Seulement quelques mois après la sortie de leur très prometteur premier album, The Pains of Being Pure at Heart sont de retour avec Higher Than The Stars, un EP sorti fin septembre. Quatre nouvelles chansons plus un remix (et même 3 autres remixs si vous l'avez téléchargé sur iTunes) qui ne font que confirmer le talent des New-Yorkais, très bien positionnés cette année pour remporter la récompense du nom de groupe le plus nul.
Le style n'a pas vraiment changé, les chansons sont faites de mélodies indie pop mélancoliques avec une influence de groupes des années 80 que je ne connais pas (The Field Mice, paraît-il, jamais entendu parler). L'EP vaudrait le coup d'être acheté rien que pour une seule chanson, le titre éponyme de l'album : "Higher Than The Stars". Trois minutes quarante neuf de bonheur qui en font pour moi le meilleur titre du groupe sans hésitation possible. Les trois autres chansons tiennent plus que la route mais le deuxième meilleur moment de l'album est sur le fantastique remix de "Higher Than The Stars" par Saint Etienne. De 3:49, la chanson passe après un petit lissage à 6:47 et on ne s'en lasse pas.
"Higher Than The Stars" et son remix sont en écoute ci-dessous :
Déjà, quand on recherche "Girls" sur Internet, c'est pas gagné. Mais pour compliquer encore plus les choses, ils se sont dit qu'ils allaient appeler l'album "Album". Ils ont certainement pris conseil sur Women qui avaient appelé leur album... "Women" l'an dernier.
Quand bien même, cela ne les a pas empêché de se faire connaître, de faire partie de la "hype" et d'être aujourd'hui l'une des sensations de l'année. Aux commandes de ce groupe : un gars bizarre avec des cheveux longs, qui porte des t-shirts de Nirvana et Suede, ancien membre d'une secte à moitié hippie et qui nous vient de San Fransisco (oui, il prend de la drogue). Son nom : Christopher Owens, auteur, compositeur, leader et chanteur du groupe. Il fait tout mais il a quand même été aidé par son pote Chet Jr White pour la production.
Au fur et à mesure que l'on écoute l'album, ce qui interpelle est la diversité des chansons. On a tout simplement l'impression d'écouter une compilation de titres pop rock des Beachs Boys à nos jours. C'était en effet la volonté d'Owens : "on voulaitfaire un album qui représente toutes nos influences, un hommage à toute la musique qui nous a rendu heureux, ne voulant pas s’empêcher de partir dans tous les sens". Ça aurait pu mal finir. Mais non, le mélange a bel et bien marché et c'est au final un album inaccoutumé et saisissant que l'on obtient.
Le tout est servi par un chant tremblant et génial d'Owens ainsi que par un enregistrement un peu à l'arrache qui a son charme. Et que dire des paroles ? Je vous laisse celles de "Lust For Life" pour juger...
Oh I Wish I Had A Boyfriend I Wish I Had A Loving Man In My Life I Wish I Had A Father And Maybe Then I Woulda Turned Out Right But Now Im Just Crazy Im Totally Mad Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart Then I Could Make A Brand New Start In Love With You
Oh I Wish I Had A Sun Tan I Wish I Had A Pizza And A Bottle Of Wine I Wish I Had A Beach House Then We Could Make A Big Fire Every Night Instead Im Just Crazy Im Totally Mad Yeah Im Just Crazy Im Fucked In The Head
And Maybe If I Really Tried With All Of My Heart Then I Could Make A Brand New Start In Love With You
>> The xx @ Razzmatazz, Barcelone, 9 novembre 2009 >> Première partie : Extraperlo
The xx ou Camera Obscura ? Il y a déjà assez peu de bons concerts à Barcelone mais ils arrivent quand même à nous en mettre deux le même jour ! Même si les deux groupes ont chacun sorti un très bon album cette année, mon choix était presque fait : ce serait Camera Obscura. C'était sans compter sur mes compagnons de concerts qui jouaient eux la carte de la "hype" et préféraient aller voir les Londoniens. Pas envie d'aller à un concert tout seul alors je décidai de les suivre. Après tout, The xx en concert, ça doit bien le faire aussi. Raté, c'était un mauvais choix.
En voyant arriver The xx sur scène, on a une première surprise : ils ne sont que trois. Apparemment, l'une des filles serait malade. Bon, d'accord, ils y peuvent rien mais était-ce une raison pour balancer le concert ? La prestation commence bien évidemment avec Intro qui est, il faut bien l'avouer, une parfaite introduction (si on omet la piètre qualité du son du Razzmatazz comme d'habitude). Puis les trois anglais enchaînent quelques chansons sans grande conviction, communiquant seulement deux fois avec le public pour nous informer que c'est leur premier concert en Espagne (ils peuvent dire ça dans tous les pays où ils passent de toute façon vu que c'est leur première tournée) etque c'est également le dernier de la tournée.
