dimanche 5 avril 2009

Eddie Vedder - Into The Wild


Après avoir étudié de près le guide du rockeur et le lexique qui l'accompagne sur le blog Art-Rock, je vais tenter de l'appliquer avec précision pour la critique qui suit de l'album Into The Wild d'Eddie Vedder. A une différence près : ce n'est pas les mots ou expressions du lexique que nous allons utiliser mais leur définition...


Quand j'avais vu l'excellent film Into The Wild, dirigé par Sean Penn (avec qui Vedder avait déjà collaboré), je n'avais pas vraiment fait attention ni remarqué la bande originale même si elle avait certainement du jouer un rôle important dans le film et dans le fait que je l'ai apprécié. Quelques mois plus tard, après me l'être fait recommandé par plusieurs personnes et blogs, je me suis décidé à écouter cet album.

Aux commandes de cet album : Eddie Vedder, poseur plus ou moins extraverti de Pearl Jam, groupe qui a su ne pas trop déplaire au public avec 2-3 titres accrocheurs, et ne pas trop déplaire aux critiques avec 2-3 idées musicales pas trop ridicules. Depuis longtemps, on sait que Vedder n'est pas qu'un simple mec qui veut profiter pleinement du mode de vie rock'n'roll en étant reconnu lorsqu'il sort de chez lui. C'est aussi un gars qui veut être en haut de l'affiche, se taper un maximum de groupies et ne pas faire trop chochotte. Ainsi il n'attire pas seulement tous les regards des filles, mais aussi ceux des guitaristes boutonneux dans le public qui le regardent avec envie s'exciter sur son manche. Et comme si ca ne suffisait pas, c'est aussi le lui qui récolte la plus grosse part du gâteau au final. Bref, Vedder est un gars qui a multiplié les rôles pour cet album.

En fait, je connais assez peu Pearl Jam, groupe finalement assez peu populaire en France contrairement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni où les fans se demandent encore comment Vedder, pas très malin, ne s'était pas tué à force d'excès rock'n'roll avant même de connaître le succès et de pouvoir en profiter vraiment (ce qui est aussi con que de se bourrer la gueule à la kro avant d'ouvrir un champagne millésimé). Les connaissant en tant que fer de lance du mouvement Grunge aux côtés de Nirvana dans les années 90, je ne m'attendais pas à trouver un son folk et à une musique niaise et maniérée.

L'album est en fait une très belle compilation de titres doux qui se résument bien souvent à une guitare sèche et une voix, nous faisant prendre part au voyage du personnage de Christopher McCandless dans le film, dont les paroles nous content l'aventure. L'album est composé principalement de chansons très courtes et on aurait par moments aimé que ça dure plus longtemps comme sur l'excellente No Ceiling. Guaranteed est un autre moment fort de l'album et le conclu de bien belle manière avec ses 7 minutes et un morceau présenté comme un trésor caché pas si honteux que ça.

Au final, on peut dire que ce caprice de rock-star n'a rien d'excitant, tous les titres étant aussi mornes les uns que les autres. Into The Wild n'est pas de ces albums dont la pochette et/ou la dégaine du groupe ne laissent présager rien de bon, ce n'est pas non plus un bon album mais il est tout de même pas loin d'être génial.

Note : 16/20

Audio :
Eddie Vedder - No Ceiling

lundi 30 mars 2009

Playlist Mars 2009

Pas de grandes découvertes mais pratiquement que de bons albums pour ce beau moi de mars...


Ra Ra Riot
The Rhumb Line

USA - Indie Rock - Barsuk
Sorti le 19 août 2008

Passé un peu inaperçu car peut-être dans l'ombre du phénomène Vampire Weekend dont le style est assez proche, Ra Ra Riot s'en sort pourtant très bien.
Titre préféré : Can You Tell
Note : 15/20

Andrew Bird
Noble Beast

USA - Folk Rock - Bella Union
Sorti le 20 janvier 2009

Pour notre plus grand bonheur, Andrew Bird nous gratifie d'un album tous les 2 ans depuis 6 ans et sans surprise, celui-ci est largement à la hauteur, ses multiples instruments et quelques sifflements nous berçant comme un petit bébé ! A noter une deuxième partie de l'album qui n'est pas le niveau de la première.
Titre préféré : Fitz & Dizzyspells
Note : 15/20

The Decemberists
Always The Bridesmaid [Singles]

USA - Folk - Capitol Records
Sorti le 14 octobre 2008, le 4 novembre 2008 et le 2 décembre 2008

