mardi 10 novembre 2009

The xx @ Razzmatazz

>> The xx @ Razzmatazz, Barcelone, 9 novembre 2009
>> Première partie : Extraperlo


The xx ou Camera Obscura ? Il y a déjà assez peu de bons concerts à Barcelone mais ils arrivent quand même à nous en mettre deux le même jour ! Même si les deux groupes ont chacun sorti un très bon album cette année, mon choix était presque fait : ce serait Camera Obscura. C'était sans compter sur mes compagnons de concerts qui jouaient eux la carte de la "hype" et préféraient aller voir les Londoniens. Pas envie d'aller à un concert tout seul alors je décidai de les suivre. Après tout, The xx en concert, ça doit bien le faire aussi. Raté, c'était un mauvais choix.

En voyant arriver The xx sur scène, on a une première surprise : ils ne sont que trois. Apparemment, l'une des filles serait malade. Bon, d'accord, ils y peuvent rien mais était-ce une raison pour balancer le concert ? La prestation commence bien évidemment avec Intro qui est, il faut bien l'avouer, une parfaite introduction (si on omet la piètre qualité du son du Razzmatazz comme d'habitude). Puis les trois anglais enchaînent quelques chansons sans grande conviction, communiquant seulement deux fois avec le public pour nous informer que c'est leur premier concert en Espagne (ils peuvent dire ça dans tous les pays où ils passent de toute façon vu que c'est leur première tournée) et que c'est également le dernier de la tournée.

Cette deuxième déclaration avait pourtant de quoi exciter le public : cool, dernier concert de la tournée, ils nous ont préparé quelque chose de spécial ! Malheureusement non, c'était plutôt : dernier concert de la soirée, ils en ont tellement marre qu'ils vont faire le minimum syndical. En même temps, quand on sait que leur album s'écoute en pas plus de 40 minutes, il ne fallait pas s'attendre à les voir jouer pendant 3h30. OK, on le savait que ca serait court mais on aurait juste voulu plus d'envie, plus de persuasion car j'aurais pu passer presque la même soirée assis sur mon canapé à écouter leur album.

Après 40 minutes de concert, ils se sont cassés de scène pour ne jamais revenir, le public faisant pourtant tout son possible pour qu'ils réapparaissent. Après plusieurs minutes d'attente, tout le monde avait bien compris qu'il ne fallait pas en attendre plus. Ils s'étaient foutu de notre gueule jusqu'au bout. Et franchement, je le regrette car le concert avait de quoi être bon. Leur musique est assez prenante en live et on a tout de même eu quelques rares bons passages avec notamment une version rallongée de Infinity et une reprise réussie du tube Teardrops de Womack & Womack.

Pour couronner le tout, la première partie du concert n'avait pas été une très bonne entame avec le groupe Extraperlo qui se prenait pour les Vampire Weekend espagnols, le talent en moins.

Pendant ce temps là, Camera Obscura jouaient à l'Apolo...

dimanche 8 novembre 2009

Soirée de poche avec Kings of Convenience

Après la critique de leur sublime concert donné il y a deux jours à Barcelone, restons dans l'univers des Kings of Convenience avec cette charmante vidéo d'une soirée de poche à Paris.

Qu'est ce qu'une soirée de poche ? En voici la définition sur le site officiel : "Les Soirées de poche sont des concerts acoustiques et intimistes organisés par la Blogothèque dans des lieux privés." Après les concerts à emporter, voilà un délicieux nouveau concept. Je vous laisse déguster...

samedi 7 novembre 2009

Kings of Convenience @ Palau de la Música Catalana

>> Kings of Convenience @ Palau Música Catalana, Barcelone, 6 novembre 2009

Pratiquement un an et demi que je vis à Barcelone et je ne m'étais encore jamais rendu au magnifique Palais de la Musique Catalane. Autant vous dire que quand j'ai appris que Kings of Convenience venaient y jouer, je n'ai pas réfléchi longtemps pour me décider à prendre les tickets. Le duo Norvégien faisait étape pour la première fois dans la capitale catalane à l'occasion du Barcelona Jazz Festival (oui oui, vous avez bien lu 'Jazz'...).

J'imaginais Kings of Convenience comme un petit groupe indie connu par une poignée de personne ici à Barcelone, je fus donc surpris de voir une salle comble toute excitée à l'idée d'assister à ce concert. Il est vrai que la salle, conçue dans un style moderniste exubérant par l'architecte Lluís Domènech i Montaner, était le lieu idéal pour y voir Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe.