Cette deuxième déclaration avait pourtant de quoi exciter le public : cool, dernier concert de la tournée, ils nous ont préparé quelque chose de spécial ! Malheureusement non, c'était plutôt : dernier concert de la soirée, ils en ont tellement marre qu'ils vont faire le minimum syndical. En même temps, quand on sait que leur album s'écoute en pas plus de 40 minutes, il ne fallait pas s'attendre à les voir jouer pendant 3h30. OK, on le savait que ca serait court mais on aurait juste voulu plus d'envie, plus de persuasion car j'aurais pu passer presque la même soirée assis sur mon canapé à écouter leur album.
Après 40 minutes de concert, ils se sont cassés de scène pour ne jamais revenir, le public faisant pourtant tout son possible pour qu'ils réapparaissent. Après plusieurs minutes d'attente, tout le monde avait bien compris qu'il ne fallait pas en attendre plus. Ils s'étaient foutu de notre gueule jusqu'au bout. Et franchement, je le regrette car le concert avait de quoi être bon. Leur musique est assez prenante en live et on a tout de même eu quelques rares bons passages avec notamment une version rallongée de Infinity et une reprise réussie du tube Teardrops de Womack & Womack.
Pour couronner le tout, la première partie du concert n'avait pas été une très bonne entame avec le groupe Extraperlo qui se prenait pour les Vampire Weekend espagnols, le talent en moins.
Pendant ce temps là, Camera Obscura jouaient à l'Apolo...
Après la critique de leur sublime concert donné il y a deux jours à Barcelone, restons dans l'univers des Kings of Convenience avec cette charmante vidéo d'une soirée de poche à Paris.
Qu'est ce qu'une soirée de poche ? En voici la définition sur le site officiel : "Les Soirées de poche sont des concerts acoustiques et intimistes organisés par la Blogothèque dans des lieux privés." Après les concerts à emporter, voilà un délicieux nouveau concept. Je vous laisse déguster...
>> Kings of Convenience @ Palau Música Catalana, Barcelone, 6 novembre 2009
Pratiquement un an et demi que je vis à Barcelone et je ne m'étais encore jamais rendu au magnifique Palais de la Musique Catalane. Autant vous dire que quand j'ai appris que Kings of Convenience venaient y jouer, je n'ai pas réfléchi longtemps pour me décider à prendre les tickets. Le duo Norvégien faisait étape pour la première fois dans la capitale catalane à l'occasion du Barcelona Jazz Festival (oui oui, vous avez bien lu 'Jazz'...).
J'imaginais Kings of Convenience comme un petit groupe indie connu par une poignée de personne ici à Barcelone, je fus donc surpris de voir une salle comble toute excitée à l'idée d'assister à ce concert. Il est vrai que la salle, conçue dans un style moderniste exubérant par l'architecte Lluís Domènech i Montaner, était le lieu idéal pour y voir Erlend Øye et Eirik Glambek Bøe.
Le concert commença doucement avec trois chansons assez moyennes du dernier album, Declaration Of Dependence. "Toxic Girl", plus entraînante, s'ensuivit avant qu'ils ne reviennent sur le dernier album pour deux autres chansons. Jusqu'ici, tout va bien mais on attendait mieux. Et il ne fallait pas s'inquiéter car ça viendra ! Les deux norvégiens se réveillèrent et le concert était enfin lancé. Le fantasque Erlend Øye commenca à interagir avec le public avec un certain talent et une bonne note d'humour tandis qu'enfin, le duo piochait maintenant dans ses meilleures compositions.
Après "Homesick" et sa délicate mélodie jouée en pleine obscurité, Erlend Øye et Eirik Glambek furent rejoint par deux autres musiciens (un violoniste et un contrebassiste), ce qui donna une nouvelle dimension au concert avec des chansons qui devenaient plus rythmées. L'un des meilleurs moments restera sur "Know How" pendant laquelle la voix de Feist fut remplacée par les chœurs du public pour un très joli résultat. Les Kings of Convenience quittèrent la scène devant un public debout complètement conquis avant de revenir pour deux chansons : une reprise de "Always On My Mind" d'Elvis puis "I'd Rather Dance With You" pour finir.
On retiendra que le concert, parti sur des bases bien paisibles, n'a cessé de se bonifier au fil des chansons pour atteindre au final un très bon niveau. Je crois qu'on a tous passé un très bon moment !
Seulement deux ans après leur premier album live R.E.M. Live, R.E.M. nous remettent ça avec un nouveau disque sorti le 27 octobre dernier : Live at The Olympia. Auraient-ils compris que sortir un album live est un bon moyen de se faire des thunes sans rien foutre ?
R.E.M. Live avait été enregistré à Dublin lors de leur tournée mondiale suite à la sortie de l'album Around The Sun et il faut croire qu'ils aiment bien la capitale Irlandaise puisque Live at The Olympia a non pas été enregistré à Paris mais bel et bien une nouvelle fois à Dublin.
En 2007, R.E.M. avaient en effet choisi cette ville comme résidence pendant 5 soirées de suite pour une expérience assez insolite : "tester" en live les chansons qui composeraient leur album sorti quelques mois plus tard, Accelerate. Live at The Olympia contient pas moins de 39 chansons sur 2 CDs tirées en grande partie du dernier album ainsi que des albums de leurs débuts. Bizarrement, on ne retrouve aucune chanson de leur deux albums les plus connus : Automatic For The People et Out Of Time.