En support à la campagne de Barack Obama, The Decemberists ont l'an dernier sorti une série de trois singles pour un total de six chansons dans le pur style Decemberistesque, plus proche de leurs premiers albums que du dernier. Je suis impatient d'écouter leur nouvel album qui vient de sortir...
Titre préféré : Valerie Plame
Note : 15/20

Wilco
Sky Blue Sky

USA - Alternative Rock - Nonesuch
Sorti le 15 mai 2007

Peut-être pas au niveau des deux précédents albums, Sky Blue Sky possède tout de même quelques perles. C'est toujours un plaisir d'écouter ce mélange de belles ballades et de chansons rock plus énergiques.
Titre préféré : Impossible Germany
Note : 15/20

Okkervil River
Golden Opportunities Mixtape

USA - Indie Rock - Auto-produit
Sorti le 12 décembre 2007
Offert depuis leur site web il y a un peu plus d'un an, cette compilation regroupe 8 reprises et un live. Et comme d'habitude, Okkervil River s'en sort très bien. En bonus, on entend même Stéphane Bern présenter le groupe sur la très belle reprise I Came Here To Say I'm Going Away de Serge Gainsbourg. Ca vaut pas un vrai album d'Okkervil River mais c'est tout de même très sympa !
Titre préféré : I Came Here To Say I'm Going Away
Note : 15/20

Franz Ferdinand
Tonight: Franz Ferdinand

Ecosse - Indie Rock - Domino
Sorti le 26 janvier 2009

Après deux albums assez identiques mais très bons, Franz Ferdinand a décidé de se tourner vers d'autres influences, avec des rythmes dance, electro et des grosses basses. Le résultat n'est pas mauvais (on peu encore piocher une demi-douzaines de singles) mais ca m'aurait pas vraiment gêné qu'ils fassent une nouvelle copie du premier album à vrai dire. L'album fini sur une mauvaise note avec deux chansons calmes ratées.
Titre préféré : No You Girls
Note : 14/20

Belle & Sebastian
Books [EP]

Ecosse - Pop - Rough Trade
Sorti le 21 juin 2004

Si on enlève Wrapped Up in Books, meilleur chanson de cet EP extraite du précédent album Dear Catastrophe Waitress, ce disque, bien qu'assez bon, n'est pas ce que Belle & Sebastian a fait de mieux. Quelques très bons passages tout de même sur Your Cover's Blown.
Titre préféré : Wrapped Up in Books
Note : 13/20

Ben Kweller
Changing Horses

USA - Country Rock - ATO
Sorti le 2 février 2009

Trois ans après son excellent album éponyme, Ben Kweller est de retour pour son 4ème album dans un style bien plus Country. Les premières écoutes peuvent sembler décevantes puis on s'y fait et on découvre quelques titres très frais et sympathiques. Le genre de chansons à écouter autour d'un barbecue entre amis en été !
Titre préféré : On Her Own
Note : 13/20

Alela Diane
The Pirate's Gospel

USA - Folk - Holocene Music
Sorti en 2006

On me l'avait vivement conseillée, je dois dire que j'ai été assez déçu. Non pas que ce soit mauvais mais c'est un style assez particulier auquel je n'accroche pas. Je trouve les chansons trop minimalistes, fades et sans grande saveur. Bref, pas vraiment convaincu.
Titre préféré : Pirate's Gospel
Note : 12/20

Beirut
March of the Zapotec/Holland [EP]
USA - Folk/Electronic - Da Da Bing
Sorti le 17 février 2009

Un premier EP influencé par un voyage au Mexique qui ne décolle pas vraiment et un deuxième, sous le pseudonyme pré-Beirutien de Realpeople dans un style electro assez moyen. No Dice, dernier titre, ferait un très bon candidat pour le nouveau générique des Chiffres et des Lettres. Beirut, il était quand même meilleur dans son style Europe de l'Est.
Titre préféré : La Llorana
Note : 11/20


Titre préféré du mois :
Ben Kweller - On Her Own

A écouter aussi :
Okkervil River - I Came Here To Say I'm Going Away (reprise de Serge Gainsbourg)

samedi 14 mars 2009

Stanley Brinks @ Heliogàbal


>> Stanley Brinks @ Heliogàbal, Barcelone, 04/03/2009

>> Première partie : Freschard


Quand on va voir un concert, il y a des fois où l'on sait déjà que l'on va passer un bon moment. Et pourtant je ne connaissais absolument rien de Stanley Brinks avant d'aller le voir. Juste qu'il faisait partie d'Herman Düne. Grandement conseillé par mon coloc qui l'avait vu quelques semaines auparavant alors que j'étais moi resté à la porte de l'Heliogàbal (le concert affichant complet), Stanley Brinks jouait une nouvelle fois dans ce petit bar du quartier de Gracia. Intimité garantie.