Le concert commença doucement avec trois chansons assez moyennes du dernier album, Declaration Of Dependence. "Toxic Girl", plus entraînante, s'ensuivit avant qu'ils ne reviennent sur le dernier album pour deux autres chansons. Jusqu'ici, tout va bien mais on attendait mieux. Et il ne fallait pas s'inquiéter car ça viendra ! Les deux norvégiens se réveillèrent et le concert était enfin lancé. Le fantasque Erlend Øye commenca à interagir avec le public avec un certain talent et une bonne note d'humour tandis qu'enfin, le duo piochait maintenant dans ses meilleures compositions.

Après "Homesick" et sa délicate mélodie jouée en pleine obscurité, Erlend Øye et Eirik Glambek furent rejoint par deux autres musiciens (un violoniste et un contrebassiste), ce qui donna une nouvelle dimension au concert avec des chansons qui devenaient plus rythmées. L'un des meilleurs moments restera sur "Know How" pendant laquelle la voix de Feist fut remplacée par les chœurs du public pour un très joli résultat. Les Kings of Convenience quittèrent la scène devant un public debout complètement conquis avant de revenir pour deux chansons : une reprise de "Always On My Mind" d'Elvis puis "I'd Rather Dance With You" pour finir.

On retiendra que le concert, parti sur des bases bien paisibles, n'a cessé de se bonifier au fil des chansons pour atteindre au final un très bon niveau. Je crois qu'on a tous passé un très bon moment !

mardi 3 novembre 2009

R.E.M. - This Is Not a Show

Seulement deux ans après leur premier album live R.E.M. Live, R.E.M. nous remettent ça avec un nouveau disque sorti le 27 octobre dernier : Live at The Olympia. Auraient-ils compris que sortir un album live est un bon moyen de se faire des thunes sans rien foutre ?

R.E.M. Live avait été enregistré à Dublin lors de leur tournée mondiale suite à la sortie de l'album Around The Sun et il faut croire qu'ils aiment bien la capitale Irlandaise puisque Live at The Olympia a non pas été enregistré à Paris mais bel et bien une nouvelle fois à Dublin.

En 2007, R.E.M. avaient en effet choisi cette ville comme résidence pendant 5 soirées de suite pour une expérience assez insolite : "tester" en live les chansons qui composeraient leur album sorti quelques mois plus tard, Accelerate. Live at The Olympia contient pas moins de 39 chansons sur 2 CDs tirées en grande partie du dernier album ainsi que des albums de leurs débuts. Bizarrement, on ne retrouve aucune chanson de leur deux albums les plus connus : Automatic For The People et Out Of Time.

Je n'ai pas écouté l'album donc je ne pourrai pas vous en dire grand chose. Cependant, il est a signaler que les 2 CDs sont accompagnés d'un DVD qui est l'objet de mon article : This Is Not a Show. Après avoir travaillé avec eux sur Ninetynights et sur le clip de "Supernatural Superserious", R.E.M. a de nouveau fait confiance au duo Vincent Moon / Jeremiah pour réaliser cette vidéo.

Depuis quelques années, Vincent Moon s'est fait un nom dans le milieu indie avec les fameux "Concerts à emporter" puis avec quelques collaborations prestigieuses (The National, Beirut, Arcade Fire, etc...). Bref, le gars a enchaîné et sa liste de groupes avec lesquels il a travaillé a de quoi rendre jaloux. Pour R.E.M., il n'a rien eu à faire puisque c'est Micheal Stipe "himself", séduit par son travail, qui l'a appelé pour collaborer.

En ce moment à Barcelone a lieu le In-Edit, un festival international de cinéma documentaire et musical. Vendredi, pour l'ouverture, This Is Not a Show était à l'affiche avec la présence de l'équipe du film. I was there.