Je n'ai pas écouté l'album donc je ne pourrai pas vous en dire grand chose. Cependant, il est a signaler que les 2 CDs sont accompagnés d'un DVD qui est l'objet de mon article : This Is Not a Show. Après avoir travaillé avec eux sur Ninetynights et sur le clip de "Supernatural Superserious", R.E.M. a de nouveau fait confiance au duo Vincent Moon / Jeremiah pour réaliser cette vidéo.
Depuis quelques années, Vincent Moon s'est fait un nom dans le milieu indie avec les fameux "Concerts à emporter" puis avec quelques collaborations prestigieuses (The National, Beirut, Arcade Fire, etc...). Bref, le gars a enchaîné et sa liste de groupes avec lesquels il a travaillé a de quoi rendre jaloux. Pour R.E.M., il n'a rien eu à faire puisque c'est Micheal Stipe "himself", séduit par son travail, qui l'a appelé pour collaborer.
En ce moment à Barcelone a lieu le In-Edit, un festival international de cinéma documentaire et musical. Vendredi, pour l'ouverture, This Is Not a Show était à l'affiche avec la présence de l'équipe du film. I was there.
Durant 56 minutes, Vincent Moon et Jeremiah nous plongent dans l'univers de ces 5 nuits à Dublin avec un style singulier, inhabituel et curieux à la fois. Des images uniquement en noir et blanc avec un contraste très fort, une instabilité permanente et des prises de vues surprenantes qui ne laissent apparaître qu'une partie de l'information. Le genre a de quoi perturber et pourrait déplaire à certains. Pour ma part, en tant que fan de R.E.M., j'ai trouvé le résultat plutôt bon et saisissant, le meilleur moment restant certainement sur la sublime chanson "Drive". Je recommande chaudement ! Le documentaire a été suivi d'une série de questions/réponses avec les réalisateurs qui nous ont vite fait comprendre qu'ils étaient surtout ici à Barcelone pour aller manger des tapas et boire de la sangria...
C'était il y a exactement trois ans, jour pour jour. Ce soir là, j'allais assister à la première mondiale en concert du side-project (sans suite) de Damon Albarn : The Good, The Bad & The Queen, à la Roundhouse à Camden. Deux artistes avaient alors assuré la première partie : Young Tiger, 86 ans (mort quelques mois après), et Jamie T, 21 ans (toujours vivant).
Même s'il commençait à se faire connaître en Angleterre, Jamie T, de son vrai nom Jamie Alexander Treays, originaire de Wimbledon, m'était alors totalement inconnu mais plus pour très longtemps. Sa performance live et sa musique m'avait en effet plus qu'enthousiasmé.
Petite curiosité dans le paysage musical anglais où on a généralement droit à du rock ou de la pop, Jamie T a un style assez unique mêlant hip hip et rock pour un résultat explosif. Un style qui a très vite trouvé son public. En quelques mois Jamie T devenait le "one man Arctic Monkey" ou encore le "Lily Allen masculin" et enchaînait les succès : son premier album, "Panic Prevention", sorti début 2007, trustait la 4ème place des charts anglais, il fut nominé pour le Mercury Prize et remporta la récompense du "Best Solo Artist" au NME Awards devant, excusez du peu, Thom Yorke et Jarvis Cocker.
Plus de deux ans se sont depuis écoulés et Jamie T est aujourd'hui de retour avec un nouvel album, "Kings & Queen". Dès les premières minutes d'écoute, on comprend tout de suite que l'album possède bien la même veine que son précédent. Troisième chanson de l'album et premier single, "Sticks 'N' Roses" met tout le monde d'accord avec une rythmique rapide, quelques chœurs et un refrain plein d'énergie. La recette est bien là. Il faudra juste appréhender les chants "hiphopiens" pour ceux dont ce n'est pas vraiment le truc. Rassurez vous, c'est loin d'être mon truc et pourtant ça ne serait pas pareil sans...
L'album alterne chansons énergiques et balades avec des sons diversifiés mais une constante vitalité. "Kings & Queens" prend réellement son envol dans sa deuxième moitié avec une série d'excellent titres possédant chacun son caractère et sa particularité. Que dire en effet de ce "Castro Dies" ou encore de "Earth Wind & Fire", deux chansons vraiment étonnantes et remarquables.
Pas de doute, avec ce deuxième album, Jamie T s'est installé parmi les artistes anglais les plus talentueux de ces dernières années. Et il n'a que 23 ans...
I Have No Idea What You Are Talking About (ou IHNIWYATA ou encore INIWATA pour les intimes) est un blog musical. Les fichiers MP3 présents sur ce site sont destinés à faire découvrir des artistes et des chansons dans une volonté de promouvoir la musique. Achetez les disques et allez aux concerts ! Si vous êtes un ayant-droit et que vous vous opposez à cette démarche, contactez-moi et les fichiers seront immédiatement retirés.