C'est en 2006, après l'enregistrement de l'album Giant, qu'André Herman Düne alias Stanley Brinks a décidé de quitter le groupe Herman Düne, laissant son frère aux commandes, et de changer de nom, comme pour tourner un chapitre. Approchant le succès et la signature chez une major, Stanley Brinks, apparemment très attaché au caractère indépendant de sa musique, a préféré suivre une carrière solo tranquille un peu dans l'anonymat, distribuant ses nombreux disques lors de ces concerts où en lui envoyant un mail via son MySpace. Vivant actuellement à Berlin, il écrit des dizaines de chansons, chacune étant imprégnée d'une recette unique de délicatesse et de nonchalance.

Après une première partie assurée par sa copine Freschard où il se faisait un plaisir de l'accompagner à la guitare électrique et à la clarinette en nous sortant des solos incroyables probablement à moitié improvisés, Stanley Brinks a ensuite pris place seul sur scène et le spectacle pouvait commencer.

Il n'est pas seulement question de musique lors d'un concert de Stanley Brinks. L'homme est aussi là pour nous faire partager quelque chose de spécial. Influencé par la musique à texte des années 30, il nous livre des chansons folks aux accents jazz avec des textes inspirés systématiquement accompagnés d'une touche d'humour. Avec son écriture imagée, il sait nous désorienter et nous invite dans son univers décontracté et insouciant dans lequel on voudrait bien demeurer des heures durant.

Stanley Brinks est l'un de ces artistes qui fait des concerts pour se faire plaisir avant tout, pour surtout ne pas se prendre la tête et avoir un vrai échange avec le public. La musique est aussi pour lui un moyen de communiquer, de rencontrer, de partager. Un grand moment de disctraction et de joie. S'il passe pas loin de chez vous, il serait dommage de ne pas aller goûter à cette expérience...

Audio :
Ecoutez quelques unes de ses chansons sur MySpace

samedi 28 février 2009

Playlist Février 2009

Ce mois-ci, les Scandinaves sont à l'honneur chez INIWATA...


Loney, Dear
Dear John

Suède - Indie Pop - Polyvinyl Record Co.
Sorti le 29 janvier 2009

Comme avec Get Well Soon le mois dernier, Loney Dear est mon coup de coeur de février. Cinquième album pour Emil Svanängen qui avait auto-produit les quatre premiers avant de signer chez Sub Pop. Et encore un Suèdois qui nous offre un très bon album pop. D'un côté, ses chansons semblent familières dès la première écoute et d'un autre côté, on en ressent quelque chose de spécial et d'unique.
Titre préféré : I Was Only Going Out
Note : 17/20

Madrugada
The Deep End

Norvège - Alternative Rock - EMI
Sorti le 11 avril 2005

La découverte de ce groupe continue pour moi et m'étonne encore. Je reviendrai un jour plus en détails sur ces Norvégiens qui en valent la peine.
Titre préféré : The Kids Are On High Street
Note : 16/20

Cut Copy
In Ghost Colours

Australie - Electropop - Modular
Sorti le 12 mai 2008

Ils sont jeunes, Australiens (et en plus de Melbourne, une de mes villes préférées dans le monde...) et très doués pour nous donner la pêche et nous faire danser avec cet album électro qui est peut être bien le meilleur dans ce style en 2008. C'est simple : chaque chanson est un tube !
Titre préféré : Feel The Love
Note : 16/20

Belle & Sebastian
Dear Catastrophe Waitress

Ecosse - Indie Pop - Rough Trade
Sorti le 6 octobre 2003

Suite de ma re-écoute de la discographie de Belle & Sebastian avec leur avant dernier album qui n'est certainement pas leur meilleur mais qui, comme toujours avec les Ecossais, reste à un très haut niveau. Un son moins folk que les précédents pour laisser place à des chansons plus "pop-friendly".
Titre préféré : Dear Catastrophe Waitress
Note : 16/20

Antony & The Johnsons
The Crying Light

Angleterre - Baroque Pop - Secretly Canadian
Sorti le 19 janvier 2009

Un bon album, on en attendait pas moins d'Antony. Des chansons émouvantes, belles et qui donnent des frissons. Oui mais un peu moins que dans les deux albums précédents tout de même. 15/20 mais une mini déception, c'est pour dire...
Titre préféré : Everglade
Note : 15/20

