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dimanche 18 octobre 2009

The Thermals @ BeCool

>> The Thermals @ BeCool, Barcelone, 17 octobre 2009
>> Première partie : Telekinesis


Bien que repérés sur le calendrier des prochains concerts potentiellement intéressant à Barcelone, The Thermals ne faisaient pas parti de mon programme. Jusqu'à hier. Jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'un groupe au drôle de nom de Telekinesis jouait en première partie. La veille, j'étais tombé sur un article les concernant qui révélait notamment que leur album était produit par Chris Walla de Death Cab For Cutie, un certain gage de qualité en ce qui me concerne. Une rapide écoute validée et il n'en fallait pas plus : le soir même j'irai au concert. Autant dire que j'arrivais un peu dans l'inconnu : un album de The Thermals vaguement écouté il y a 3 ans et quelques titres de Telekinesis découvert quelques heures avant.

En faisant commencer un concert à 21h un samedi soir en Espagne, il ne fallait pas s'attendre à voir beaucoup de monde. Et c'est en effet devant pas plus d'une quinzaine de personnes que Telekinesis démarre son set. "Hi, we're Telekinesis from Seattle, Washington". Aux commandes du groupe : Michael Benjamin Lerner, batteur et chanteur sur scène, a fait tout le boulot sur le premier album, "Telekinesis !".

Immédiatement, Telekinesis a énergisé l'ambiance et a fait se rapprocher les gars au bar qui regardaient ça de loin. Pas de doute : la power-pop des Américains a quelque chose de spécial. Rien de très nouveau ou d'exceptionnel mais une petite collection de titres séduisants, bien rythmés et dynamiques qui passent très bien en live. Et en plus, ils sont cools, décontractés et sur scène, ils se font plaisir comme des gamins de 15 ans avec un gros sourire. Jolie découverte.

La petite salle du BeCool s'est ensuite remplie pour l'arrivée sur scène de The Thermals : 2 gars, 1 filles, quelques possibilités. Comme Telekinesis, The Thermals ont eu à faire à Chris Walla qui avait mixé leur deuxième album, "Fuckin A", sorti en 2004. C'est cependant deux ans plus tard, avec "The Body, the Blood and the Machine" que la bande de Portland se fera connaître. Leur dernier album, "Now We Can See", est lui sorti en avril dernier sur le label Kill Rock Stars.

L'intensité était encore plus forte qu'avec Telekinesis. Les titres se sont enchaînés à une vitesse effrénée et ni le groupe, ni le public n'a eu le temps de respirer une seconde. Leur musique prend une autre dimension en live, on se croirait même par moments dans un concert punk du milieu des années 90. Difficile de ne pas se laisser tenter d'aller sauter comme un con devant la scène. De nombreux titres du dernier album dans la setlist, les Américains terminant notamment leur concert avec leur dernier single, "Now We Can See", et ses "ohéhohohouho" repris par toute la salle. The Thermals reviendront ensuite pour un rappel de deux chansons, histoire de tremper les derniers bouts de leur t-shirts qui ne l'étaient pas encore.

Audio :
Telekinesis - Coast Of Carolina [mp3]

dimanche 26 octobre 2008

Les 7 Ages du Rock (7 Ages of Rock)

En rentrant en avion de Bangkok pour Londres après un long voyage, installé dans mon siège confortable avec mon écran individuel, je me baladais alors à travers les différents programmes multimédia proposés et j'étais tombé sur un documentaire qui avait attiré mon attention : 7 Ages of Rock. Produit par la BBC, ce documentaire se découpe en 7 épisodes d'une cinquantaine de minutes chacun essayant de retracer l'histoire du rock à travers de nombreuses images d'archives et interviews. Chaque épisode se concentre sur un type de rock en particulier, se basant généralement sur deux ou trois groupes de base révolutionnaires.

J'avais regardé les deux premiers épisodes dans l'avion avec grand intérêt et en rentant, j'avais donc cherché à voir le reste. Si ça vous intéresse, on peut trouver ces vidéos sur eMule et des extraits sur Youtube.


