plongé dans toute leur discographie passée et j'ai été émerveillé par un groupe qui fait aujourd'hui parti de mes favoris. Car, si c'est avec Black Sheep Boy qu'ils se sont fait connaître, on ne peut cependant pas dire que c'est parce qu'ils avaient franchi un palier, les enregistrements précédents étant d'une qualité toute aussi élevée.

Aujourd'hui, les Texans reviennent déjà (5 albums en 7 ans tout de mème...) avec The Stand Ins et ses 11 titres. Enregistré lors des mêmes sessions que The Stage Names, il devait au départ être la deuxième moitié d'un double album. Mais ce projet fut abandonné et du coup, Okkervil River se retrouvait avec de nombreuses chansons en rab. Il faut dire que Will Sheiff est bourré de tellement de talent qu'il produit à un rythme presque trop effréné ! Le groupe pensa alors à sortir un EP accompagnant l'album comme ce fut le cas avec Black Sheep Boy Appendix pour l'album Black Sheep Boy, avant de finalement décider d'en faire un nouvel album. Et nous voilà donc avec The Stand Ins qui est loin d'être une compilation des morceaux écartés l'an dernier...

Quand j'ai écouté Lost Coastlines sur leur MySpace avant la sortie de l'album, j'ai eu un premier sentiment de déception qui fut vite oublié car cette chanson devint après quelques écoutes celle qui passera en boucle sur mon lecteur et que je chanterai à tu tête sous la douche. Le démarrage avec le banjo puis l'alternance des deux voix superbes de Will Sheff et Jonathan Meiburg, pour finir avec ces "lalalala", tout simplement génial (et jetez un coup d'oeil au clip qui n'est pas mal non plus) ! Le reste de l'album est également d'un haut niveau avec des titres nourris d'une excellente instrumentation comme sur Singer Songwriter, de belles balades (On Tour With Zykos) ou encore des chansons rock plus rythmées (Pop Lie). Un vrai délice !

Si on enlève les 3 interludes, l'album est court, à la limite de l'EP, mais c'est un concentré de folk rock comme il s'en fait peu aujourd'hui. Même si je le mettrais un poil en dessous de tous ses prédécesseurs, The Stand Ins reste une référence en cette année 2008 et prouve que Will Sheff et Jonathan Meiburg (qui a quitté il y a peu Okkervil River pour se consacrer uniquement à Shearwater) sont deux des plus talentueux songwriters actuels. Je n'ai qu'un seul regret : qu'Okkervil River ne passe pas à Barcelone lors de leur tournée...

Note : 16/20

Audio :
Okkervil River - Lost Coastlines (mp3)

Vidéo :
Okkervil River - Lost Coastlines (clip)
Okkervil River - Lost Coastlines (Live @ Schubas, Chicago)

Acheter l'album The Stand Ins

mercredi 27 août 2008

The National - The Virginia EP

L'an dernier, avec l'album "Boxer", on les a retrouvés de nombreuses fois dans les premières places des tops de fin d'années. Bien qu'étant leur 4ème album, c'est celui-ci qui les a vraiment révélé, même si "Aligator" avait déjà été très remarqué il y a 3 ans. Cette année, alors qu'ils tournent avec R.E.M. pour assurer leur première partie, The National ont sorti un peu plus dans l'anonymat un EP, "The Virginia EP", accompagné d'un DVD, "A Skin, A Night".

Première constatation : cet EP est l'EP avec le plus de chansons que je connaisse : pas moins de 12 titres ! En fait, c'est seulement le fait que l'EP soit principalement composé de B-Sides, de versions live ou de reprises qui ne permet pas d'en faire un véritable album.

J'avais beaucoup apprécié "Aligator" et "Boxer" et je n'ai donc pas été surpris lors de ma première écoute de "The Vriginia EP" de retrouver toute la magie qui a fait le succès des Américains : des balades obscures portées par la voix grave de Matt Berninger. Aujourd'hui, après de nombreuses écoutes, je crois même que je préfère ce disque à tous les précédents. Il possède de véritables perles telles que la première chanson de l'album, "You've Done It Again, Virginia", et sa mélodie imparable. Mais ce n'en est qu'une parmi tant d'autres sur un EP d'une beauté impressionnante qui, avec ses chansons mélancoliques, n'est cependant pas à écouter si vous avez pas le moral...

A noter également que "The Virginia EP" possède deux reprises fortement réussies : l'une de Caroline Martin ("Without Permission") et l'autre, sublime, de Bruce Springsteen ("Mansion On The Hill"). Ajoutez à cela une superbe version live de "Fake Empire" et vous obtenez un disque qu'il faut absolument se procurer, même si vous pensiez au premier abord que ce n'était qu'une compil sortie pour se faire de l'argent. Non, ce disque est véritablement une grande réussite.

Un petit mot sur le DVD même si je ne l'ai pas vu : le film a été produit par l'incontournable Vincent Moon qui a déjà collaboré avec rien de moins que R.E.M. ou Beirut... Ce gars me fait rêver...

Note : 17/20

Audio :
The National - You've Done It Again, Virginia (mp3)
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