Durant 56 minutes, Vincent Moon et Jeremiah nous plongent dans l'univers de ces 5 nuits à Dublin avec un style singulier, inhabituel et curieux à la fois. Des images uniquement en noir et blanc avec un contraste très fort, une instabilité permanente et des prises de vues surprenantes qui ne laissent apparaître qu'une partie de l'information. Le genre a de quoi perturber et pourrait déplaire à certains. Pour ma part, en tant que fan de R.E.M., j'ai trouvé le résultat plutôt bon et saisissant, le meilleur moment restant certainement sur la sublime chanson "Drive". Je recommande chaudement ! Le documentaire a été suivi d'une série de questions/réponses avec les réalisateurs qui nous ont vite fait comprendre qu'ils étaient surtout ici à Barcelone pour aller manger des tapas et boire de la sangria...

R.E.M. This Is Not a Show Trailer

dimanche 25 octobre 2009

Jamie T - Kings & Queens

C'était il y a exactement trois ans, jour pour jour. Ce soir là, j'allais assister à la première mondiale en concert du side-project (sans suite) de Damon Albarn : The Good, The Bad & The Queen, à la Roundhouse à Camden. Deux artistes avaient alors assuré la première partie : Young Tiger, 86 ans (mort quelques mois après), et Jamie T, 21 ans (toujours vivant).

Même s'il commençait à se faire connaître en Angleterre, Jamie T, de son vrai nom Jamie Alexander Treays, originaire de Wimbledon, m'était alors totalement inconnu mais plus pour très longtemps. Sa performance live et sa musique m'avait en effet plus qu'enthousiasmé.

Petite curiosité dans le paysage musical anglais où on a généralement droit à du rock ou de la pop, Jamie T a un style assez unique mêlant hip hip et rock pour un résultat explosif. Un style qui a très vite trouvé son public. En quelques mois Jamie T devenait le "one man Arctic Monkey" ou encore le "Lily Allen masculin" et enchaînait les succès : son premier album, "Panic Prevention", sorti début 2007, trustait la 4ème place des charts anglais, il fut nominé pour le Mercury Prize et remporta la récompense du "Best Solo Artist" au NME Awards devant, excusez du peu, Thom Yorke et Jarvis Cocker.

Plus de deux ans se sont depuis écoulés et Jamie T est aujourd'hui de retour avec un nouvel album, "Kings & Queen". Dès les premières minutes d'écoute, on comprend tout de suite que l'album possède bien la même veine que son précédent. Troisième chanson de l'album et premier single, "Sticks 'N' Roses" met tout le monde d'accord avec une rythmique rapide, quelques chœurs et un refrain plein d'énergie. La recette est bien là. Il faudra juste appréhender les chants "hiphopiens" pour ceux dont ce n'est pas vraiment le truc. Rassurez vous, c'est loin d'être mon truc et pourtant ça ne serait pas pareil sans...

L'album alterne chansons énergiques et balades avec des sons diversifiés mais une constante vitalité. "Kings & Queens" prend réellement son envol dans sa deuxième moitié avec une série d'excellent titres possédant chacun son caractère et sa particularité. Que dire en effet de ce "Castro Dies" ou encore de "Earth Wind & Fire", deux chansons vraiment étonnantes et remarquables.

Pas de doute, avec ce deuxième album, Jamie T s'est installé parmi les artistes anglais les plus talentueux de ces dernières années. Et il n'a que 23 ans...

Note : 15/20

dimanche 18 octobre 2009

The Thermals @ BeCool

>> The Thermals @ BeCool, Barcelone, 17 octobre 2009
>> Première partie : Telekinesis


Bien que repérés sur le calendrier des prochains concerts potentiellement intéressant à Barcelone, The Thermals ne faisaient pas parti de mon programme. Jusqu'à hier. Jusqu'à ce que je m'aperçoive qu'un groupe au drôle de nom de Telekinesis jouait en première partie. La veille, j'étais tombé sur un article les concernant qui révélait notamment que leur album était produit par Chris Walla de Death Cab For Cutie, un certain gage de qualité en ce qui me concerne. Une rapide écoute validée et il n'en fallait pas plus : le soir même j'irai au concert. Autant dire que j'arrivais un peu dans l'inconnu : un album de The Thermals vaguement écouté il y a 3 ans et quelques titres de Telekinesis découvert quelques heures avant.

En faisant commencer un concert à 21h un samedi soir en Espagne, il ne fallait pas s'attendre à voir beaucoup de monde. Et c'est en effet devant pas plus d'une quinzaine de personnes que Telekinesis démarre son set. "Hi, we're Telekinesis from Seattle, Washington". Aux commandes du groupe : Michael Benjamin Lerner, batteur et chanteur sur scène, a fait tout le boulot sur le premier album, "Telekinesis !".