Travis
Ode To J. Smith

Ecosse - Britpop - Red Telephone Box
Sorti le 29 septembre 2008

Ecouté en prévision de leur concert, cet album peut sembler mauvais à la première écoute mais se révèle finalement fort agréable. Entre hymnes rock et chansons britpop comme seuls les Britishs savent le faire, Travis a encore de quoi nous offrir de belles choses.
Titre préféré : Last Words
Note : 14/20

St Vincent
Marry Me

USA - Indie Pop - Beggars Banquet
Sorti le 10 juillet 2007

Annie Clark, alias St Vincent, a tourné avec Sufjan Stevens et The Polyphonic Spree avant de sortir ce premier album réussi même s'il faut accrocher à son style. Une belle voix et de jolies mélodies pop au programme.
Titre préféré : The Apocalypse Song
Note : 14/20

Editors
An End Has A Start

Angleterre - Indie Rock - Kitchenware
Sorti le 25 juin 2007

Après un premier album remarqué en 2005, Editors ne confirme pas complètement mais que ca fait du bien par moments d'écouter ce son de guitares qui hurlent et ces riffs explosifs (comme sur The Racing Rats par exemple), surtout quand on a écouté du Bon Iver pendant une heure avant ! J'aime le style et je suis persuadé qu'ils sont capables de nous faire mieux dans le futur.
Titre préféré : The Racing Rats
Note : 13/20

Bon Iver
Blood Bank [Ep]

USA - Folk - Jagjaguwar
Sorti le 20 janvier 2009

Peu de temps après son premier album, Justin Vernon revient avec cet EP dans la même veine et la confirmation que je n'accroche pas vraiment à sa musique.
Titre préféré : Blood Bank
Note : 12/20

Animal Collective
Merriweather Post Pavilion

USA - Experimental - Domino Records
Sorti le 6 janvier 2009

Voir la critique complète de cet album ici.
Titre préféré : Bluish
Note : 11/20


Ponytail
Ice Cream Spiritual

USA - Art Rock - We Are Free
Sorti le 17 juin 2008

Ayant entendu un peu parlé de groupe ici et là et voyant qu'ils prévoyaient de passer en concert à Barcelone, j'ai écouté leur dernier album au cas où ca vaille le coup d'aller les voir. Je ne suis pas allé au concert. Insupportable.
Titre préféré : Celebrate the Body Electric (It Came From an Angel)
Note : 4/20


Titre préféré du mois :
[youtube] Madrugada - The Kids Are On High Street

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion

Cela fait bien déjà un mois que le débat et les chroniques sont passés par les blogs musicaux des quatre coins du monde mais il me tenait à cœur d'apporter ma contribution sur le dernier Animal Collective qui a apparemment été l'évènement musical de ce début d'année. Soyons honnêtes dès le départ : je n'aime pas Animal Collective.

J'avais pourtant vaguement survolé trois de leurs albums depuis Here Comes The Indian sans y trouver la moindre satisfaction. Il était donc logique d'ignorer Strawberry Jam en 2007. Ma curiosité m'avait cependant jouée un mauvais tour cette même année en me laissant jeter un coup d'oeil à Panda Bear, un projet de Noah Lennox, un des membres d'Animal Collective. Vous l'avez deviné : le constat était le même (voire pire) que pour son grand frère.

Et voilà qu'en ce début d'année, notre collectif animal nous sort un neuvième album en pas plus d'années, accompagné de sa fameuse pochette qui fait mal aux yeux. Sans surprise, Pitchfork leur donne un gentil 9.6/10. Le petit chouchou de la classe a encore eu la meilleure note. Ca m'étonnerait pas que son papa couche avec la maîtresse.

Mais alors qu'elle avait été discrète pour les précédents, la blogosphère est cette fois tout en émoi à l'écoute de Merriweather Post Pavilion. Que se passe-t-il ? Y aurait-il une véritable révolution ou bien le papa aurait-il couché avec tous les blogueurs ? Cette histoire devient donc embêtante pour moi car je ne comptait pas écouter cet album. Mais c'est plus fort que moi, ma curiosité est trop grande : je me sacrifie. Et pour être sûr de ne pas me laisser tromper par un premier sentiment, j'ai écouté cet album de très nombreuses fois ces dernières semaines. Masochiste ?