1. My Generation, The Birth of Rock (Blues-based Rock, 1963-1970)
Cet épisode retrace les premiers pas du rock, influencé par le Blues, avec en tête d'affiche The Who et les Rolling Stones. L'émergence du rock est racontée : une nouvelle attitude, un nouveau volume, de nouvelles directions alliées à une force artistique et politique. On retrouve aussi le virage rock pris par Bob Dylan ou encore les différents projets d'Eric Clapton. A noter qu'il existe deux versions de ce premier épisode, l'autre version se basant autour de Jimi Hendrix.
Artistes cités : The Who, The Rolling Stones, Bob Dylan, The Animals, Eric Clapton, Cream, The Kinks, The Band.


2. White Light, White Heat (Art Rock, 1966-1980)
Cet épisode retrace comment les expressions artistiques et conceptuelles ont eu une influence sur le rock. Du psychédélisme de Pink Floyd au glamour de David Bowie en passant par le Velvet Underground et sa relation avec Andy Warhol, le rock prend une nouvelle dimension et devient un spectacle à l'image des concerts incroyables qu'introduisent les génials Pink Floyd.
Artistes cités : Pink Floyd, , The Velvet Underground, David Bowie, The Hype, Roxy Music, Genesis.


3. Blank Generation (Punk Rock, 1973-1980)
Avec les Sex Pistols à Londres et The Ramones à New-York, un nouveau rock voit le jour : le punk. Passion, fureur, protestation et rage contre le système sont les messages que veulent faire passer les groupes punk avec une musique plus brute et excitée.
Artistes cités : The Ramones, Sex Pistols, Patti Smith, The Clash, Television, The Damned, Buzzcocks, The Clash.


4. Never Say Die (Heavy Metal Rock, 1970-1991)
L'histoire du style de rock qui perdure le plus et qui fait aussi le plus de bruit (et qui est aussi le pire selon moi...) : le heavy metal. Certainement le style le plus controversé et le moins bien compris mais qui a pourtant connu un succès incroyable avec des groupes comme Black Sabbath ou Metallica. Plus dur, plus aggressif, le heavy metal fait également passer des messages avec de thèmes comme la violence, la brutalité ou le sexe.
Artistes cités : Black Sabbath, Judah Priest, Metallica, Deep Purple, Iron Maiden, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne.


5. We Are the Champions (Stadium Rock, 1965-1993)
Cet épisode retrace le développement de certains des plus grands groupes de l'histoire du rock, à savoir les Queen, Police ou autres U2 ; et comment, à travers des évènenements immenses tels que Live Aid, le rock devient si populaire pour arriver, en touchant la population du monde entier, à avoir une influence sur la culture et la politique.
Artistes cités : Led Zepellin, Queen, The Who, The Rolling Stones, Kiss, Bruce Srpingsteen, The Police, Dire Straits, U2, Bon Jovi.


6. Left Of The Dial (Alternative Rock, 1980-1994)
Cet épisode retrace l'avènement du rock alternatif aux Etats-Unis à travers deux groupes phares : R.E.M. et Nirvana. On y voit comment de petits groupes on réussi à devenir grands grâce à des concerts à l'arrache aux quatre coins des Etats-Unis et une communauté de fans qui grandit. Comment, depuis sa ville d'Athens en Géorgie, R.E.M. a réussi à devenir ce qu'ils sont aujourd'hui et influencer d'autres générations. On retrouve aussi l'histoire du succès de Nirvana et bien sûr la tragique fin d'une des icônes de rock : Curt Cobain. J'y ai au passage appris que Micheal Stipe était le parrain de la fille de Curt Cobain et Courtney Love et que ce même Curt Cobain s'est suicidé en écoutant R.E.M....
Artistes cités : R.E.M., Nirvana, The Pixies, Black Flag, Sonic Youth, The Replacements, Soundgarden, Alice In Chains, Mudhoney, Pearl Jam, Smashing Pumpkins.


7. What The World Is Waiting For (British Indie, 1980-2007)
L'histoire d'un rock de notre époque : l'indie, côté Angleterre cette fois après s'être concentré sur les Etats-Unis à l'épisode précédent. De sa naissance avec The Smiths en passant par la glorieuse époque Brit-Pop des années 90 jusqu'au succès des groupes d'aujourd'hui comme Franz Ferdinand ou Arctic Monkeys, l'indie a connu des hauts et des bas mais est toujours là !
Artistes cités : Oasis, Blur, Suede, The Smiths, The Stone Roses, Pulp, Elastica, Coldplay, The Libertines, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand.