Immédiatement, Telekinesis a énergisé l'ambiance et a fait se rapprocher les gars au bar qui regardaient ça de loin. Pas de doute : la power-pop des Américains a quelque chose de spécial. Rien de très nouveau ou d'exceptionnel mais une petite collection de titres séduisants, bien rythmés et dynamiques qui passent très bien en live. Et en plus, ils sont cools, décontractés et sur scène, ils se font plaisir comme des gamins de 15 ans avec un gros sourire. Jolie découverte.

La petite salle du BeCool s'est ensuite remplie pour l'arrivée sur scène de The Thermals : 2 gars, 1 filles, quelques possibilités. Comme Telekinesis, The Thermals ont eu à faire à Chris Walla qui avait mixé leur deuxième album, "Fuckin A", sorti en 2004. C'est cependant deux ans plus tard, avec "The Body, the Blood and the Machine" que la bande de Portland se fera connaître. Leur dernier album, "Now We Can See", est lui sorti en avril dernier sur le label Kill Rock Stars.

L'intensité était encore plus forte qu'avec Telekinesis. Les titres se sont enchaînés à une vitesse effrénée et ni le groupe, ni le public n'a eu le temps de respirer une seconde. Leur musique prend une autre dimension en live, on se croirait même par moments dans un concert punk du milieu des années 90. Difficile de ne pas se laisser tenter d'aller sauter comme un con devant la scène. De nombreux titres du dernier album dans la setlist, les Américains terminant notamment leur concert avec leur dernier single, "Now We Can See", et ses "ohéhohohouho" repris par toute la salle. The Thermals reviendront ensuite pour un rappel de deux chansons, histoire de tremper les derniers bouts de leur t-shirts qui ne l'étaient pas encore.

Audio :
Telekinesis - Coast Of Carolina [mp3]

samedi 17 octobre 2009

Saturday Night Live


Je viens de relire l'article du concert de José González que j'ai publié il y a quelques heures sur ce même blog. Je me suis aperçu qu'il était pas glorieux, je suis pas très fier de moi, j'étais certainement pas très inspiré, mais bon je vais pas le ré-écrire non plus, je suis bien trop flemmard pour ça. Dans le même temps, j'ai découvert ce sympathique petit lecteur audio du nom de Grooveshark à intégrer sur son propre site que j'avais déjà vu sur un autre blog. Pas mal du tout, je vais l'utiliser à chaque fois dorénavant.

J'avais tellement rien à faire cet après-midi que j'ai rien foutu.

C'est déjà la fin de la journée et maintenant j'écoute The Thermals et Telekinesis avant d'aller à leur concert ce soir. Je connaissais pas du tout Telekinesis mais du peu que j'ai écouté, ça me plaît. C'est produit par un gars des Death Cab en plus d'après ce que j'ai lu. On verra ce que ça donne en live...

Bref, tout ça pour dire que ces derniers mois (depuis début 2009 en fait), j'ai rarement trouvé le temps de m'occuper de ce blog. Tout comme j'ai rarement trouvé le temps de lire d'autres blogs. Je pensais que ça pouvait être du à peu de motivation et d'envie mais je ne crois pas que cela en soit le cas. Quand je vais à un concert ou que j'écoute de la musique, j'ai toujours cette envie d'en parler et de le faire partager.

Je pense en fait que la première raison est certainement le fait que j'ai autre chose à faire dans mon nouveau boulot. Beh oui parce qu'avant, je me demande bien si je passais pas plus de temps à glander sur internet qu'à travailler. Ça prend quand même un paquet de temps de suivre l'actualité de la blogosphère musicale et d'écrire des articles. Quand je vois d'autre blogs qui publient plusieurs articles de qualité chaque semaine, je suis assez admiratifs car c'est du travail.

Cet après-midi, je m'y suis remis un peu et ça fait pas de mal. Car j'aime lire les blogs et j'aime écrire. Alors je vais peut-être bien m'y remettre plus sérieusement à partir de maintenant : écrire plus d'articles, et pas seulement des reviews de concerts. En plus, la fin de l'année approche et les tops qui vont avec : c'est un peu la période d'excitation du blogueur musical sympa.

Après ces quelques réflexions, il est maintenant temps que je bouge. Je vous laisse avec le dernier single de The Thermals. A bientôt.