Ca démarre plutôt bien avec In The Flowers dont les premières minutes me font passer à Pink Floyd. Paraît-il que cet album est plus "accessible" que les précédents. Ce premier extrait le confirme en tout cas avec une chanson plus structurée qu'à l'habitude. Puis vient My Girls, plus rythmée, plus dansante, avec des instrumentations plus variées, plus expérimentales, mais tout en restant dans un périmètre modéré. Jusqu'ici, tout va (à peu près) bien.

Les deux chansons suivantes (Also Frightened et Summertime Clothes) n'atteignent pas des sommets mais passent pas trop mal. Mention moyenne. C'est en fait Daily Routine qui m'oblige à ressortir mes vieilles pensées. 5 minutes et 48 secondes d'ennui. On attend la fin ou on clique sur le bonton "Next" de son lecteur MP3. Heureusement suit Bluish, peut-être bien ma chanson préférée de l'album, qui possède notamment une mélodie intéressante.

La suite ne confirme cependant pas. Les quatre chansons suivantes représentent ce que je n'aime pas chez Animal Collective : cette volonté d'écrire des chansons sans véritable structure, trop expérimentales, au détriment de la mélodie et du plaisir d'écoute. Avec tous ces mélanges de sons bizarres et de rythmes, on obtient un genre de patchwork ou crumble musical qui ne me plait pas beaucoup. Avec Animal Collective, j'ai l'impression qu'on est arrivé à un niveau où ce n'est plus vraiment le plaisir ou la beauté qui nous séduit, mais plutôt la curiosité, l'expérimentation ou la découverte, de la même manière qu'il en est avec toute autre forme artistique en fait. Dans la forme artistique qu'est la musique, ce n'est pas forcément ce que je recherche en priorité.

Au final, après de nombreuses écoutes, je dois dire que, sans surprise, je n'ai pas été convaincu par Merriweather Post Pavilion. Certaines chansons sont assez bonnes mais, personnellement, je n'accroche vraiment pas à leur style même si j'arrive à comprendre que certains y trouve du génie. Je sais pas si vous me reprendrez à écouter un de leurs albums !

Note : 11/20

Audio :
[mp3] Animal Collective - Bluish (retiré)

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dimanche 22 février 2009

Islands @ Sidecar

>> Islands @ Sidecar, Barcelone, 21/02/2009

Les Espagnols n'ont définitivement pas de goût. Islands, l'un des groupes indie les plus talentueux de ces dernières années, jouait hier un concert à Barcelone dans une petite salle intime place Reial, le Sidecar. Contrairement à d'autres concerts, j'avais cette fois pris ma place près de 2 mois en avance, prévoyant que les tickets partiraient vite vu la petitesse de la salle. Le concert était programmé à 22h.

Arrivé sur les lieux un peu avant, on devait être pas plus de 5 paumés à attendre ce concert. Après avoir attendu un bon moment que plus de personnes arrivent, on était finalement pas plus de 50 dans cette minuscule salle quand le concert débuta aux alentours de 23h. A vrai dire, tant mieux ! Le concert sera ainsi encore plus intime, on sera pas serré et on y verra bien ! En bref, c'est un peu comme si on avait Islands qui jouait dans notre salon !

Première impression : je suis étonné qu'ils soient si jeunes ! Vu la maturité de leur musique, je m'attendais plutôt à voir des gars autour de la trentaine. Si je me souviens bien, le concert commenca avec Kids Don't Know Shit, puis ils ont enchaîné avec l'excellente The Arm immédiatement suivie de Creeper. A ce moment là, on se dit "merde le concert a commencé il y a 10 minutes et ils ont déjà joué les deux meilleures chansons de leur dernier album !". Heureusement, on se dit qu'il reste aussi un paquet de perles du premier album...

Le concert continue sur un ryhtme élevé et il est difficile de ne pas se laisser entraîner par les mélodies et les riffs détonants de leurs différents titres. C'est un véritable bonheur d'écouter en live ce groupe dont j'ai vraiment adoré les deux albums (surtout le premier). Malheureusement, c'est un bonheur assez court. Au bout d'une heure, ils quittent la scène.

Dans les cinquante paumés du public qui sont venus les voir, je me demande combien les connaissaient vraiment avant. Avec mes deux compagnons de concert, ne voyant pas de réaction, on se sent donc obligés de gueuler à tue-tête pour les faire revenir. Mission accomplie et Islands sont de retour. On continue sur notre lancée et on gueule maintenant "Volcanoes, Volcanoes !!" afin qu'ils jouent ce qui est l'un de leurs meilleurs titres, mis de côté jusque là. Le batteur nous l'accorde d'un petit signe et démarre la chanson. Yeah ! Joie de courte durée : après 30s secondes, le chanteur, dont ce n'est apparemment pas de son goût, arrête d'un coup la chanson et nous dit qu'il préfère jouer une nouvelle chanson. Bien dommage, d'autant plus que la nouvelle chanson n'avait rien d'extraordinaire.