Voilà, une jolie rétrospective à travers ces documentaires de 7 Ages of Rock qui, bien qu'un peu subjective et vu par un oeil Anglais, retrace de belle manière et avec des reportages de qualité tout ce qui a fait le rock de sa naissance à aujourd'hui... Le choix du découpage peut porter à discussion et on peut aussi noter l'oubli de groupes pourtant importants (comme The Doors, Radiohead, Rage Against The Machine, The White Stripes, The Strokes et j'en passe...) ou encore de la vague des groupes indie américains de ces 15 dernières années (The Flaming Lips, Mercury Rev...) mais dans l'ensemble, on prend plaisir à regarder ces documentaires que je vous conseille vivement !

dimanche 15 juin 2008

Festival Skabazac @ Rodez

>> Festival Skabazac @ Rodez, Aveyron, 13 et 14 juin 2008
>> Massilia Sound System, Têtes Raides, Millencolin, Ez3kiel, Le Peuple de l'Herbe, Sick Of It All, CocoRosie, Arno, Tiken Jah Fakoly, Raekwon et Ghostface Killah, Dans le Sac, Dizzee Rascal, The Herbaliser, Does It Offend You, Yeah?, Minitel Rose, Digitalism, David Caretta...



Un an après "l'expérience Glastonbury", c'était mes retrouvailles avec un festival avec Skabazac, dans de toutes autres proportions. Né il y a dix ans en pleine mouvance ska sur la commune de Sébazac (d'où son nom), Skabazac a depuis fait du chemin et c'est maintenant l'un des festivals majeurs du Sud-Ouest. Chaque année, l'affiche est de plus en plus impressionnante et on avait par exemple vu passer Tryo, Les Wampas, Iam, Dionysos, Ska P, Louise Attaque ou encore dEUS avec une programmation toujours très hétéroclyte. L'an dernier, la programmation avait même un joli penchant rock qui n'était pas pour me déplaire. Archive, Art Brut, The Rakes et Herman Düne étaient en effet de la partie aux côtés des incontournables Ogres de Barback et autres La Ruda pour l'affiche la plus belle de l'histoire du festival. Malheureusement, les intempéries avaient obligé les organisateurs à annuler le festival au tout dernier moment...

Bizarrement, en tant qu'originaire de la région, c'était ma première venue à Skabazac. Avec l'épisode 2007, on avait peur que le festival perde de l'intérêt mais c'en était rien. Certes, l'affiche n'était pas à la hauteur de l'année passée mais on retrouvait tout de même de gros morceaux comme le Wu-Tang Clan, Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra et les Têtes Raides. Pas de chance, Emir annulait quelques jours avant, tout comme le Wu-Tang Clan qui ne viendraient finalement qu'avec la moitié des membres dont Raekwon et le fameux Ghostface Killah. Un véritable coup dur pour le festival...


Vendredi 13 juin

Vers 20h, je me dirigeais sereinement vers le site et je tombais très vite sur un énorme bouchon alors qu'on était encore loin du but. Ca ne bouge pas d'un poil, la décision sera vite faite : retour à la maison pour ne pas rater le match France-Pays Bas plutôt que de l'écouter à la radio dans les bouchons. Après cette humiliation, je repartais en direction du festival et y arrivait sur les coups de 23h. Dommage, Ez3kiel venait de terminer, tout comme les Têtes Raides...

On suivra finalement la performance de Millencolin tout en alternant avec Le Peuple de l'Herbe sur l'autre scène. D'un côté, on avait le "punk skate rock californien" des Suédois, de l'autre le style difficilement descriptible des Français. Le problème avec les groupes comme Millencolin, c'est que quand on ne connaît pas bien, on a au bout d'un moment l'impression qu'ils jouent à chaque fois la même chanson. On n'enlèvera cependant pas le fait qu'ils ont dégagé une grosse énergie et que leur perfomance était dans l'ensemble satisfaisante. Pour ce qui est du Peuple de l'Herbe, que l'on retrouve chaque année dans la moitié des festivals Français, il n'y a pas de doute sur leur popularité. C'est une musique taillée pour les festivals mais bon, c'est pas vraiment mon truc...
Après ça, quand on a ensuite vu Psy4 de la rime arriver sur scène, on a compris qu'il était déjà temps de quitter les lieux.