Heureusement, la suite sera plus intéressante avec une reprise bien joliement choisie... Pour l'introduire, le chanteur nous annonce : "Nous allons maintenant jouer une reprise de Sébastien Tellier. Ce gars a terminé dernier à l'Eurovision." Divine fut l'un des meilleurs moment du concert avec le chanteur qui est descendu dans le public pour faire le con.

Deux chansons plus tard, c'était malheureusement déjà terminé et on avait eu droit ni à Humans, ni à Volcanoes. Au final, même si j'ai beaucoup aimé ce concert vu que je connais par coeur chacune des chansons d'Islands, je dois cependant dire que les Canadiens ont fourni le strict minimum de ce que j'attendais. Je retiendrais tout de même l'ambiance tranquille et intime du concert et la disponibilité des membres du groupes après le concert pour discuter autour d'une petite bière.

Audio :
[mp3] Islands - The Arm

Vidéo :
[youtube] Islands - Creeper (live)

samedi 21 février 2009

Travis @ Razzmatazz

>> Travis @ Razzmatazz, Barcelone, 12/02/2009
>> Première partie : The Alexandria Quartet


La semaine dernière était une semaine particulièrement chargée en concert pour les Barcelonais. Trois poids-lourds de la musique pop/rock jouaient en effet trois jours de suite dans la capitale Catalane : Travis, Oasis et les Kings Of Leon. Je me devais d'assister à au moins l'un d'eux. A vrai dire, voir Oasis dans une immense salle jouer leur moyen dernier album, c'était pas très encourageant. Mais quand je repense à mes années d'ado et à tous ces bons moments de Definitely Maybe et (What's the Story) Morning Glory, je me disais d'un autre côté que ca pourrait être sympa de voir ce groupe de branleurs presque légendaire (même si j'avais déjà vu l'ami Noël jouer en solo le Best Of d'Oasis à Londres). En fait, le choix n'a pas été compliqué : la prévision d'un weekend au ski fit qu'une seule solution restait possible : Travis. Pour Oasis, j'attendrais cet été et le FIB.

Travis est un de ces groupes que même ma grand-mère connaît. Eh oui, en France, Travis peut remercier RTL qui les avait fait connaître au début des années 2000 en utilisant la chanson Sing pour leur pub TV. En ce qui me concerne, j'avais survolé avec un intérêt modéré les 2ème (The Man Who) et 3ème (The Invisible Band) albums et, avec la perspective de ce concert, je m'étais penché sur leur dernier album, Ode To J. Smith. Autant dire que c'était sans grande conviction que j'allais à ce concert, d'autant plus qu'il avait lieu au Razzmatazz qui jouit d'une bien mauvaise réputation pour les concerts à cause d'un son pourri.

Juste le temps de voir la dernière chanson de The Alexandria Quartet, le groupe en première partie (dont je ne peux du coup pas vous dire grand chose...), puis les quatre gars de Travis entrent sur scène. Le concert démarre tranquillement puis au bout de 3 chansons, Fran Healy, le leader, a pris la parole avec son fort accent Ecossais pour nous souhaiter la bienvenue. C'est à partir de là que le concert commenca vraiment, Travis nous proposant un véritable Best Of de leur discographie, tout en jouant quelques titres du dernier album mais sans le mettre trop en avant.

Il faut avouer que la set list était vraiment très bien concoctée. Je ne pensais pas que Travis possédait autant de titres si accrocheurs et mélodiques qui font sauter et chanter des foules entières. J'ai également beaucoup apprécié la présence sur scène du chanteur qui avait souvent de bons mots à dire entre les chansons (ca change des "Hey, how are you doing?" de beaucoup de groupes) et qui transmettait une joie qui s'est propagée dans tout le public.

Le concert se concluait sur leur meilleure chanson, Why Does It Always Rain on Me?, dans une folie générale et on ressortait au final avec un grand sourire. Comme quoi on peut ne rien attendre d'un concert et en sortir plus que ravi. Travis est un groupe qui assure en live.

Vidéo :
[youtube] Travis - Why Does It Always Rain On Me?
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