Samedi 14 juin

Pas de bouchon et pas de voiture pour aujourd'hui, c'est à pied que l'on vient au festival. Il faut dire que j'habite en fait juste à côté... On arrive vers le site vers 19h pour voir CocoRosie avec un bel espoir. Nouveau coup dur : à l'entrée, des affiches annoncent l'annulation du concert du duo Américain avec la copie du contrat à côté (15 000 € pour ceux que ca intéressent). La raison : pas de raison. Difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé... The Herbaliser prend leur place, leur son jazz/hip hop passant parfaitement en buvant une petite bière assis dans le champ.

On bougeait ensuite voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où David Caretta commencait son set, juste le temps de comprendre qu'il vallait mieux qu'on retourne sur la scène principale reprendre une bière. Peu de temps après, c'était au tour d'Arno de faire son entrée sur scène. Venu remplacer Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra, le chanteur Belge n'a pas réussi à conquérir le public. Le seul souvenir que j'avais de lui était sa réception pas très nette d'une victoire de la musique il y a quelques années. En fait, musicalement, sa musique est assez intéressante avec de bon riffs de guitare et un guitariste qui se fait bien plaisir mais ce qui est plus compliqué, c'est apprivoiser son chant et sa voix...

Dès la fin de la performance d'Arno, on entendait du gros son électro sur l'autre scène. C'était les trois Nantais de Minitel Rose qui débutaient leur set. Initialement pas prévu dans la programmation, le trio était un peu l'invité mystère. Ils ont en tout cas donné une belle impression et seront à suivre dans les mois qui viennent.

La suite du programme n'avait pas grand chose pour m'enthousiasmer. D'un côté Dizzee Rascal, de l'autre Tiken Jah Fakoly. Du rap et du reggae. On jonglera entre les deux et je me surpris d'apprécier plus que prévu le spectacle proposé. Tiken Jah Fakoly, ca reste du reggae avec vraiment rien d'exceptionnel (de toute façon, pour moi, en reggae, il n'y a que Bob Marley) mais c'est toujous bien sympa à écouter, et Dizzee Rascal, c'était pas si mauvais que ça avec notamment un dernier titre plutôt bon pour finir, "Dance With Me", réalisé en collaboration avec le très bon Calvin Harris.

Un peu plus tard, on avait l'impression que Dizzee Rascal avait changé de scène mais c'était en fait Raekwon et Ghostface Killah qui entamaient leur prestation. Je crois que j'avais eu assez de rap pour aujourd'hui, je séchais donc sans aucun regret et allais voir ce qu'il se passait sur l'autre scène où devait arriver Does It Offend You, Yeah?. Quand on voyait les gars monter la scène avec une grosse table au milieu, on a vite compris qu'on avait droit à une nouvelle annulation... Dommage, j'avais bien envie de voir ce jeune groupe d'électro-rock Britannique qui avait sorti un album avec quelques bons petits titres ravageurs que j'avais écouté ces derniers jours pour me préparer.

Bref, à ce moment là, c'était un peu la loose ce festival mais on avait tout de même un petit espoir de sauvetage avec Digitalism qui clôturait. Et ce fut en effet un très bon final. Le duo électro Allemand a mis le feu avec un son qui envoit grave du lourd (comme dirait le jeune sympa) et une performance de très haut niveau. Ouf, le festival était presque sauvé !


Au final, sur les deux jours de Skabazac, il y avait de nombreuses raisons d'être déçus. Certes, on ne peut pas nier le fait qu'il y ait une forte part de malchance mais quand même, il doit bien y avoir aussi un souci du côté de l'organisation ! L'an dernier, annulé bizarrement à cause des intempéries (alors que tous les festivals Anglais se prennent chaque année 30 fois plus de pluie !) et cette année, pratiquement la moitié de la programmation initiale qui n'était finalement pas là ! Ajoutez à cela un public pas très récepteur et peu enthousiasmé et ça donne un bien pâle bilan. En tout cas, je souhaite à Skabazac de retrouver une meilleure constance car ce festival possède un très beau site, un très bon potentiel et ca fait toujours plaisir d'avoir un festival comme ça près chez soi. Bonne continuation Skabazac (et au passage, n'hésitez pas à changer de nom...) !


Audio :
Dizzee Rascal Feat. Calvin Harris - Dance For Me (mp3)
Digitalism - Zdarlight (mp3)
Minitel Rose - Business Woman (mp3)
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